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Mobilisons-nous le 28 mars pour la Journée de la terre, en solidarité avec le peuple palestinien !

Pour les Palestiniens, le jour de la terre symbolise la résistance continue contre l’expansion des colonies en Cisjordanie, contre les démolitions de maisons à Jérusalem Est, et pour le droit au retour des réfugiéEs. Ce jour du 50eme anniversaire marque l’attachement viscéral des PalestinienEs à leur sol et leur refus de l’expropriation territoriale.

Oui, la question palestinienne est une question syndicale, parce que les entreprises dans lesquelles nous travaillons, les universités que nous fréquentons sont parfois liées à l’économie israélienne. Et dans un contexte où les gouvernements ne prennent aucune sanction contre un pays qui bafoue toutes les règles internationales, commet un génocide, agit au-delà de toute morale, notre devoir est de faire pression depuis nos lieux de travail, de refuser que les travailleurs et les travailleuses participent, d’une quelconque manière que ce soit à ces violations du droit international.

Depuis octobre 2025, plus de 600 Palestiniens et Palestiniennes ont été tuées à Gaza : les bombardements israéliens restent quotidiens dans ce territoire palestinien occupé. Ces morts s’ajoutent aux plus de 70 000 personnes tuées et plus de 170 000 blessées depuis octobre 2023. La guerre destructrice menée par le gouvernement israélien n’est pas terminée : elle continue à plus bas bruit.

Le blocus de Gaza persiste et les obstacles logistiques à l’entrée de l’aide alimentaire, dénoncés par l’ONU, restent nombreux. Le terminal de Rafah est à nouveau fermé , après une ouverture brève sous domination militaire israélienne, qui n'a permis aux Gazaoui.es ni de circuler librement, ni aux réfugié.es qui le souhaitaient de revenir à Gaza..

Pourtant plus de 18 500 malades et blessées attendent toujours leur évacuation en urgence. La fermeture du territoire ralentit le déblaiement et la reconstruction : 90 % de la population vit au milieu des 68 millions de tonnes de gravats provoqués par les destructions. Pour deux millions de Gazaoui-es, les conditions d’existence, aggravées par les tempêtes hivernales, restent catastrophiques avec de la malