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Emploi, salaires, industrie, services publics : un 12 décembre de grève et de convergence des luttes !

Dissolution, censure du gouvernement… Si le pays est en pleine instabilité politique et institutionnelle, Emmanuel Macron, lui ne dévie pas d’un iota de sa politique antisociale de casse du travail, de nos services publics et de l’industrie au seul service des intérêts de celles et ceux qui ont déjà tout. Le monde du travail continue pourtant d’exprimer des revendications simples : de meilleurs salaires, de meilleures pensions, du travail pour tous et toutes et le développement de l’activité économique pour répondre aux besoins sans détruire l’environnement !

Pour nos organisations syndicales, c’est maintenant qu’il faut mettre la pression pour gagner des avancées ! C’est maintenant qu’il faut batailler, se mettre en grève, et faire converger nos luttes !

Industrie : argent public, profits records et casse de l’emploi !

Les plans de licenciement se multiplient dans tous les secteurs industriels, alors même que les aides publiques coulent à flot dans les entreprises, et que nous avons plus que jamais besoin d’une industrie forte pour préparer l’avenir ! Aucune usine, aucun sous-traitant ou équipementier ne doit fermer ! Nous demandons la répartition du travail dans la branche, des embauches en CDI et une véritable politique industrielle.

Services publics sacrifiés, fonctionnaires maltraités : il est urgent de bouger !

Plus de 200 000 personnes se sont mobilisées le 5 décembre dans le pays. Pourtant, les revendications n’ont toujours pas été entendues : suppression des jours de carence, maintien de l’indemnisation des jours d’arrêt maladie, maintien de la GIPA, hausse des rémunérations et créations d’emplois ! Il en va de la survie de nos services publics, et de la vie des agents qui les font fonctionner !

Dans le secteur ferroviaire aussi, la bataille pour l’intérêt général, la défense du service public SNCF monte d’un cran. Contre la privatisation, contre la liquidation du fret SNCF, pour la modernisation du système ferroviaire, les cheminot·es appellent à la grève reconductible à partir du 12 décembre !

Dans l’enseignement supérieur, on souffre aussi d’un désinvestissement chronique des pouvoirs publics. De ce fait, les universités de Rennes et Rennes 2 sont toutes deux en déficit. Conséquences : suppression de postes, baisses de places disponibles, dégradation des bâtiments.. A l’appel de nos organisations syndicales, personnels et étudiant·es seront mobilisé·es à partir du 12 décembre contre l’austérité, contre la dégradation des conditions d’études et d’enseignement, pour un plan massif d’investissement dans l'enseignement supérieur.

La CGT, FSU, Solidaires, FO, Union Pirate  appelle à faire du 12 décembre une grande convergence des mobilisations pour gagner sur nos revendications !

Manifestation départ Esplanade Charles de Gaulle, jeudi 12 décembre à 14h

Modalités de mobilisation dans les autres localités du département à venir. 

 

Communiqué IS 12 décembre V1_241210_121837

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Le 13 octobre, mobilisons-nous contre l’austérité, pour les salaires, les retraites et l’égalité femmes- hommes !

 Manifestation à Rennes le 13 octobre 2023 11h place de Bretagne

En cette rentrée sociale, le pouvoir d’achat et l’augmentation des salaires, des pensions et des minimas sociaux sont toujours des revendications prioritaires pour le monde du travail.

 

La colère contre la réforme des retraites est intacte et des milliers de travailleurs et travailleuses seront pénalisé·es par son application à marche forcée qui a débuté le 1er septembre. Pour nos organisations, il n’est pas question de tourner la page et la revendication d’abrogation de la loi Macron sur les retraites demeure plus que jamais d’actualité. Nous réaffirmons notre opposition à la retraite à 64 ans. Nous continuons à exiger la prise en compte des propositions communes faites par nos organisations pour pérenniser et améliorer notre système de répartition pour plus de justice sociale.

 

Alors que les profits explosent dans la plupart des grandes entreprises, plus que jamais un meilleur partage de la richesse produite est impératif. Des mesures ponctuelles et majoritairement financées par l’État sont insuffisantes pour répondre à l’inflation et l’augmentation des coûts tels que l’énergie, l’alimentation, le logement… Nos organisations réaffirment ensemble que ce sujet nécessite une augmentation du SMIC et des politiques salariales dans les branches, les entreprises et la Fonction publique. Nous appelons les employeurs à ouvrir des négociations à tous les niveaux. Cette meilleure répartition des richesses au profit des salarié· es constitue également un levier puissant d’action pour la lutte contre les inégalités, notamment entre les femmes et les hommes.

 

Cette année encore, l’été a mis en lumière les conséquences dramatiques du changement climatique et la nécessité d’engager une transition écologique socialement juste. Nous sommes toutes et tous concernés. Les impacts de cette transition écologique juste sont multiples et concernent à la fois les activités, les conditions de travail, les métiers, les emplois, les qualifications et les compétences. Pour répondre à ce défi majeur, il faut dès aujourd’hui apporter des solutions immédiates, anticiper les impacts et préparer les investissements nécessaires, sécuriser l’emploi des travailleuses et travailleurs et les associer aux choix qui les concernent. Au lieu de cela la fragilisation de l’industrie continue sous la pression des actionnaires.

 

Le projet de loi de finances (PLF) et le projet de loi de finances de la sécurité sociale (PLFSS) en cours de préparation doivent être à la hauteur des enjeux de la période et de demain. Pour nos organisations ces projets doivent être porteurs de justice sociale. Dans ce cadre, la conditionnalité des 150 à 200 milliards annuels d’aides aux entreprises doit être débattue. Le PLF et le PLFSS doivent renforcer nos services publics, à commencer par l’hôpital, l’école, l’enseignement supérieur et la recherche...

 

Les négociations nationales qui vont se tenir, notamment en matière de retraites complémentaires et d’assurance chômage, dans les mois à venir seront capitales pour créer et renforcer les droits sociaux des travailleur· euses. Nos organisations réaffirment la nécessité de répondre aux aspirations démocratiques des travailleurs et travailleuses pour une meilleure représentation collective en revenant sur les ordonnances travail et la loi de transformation de la fonction publique.

 

L’ensemble de ces sujets sont partagés à l’échelle européenne. Nos organisations, avec le mouvement syndical européen, sont mobilisées pour la solidarité, la transition écologique juste et contre les politiques d’austérité.

 

Nos organisations appellent à une journée de mobilisations et de manifestations le vendredi 13 octobre 2023 pour l’abrogation de la loi Macron sur les retraites, contre l’austérité et pour l’augmentation des salaires, des pensions, des bourses étudiantes et l’égalité femme-homme.

 

Rennes, le 11 septembre 2023

 Manifestation à Rennes le 13 octobre 2023 11h place de Bretagne

à St Malo  11h Médiathèque

(Modalités à venir pour les autres localités)

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Marche unitaire le 23 septembre 2023 Uni·es contre les violences policières, le racisme systémique et pour les libertés publiques

Marche unitaire le 23 septembre 2023

Uni·es contre les violences policières, le racisme systémique et pour les libertés publiques


RENNES · 14H · CHARLES DE GAULLE


Le meurtre de Nahel, tué par un policier à bout portant le 27 juin 2023 à Nanterre, a mis de nouveau la lumière sur ce qui doit cesser : le racisme systémique, les violences policières, et les inégalités sociales que creuse la politique de Macron. Une politique néolibérale imposée par des méthodes autoritaires, des lois sécuritaires et une doctrine du maintien de l’ordre décriée jusque dans les plus grandes instances internationales. Une politique régressive qui fait le lit de l’extrême- droite et piétine toujours plus nos libertés publiques, notre modèle social, notre avenir face à l’effondrement écologique.

En première ligne des victimes de ces choix politiques, les habitant·es, et notamment les jeunes des quartiers populaires et des territoires ultramarins, qui subissent de plein fouet l’aggravation de toutes les inégalités sociales dans un contexte économique d’inflation, de hausse des loyers, des prix de l’énergie et de politiques d'urbanisme brutales. Les réformes de la Macronie accentuent la pauvreté en durcissant notamment l’accès aux prestations sociales. La scandaleuse réforme de l’assurance chômage en est un exemple significatif alors que la précarité au travail augmente.

Les révoltes dans les quartiers populaires ne peuvent s’analyser que dans ce contexte global. Les habitant·es de ces quartiers, et notamment les mères isolées, pallient bien souvent seul·es les carences de services publics dont la destruction s’accélère de jour en jour.

A côté de cela, de nombreuses violences sont perpétrées contre les populations : délocalisation et destruction de l’emploi, évasion et fraude fiscale, mode de vie des ultras riches écocidaire, supers profits des multinationales, modes de production hypers polluants responsables de la crise climatique. Et pour cela, l’État laisse faire ! De plus, les populations racisées et/ ou issues des classes sociales défavorisées, des quartiers populaires, des zones rurales et périurbaines appauvries, des territoires ultramarins sont victimes de violences institutionnelles et systémiques, notamment policières.

La politique répressive de l'État est encore renforcée par le dernier remaniement ministériel, qui a élargi les compétences du ministère de l’Intérieur à la ville, l'Outre-mer et la citoyenneté. La répression s’étend avec toujours plus d’intensité et de violences policières, d’interdictions de manifester, contre le mouvement social et écologiste, comme lors de la lutte contre la réforme des retraites rejetée par l'immense majorité des travailleur-ses et leurs syndicats et à Sainte-Soline. La liberté associative, directement et indirectement, est de plus en plus mise en cause.

Cette situation est d’autant plus inquiétante que l’institution policière paraît hors de contrôle du pouvoir politique. Des déclarations factieuses de certains syndicats de policiers suite au meurtre de Nahel aux déclarations du Directeur général de la police nationale et à celle du Préfet de police de Paris ainsi que le ministre de l’intérieur, c’est l’institution policière qui aujourd’hui remet en cause l’État de droit, plutôt que de mettre fin à l’impunité des auteurs de violences policières.

Nos organisations syndicales, associations, collectifs, comités de quartiers populaires, de victimes de violences policières et partis politiques se mobilisent ensemble dans la durée pour la convergence des justices antiraciste, sociale et écologique, féministes et pour que cessent les politiques sécuritaires et anti sociales.

La crise démocratique, sociale, politique que nous traversons est très grave.

Nous ne pouvons accepter qu’il y ait encore d’autres morts comme Nahel, ou d'autres blessé.es, victimes des violences policières.

Nous appelons à reprendre la rue samedi 23 septembre, à organiser des manifestations ou d’autres initiatives sur tout le territoire, pour faire front ensemble contre la répression des contestations sociales démocratiques et écologiques, pour la fin du racisme systémique, des violences policières, et pour la justice sociale climatique, féministe et les libertés publiques.

Nous exigeons des réponses immédiates et dans l’urgence :

  • abrogation de la loi de 2017 sur l’assouplissement des règles en matière d’usage des armes à feu par les forces de l’ordre ;
  • une réforme en profondeur de la police, de ses techniques d’intervention et de son armement ;
  • le remplacement de l’IGPN par un organisme indépendant de la hiérarchie policière et du pouvoir politique ;
  • la création d’un service dédié aux discriminations touchant la jeunesse au sein de l’autorité administrative présidée par le Défenseur des droits et le renforcement des moyens de lutte contre le racisme, y compris dans la police ;
  • un plan d’investissement public ambitieux dans les quartiers populaires et sur l’ensemble du territoire pour rétablir les services publics, le financement des associations et des centres sociaux

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JUSTICE POUR NAHEL, ensemble contre les violences et l’impunité policière ! Rassemblement Samedi 15 juillet 14h Rennes

Nos organisations appellent à rejoindre le rassemblement organisé ce samedi 15 juillet à 14h Esplanade Charles de Gaulle à Rennes à l'appel du collectif Justice et Vérité pour Babacar Gueye dans le cadre de l'appel national de la Coordination Nationale contre les violences policières du 15 juillet.


RASSEMBLEMENT SAMEDI 15 JUILLET
14H · ESPLANADE CH. DE GAULLE


Notre pays est en deuil et en colère. Le meurtre de Nahel tué par un policier à bout portant à Nanterre, a mis à nu les effets de décennies de politiques publiques discriminatoires et sécuritaires ciblant notamment les quartiers populaires et la jeunesse qui y grandit et particulièrement les personnes racisées et précarisées. L’escalade des violences est une impasse et doit cesser. La conception essentiellement répressive de la police, et l’évolution législative de 2017 sur l’usage des armes de service, aggravent ce que la population vit et subit que ce soit en termes de discriminations et de pratiques racistes.
Les tensions entre population et police viennent de loin et s’inscrivent dans une histoire marquée d’injustices, de préjugés, de violences, de discriminations, de sexisme… et d’un racisme systémique qui traverse l’ensemble de la société et qui n’est toujours pas éradiqué.

Les habitant·es des quartiers concernés et notamment les femmes pallient bien souvent seul·es les carences en termes de services publics. C’est bien la régression de ceux-ci, l’école, les lieux de partage et de culture, sportifs, la poste, les administrations etc. et le recul du soutien de l’État au tissu associatif qui ont largement contribué à marginaliser ces quartiers et des territoires entiers bien au-delà, particulièrement dans les Outre-mer.

L’abandon de ces populations de quartier est aggravé par le contexte économique d’appauvrissement, d’inflation, de hausse des loyers, des prix l’énergie et la réforme de l’assurance chômage. Les inégalités sociales touchent particulièrement les enfants et les mères isolées. C’est ce que montrent les révoltes qui ont secoué les quartiers populaires depuis quelques jours en réaction à la tragédie de Nanterre.

En plus de décennies de dérives d’une politique du maintien de l’ordre, de lois sécuritaires (loi sécurité globale, loi séparatisme…) et de mesures d’exception, nous assistons depuis quelques jours à des pressions du gouvernement pour mettre en place une justice expéditive. Le prononcé de mises en détention préventives systématiques avec des peines de plus en plus lourdes n’est pas acceptable !

L’urgence n’est pas celle de la répression qui ne fera que renforcer l’extrême-droite et fera reculer une fois de plus les droits et libertés.

L’apaisement durable n’est possible que si le gouvernement prend les mesures nécessaires pour répondre à l’urgence de la situation et aux exigences des populations concernées.

L’ONU a critiqué à plusieurs reprises les politiques sécuritaires et les problèmes institutionnels de racisme en France, en particulier dans les forces de l’ordre.

Ce sont les discriminations qui sont un poison toxique qui décrédibilise l’idée même d’égalité et sème le désespoir.

L’extrême droite en fait son lit pour diviser toujours davantage la société. Nous dénonçons l’appel à la guerre civile contre les quartiers populaires et la qualification des personnes qui en sont issues de « nuisibles » par des syndicats de policiers.

Nous condamnons la constitution d’une cagnotte de soutien au policier qui a tué Nahel à l’initiative d’un membre de l’extrême droite et l’absence de toute action du gouvernement, mettant ainsi de l’huile sur le feu.

Tout est à repenser et construire. Il faut partir de bases nouvelles, créer des espaces de discussions larges et tirer les leçons des erreurs des politiques publiques depuis des décennies, en respectant les histoires, parcours, cultures et singularités dont se nourrit notre aspiration collective à l’égalité. Il est plus que temps d’écouter et de prendre en compte les demandes des habitant·es des quartiers populaires et en particulier sa jeunesse !

La situation nécessite que le gouvernement prenne ses responsabilités et apporte des réponses immédiates pour sortir de l’affrontement :
– abrogation de la loi de 2017 sur l’assouplissement des règles en matière d’usage des armes à feu par les forces de l’ordre ;
– une réforme en profondeur de la police, de ses techniques d’intervention et de son armement ;
– le remplacement de l’IGPN par un organisme indépendant de la hiérarchie policière et du pouvoir politique ;
– la création d’un service dédié aux discriminations touchant la jeunesse au sein de l’autorité administrative présidée par le Défenseur des droits et le renforcement des moyens de lutte contre le racisme, y compris dans la police.

Rien ne peut cependant se faire sans un autre partage des richesses, sans lutter contre les inégalités sociales. Rien ne peut se faire sans la lutte contre la pauvreté et la précarité, aggravées par le dérèglement climatique, la hausse des loyers et des charges, et sans le renforcement des services publics et de l’éducation populaire. C’est à ces chantiers que le gouvernement devrait s’attaquer au lieu de mener des politiques publiques régressives qui font le lit de l’extrême droite.

Nos organisations syndicales, associations, collectifs, comités et partis politiques sont mobilisés pour le maintien des libertés publiques et individuelles.

Nous construirons ensemble les suites de ces mobilisations.

Signataires : UD CGT 35, FSU 35, Solidaires 35, FSE Rennes, Alternatiba Rennes, Attac 35, Soulèvements de la Terre Rennes, FI Rennes, GES 35, NPA Rennes, PG 35

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Bridor : abandon du projet d'usine à Liffré - Communiqué de presse

L'Union Syndicale Solidaires 35 se félicite de la décision prise par le Groupe Le Duff ce mardi 30 Mai par voie de presse de renoncer à son projet d'implantation d'usine industrielle de viennoiseries surgelées sur les terres bocagères de Sevailles à Liffré.

Les procédures administratives prévoyaient pourtant le démarrage des travaux d'implantation dès le deuxième trimestre 2022. Mais c'était sans compter sur la mobilisation collective. Depuis le début de la contestation du projet, Le collectif Bridor (COLERE, Soulèvements de la terre, Résistance Ecologique Rennes, ATTAC, Confédération Paysanne, Solidaires 35) n'a eu de cesse d'appuyer les manifestations contre ce projet. Les recours juridiques lancés ont permis de retarder le début des travaux et ont fini par épuiser le groupe Bridor qui souhaitait aller vite en besogne.

Pour rappel, Le Duff industries souhaitait accaparer une surface de 21 hectares sur une tête de bassin versant entre les forêts domaniales de Liffré et Rennes, tout près d'un des 10 sites Natura 2000 répertoriés sur le département d'Ille-et-Vilaine. Tout cela pour produire quotidiennement 615 tonnes de produits surgelés par jour en grosse majorité destinés à l'exportation via poids lourds (plus de 160 par jour) puis bateaux cargo pour ses clients à l'international.

Un projet prédateur sur la ressource en eau, bien commun (187 000 mètres cubes d'eau par an – soit la moitié de la consommation en eau des habitants de Liffré) ; un projet destructeur d'un bocage multi centenaire et d'une biodiversité riche d'espèces protégées avec plus d'un hectare de zones humides ; un projet pollueur, dégradant la qualité de l'air et augmentant les émissions de gaz à effet de serre (empreinte carbone évaluée à 685.235 tonnes CO2-éq, soit l'équivalent de 500 Airbus A330 faisant le tour du monde. Source 2017 de Bridor). Ce corridor écologique, véritable bretelle d'échanges faunistiques ne sera pas artificialisé comme le souhaitait l'appétit de l'agro industriel Le Duff.

Mais que pouvaient peser les 500 emplois promis par Bridor et prévus pour la troisième phase de développement du site autour de 2030 ? Intérêt économique versus intérêt général ! La collectivité en avait-elle réellement besoin ? Le taux de chômage de Liffré aujourd'hui est à 5,6 %, soit le plus bas de Bretagne. Le plein emploi donc ! Sur cette zone, près de 900 emplois sont à pourvoir sur le site pôle emploi. Le Duff industrie souffre aujourd'hui d'un manque d'attractivité. Il est facile de comprendre pourquoi : travail à la chaîne en heures décalées dans des zones de froid.

La marotte de l'emploi face au dérèglement climatique, aux alertes sécheresses à répétition et la destruction de notre environnement doit t'elle encore peser pour les projet de développement ? Faut-il préférer des emplois peu qualifiés sur des sites industriels ou former les jeunes pour rendre des services à la population ? Faut-il produire plus pour polluer toujours plus ou s'interroger sur l'emploi, le travail afin d'offrir aux générations futures une planète vivable ?

Environnemental, éthique, logique, économiquement durable, résilient, social et démocratique voici la base d'un projet de développement commun. Aucune de ces cases essentielles n'était cochée avec ce projet d'un autre temps. L'accaparement des ressources ne se fera pas à Liffré pour grossir le chiffre d'affaire d'une agro industrie de plus en plus prédatrice.

l'Union Syndicale Solidaires 35

Communique Presse Solidaires 35 Abandon Projet Bridor

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Contre l’extrême-droite et ses idées, en Ille-et-Vilaine comme ailleurs: Ripostons ensemble ! Défendons nos idéaux de démocratie et de justice sociale ! - Communiqué unitaire 35

Contre l’extrême-droite et ses idées, en Ille-et-Vilaine comme ailleurs:

Ripostons ensemble !

Défendons nos idéaux de démocratie et de justice sociale !

Depuis plusieurs semaines, nous constatons une recrudescence des activités de l’extrême-droite de plus en plus violente en Ille et Vilaine et dans tout le pays. En mars, des jeunes étudiant·es ont été agressé·es sur le campus de Rennes 1 alors qu’ils et elles décollaient les affiches xénophobes et racistes de l’Oriflamme, un groupuscule d’extrême-droite. Le 6 mai dernier, des militant·es de l’extrême-droite rennaise étaient présent·es à la manifestation néo-fasciste qui a rassemblé 400 individus dans les rues de Paris, la plupart masqués, brandissant des croix celtiques et hurlant des slogans ultra-nationalistes. Samedi 14 mai, c’est à Saint-Senoux, au sud de Rennes, que ce même groupuscule néo-fasciste a manifesté et lu un texte totalement homophobe et sexiste devant la médiathèque pour protester contre un atelier animé par des artistes drag-queens. La conseillère régionale Rassemblement National, Virginie d’Orsanne, était intervenue par voie de presse contre ce même atelier qui ne visait qu’à sensibiliser les jeunes aux discriminations de genre.

L’extrême-droite est bien en roue libre dans notre département ! A l’instar de ce qui se passe ailleurs (violence contre les maires de Saint-Brévin et de Callac qui devaient accueillir des migrant·es, menaces de mort contre les journalistes du Poher, agression violente à Lorient de 4 militant·es de Solidaires identifiables par leurs chasubles et menacé·es par une arme suite à la manifestation du 28 mars, propos racistes en pleine Assemblée Nationale…), elle sème la violence et la haine jusque dans les rues.

Les politiques gouvernementales – dont la catastrophique loi sur les retraites – subies par les salarié·es, les privé·es d’emploi, les retraité·es, les jeunes, les femmes, fournissent un terreau exploité par l’extrême-droite. Les politiques d’austérité, sous l’aiguillon des organisations patronales et plus particulièrement du MEDEF, génèrent une aggravation des inégalités sociales, de la précarité, de la pauvreté et des processus d’exclusion. Elles accroissent la désespérance sociale et peuvent pousser certain·es citoyen.ne.s dans les bras de l’extrême-droite. Incontestablement, les politiques autoritaires et attentatoires aux libertés nourrissent également l’extrême-droite.

Fidèle à nos valeurs antifascistes, nous ne laisserons pas l’extrême-droite distiller son discours de haine. Nous continuerons à lutter et à défendre nos idéaux de liberté, d’égalité, de justice, de laïcité, de fraternité et de solidarité. Nous continuerons à agir contre les discriminations de toutes sortes, contre le racisme, la xénophobie et toutes les exclusions.

à Rennes le 23 mai 2023

COMMUNIQUE UNITAIRE SYNDICAL ANTI EXTREME DROITE 35

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Mobilisation des salarié-es du Planning Familial 35

Communiqué de presse

 

Les salarié-es du Planning Familial 35 alertent sur leurs conditions de travail actuelles : manque de personnel, locaux inadaptés, salaires médiocres, surcharge de travail due à une augmentation des demandes, … avec des moyens insuffisants depuis des années.

Le planning familial exerce des missions de services publics en santé sexuelle et prévention des violences. Les besoins sont massifs : accès à la contraception et à l’IVG, éducation à la sexualité, formation des professionnel.les, accueil des mineur.es et non-assuré.es sociaux, santé des personnes LGBTQIA+, accompagnement des personnes victimes de violences sexistes et sexuelles. Ces missions sont délaissées par l’État et les collectivités territoriales. Les associations sont en première ligne avec des moyens largement insuffisants.

Actuellement et depuis trop longtemps :

● De nombreux appels téléphoniques n’aboutissent pas, les personnes évoquent souvent
des difficultés à nous joindre,
● Des personnes patientent plusieurs heures avant d’être reçues et d’autres ne peuvent l’être,

● Les demandes d’entretiens augmentent : à titre d’exemple, le nombre d’entretiens avec
des conseillères conjugales et familiales suite à des violences a été multiplié par 4 en 4
ans,

● Nous sommes dans l’incapacité de répondre aux demandes des établissements
concernant l’éducation à la sexualité qui est pourtant une obligation légale,

● L’équipe est touchée par un épuisement professionnel et un turn-over important.

La situation est particulièrement alarmante dans les autres centres de santé sexuelle du
département : des postes vacants, des heures d’ouverture très réduites, des délais de RDV trop
longs. Le Planning Familial doit répondre à des demandes venant de tout le département.

La lutte contre les violences et les inégalités est un enjeu majeur de santé publique. Elle exige
une formation spécialisée et de réelles compétences. Le Planning Familial détient une véritable
expertise sur les questions de genres et de sexualités. Nous revendiquons que le travail social et
féministe soit reconnu à sa juste valeur, à commencer par l’application du Ségur du
médico-social. Il est urgent de nous donner les moyens de mettre en œuvre les politiques
publiques en matière de santé sexuelle et de lutte contre les violences sexistes et sexuelles.

Nous avons adressé un courrier au Conseil Départemental 35 afin de demander une
réévaluation de nos subventions. Notre demande de rencontre est restée sans réponse à ce jour!

A l’occasion du 8 mars, journée internationale de lutte pour les droits des femmes, nous
appelons à un rassemblement devant le Conseil Départemental (Hôtel du département, 1
avenue de la Préfecture à Rennes) à 12h avant de rejoindre la manifestation féministe du 8 mars.

Contacts:
Marion CARDIET : 02.99.31.54.22 - Jeanne MAILLOT : 02.99.56.20.75
cse@planning-familial-35.fr

Communiqué de presse PF 35

 

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Projet d'usine Bridor à Liffré : Coup de bluff

En réponse à la montée en puissance de l’opposition locale, militante et citoyenne à son projet, Louis Le Duff menace d’investir aux USA, au Portugal et en Allemagne. Nous pourrions l’y encourager. Mais nous ne
sommes pas animé-e-s par le syndrôme de nimby (not in my back yard).

Notre opposition à ce projet définitivement du passé est globale pour des raisons écologiques et sociales. A l’heure où la COP27 a réaffirmé les accords de Paris et donc la nécessité de faire baisser drastiquement la production de gaz à effet de serre pour nous protéger d’un emballement du changement climatique, nous constatons que Louis Le Duff et les élu-e-s qui accompagnent son projet continuent à nier certaines évidences. Acceptez simplement de regarder vers l’avenir et de rompre avec ce type de projet pour éviter la catastrophe à venir.

Nous avons déjà dénoncé avec les autres organisations engagées les impacts environnementaux de la production de viennoiseries et pâtisseries industrielles congelées pour une exportation longue distance : destruction de zones humides et de biodiversité, gaspillage d’eau aux dépens des habitant-e-s, gaspillage faramineux d’énergie pour la surgélation et le transport...

Nous pourrions donc conseiller au groupe Le Duff d’aller installer ses usines au plus près des lieux de consommation, mais ce serait sans compter les impacts socio-économiques : la destruction d’emplois locaux car en Amérique et en Asie on n’a pas attendu le groupe Le Duff pour s’alimenter auprès d’acteurs de proximité. Quant aux emplois de l’usine Bridor, ici ou ailleurs, qui pourra trouver « attractif » de travailler dans le froid, aux cadences industrielles, pour fabriquer à la chaîne des produits standardisés ?

Le groupe Le Duff, et avec lui les élu-e-s, devrait s’interroger sur la difficulté chronique de recrutement de l’agro-alimentaire breton et méditer sur les scandales répétés d’exploitation de travailleurs et travailleuses étranger-e-s qui sont contraint-e-s d’accepter des conditions de travail dégradantes pour un bien maigre salaire. C’est ce modèle de misère qui désespère celles et ceux à la recherche d’un emploi digne, et sur les braises duquel l’extrême-droite n’hésite pas à souffler.

Faut-il rappeler ici encore la nécessité urgente de relocaliser l'alimentation tout en créant des emplois non délocalisables, socialement utiles et écologiquement responsables ?

C’est en toute cohérence avec les engagements socio-écologiques de notre union syndicale Solidaires 35 que nous réaffirmons clairement notre opposition au projet Bridor et notre soutien actif au mouvement citoyen destiné à le stopper.

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Réseau des Territoires Accueillants 35 : Solidaires défend les travailleurs et travailleuses sans-papiers

La deuxième conférence du réseau Territoires accueillants 35 dont Solidaires 35 est membre, s’est tenue samedi 22 octobre à Mordelles.

Intitulée « Emplois sous tension : et si la migration n’était pas un problème, mais une solution pour nos territoires ? », le thème de la journée mettait donc en parallèle la pénurie de main d’œuvre et le problème des autorisations de travail pour les personnes exilé.es, avec ou sans-papiers.

Très ouverte, cette conférence a rassemblé autour de tables rondes des représentant.es du patronat, travailleur.euse.s exilées, associations de soutien aux personnes exilées, syndicats, juristes et élu.es. Près de 200 personnes ont assisté à ces tables rondes.

Si Solidaires 35 participe à la conférence des Territoires accueillants 35, c’est pour défendre la cause des travailleurs et travailleuses exilé.es, avec ou sans-papiers.

Durant cette conférence a émergé l’idée de proposer un texte de loi permettant une expérimentation en Ille-et-Vilaine de l’autorisation du travail des personnes exilées indépendamment de leur statut et titre de séjour.

Pour Solidaires 35, il s’agissait défendre le droit au travail pour toutes et tous, avec ou sans-papiers. Il s’agit aussi de défendre le respect du droit du travail pour tou.te.s, quelque soit le statut.

Voir ci-dessous l’intervention du délégué départemental de Solidaires 35:

https://twitter.com/35Solidaires/status/1583931713444450304

Voir aussi: https://solidaires35.fr/regularisation-par-le-travail-la-mission-du-ministere-du-travail-transferee-au-ministere-de-linterieur/

Le Texte de l’intervention ci dessous:

 

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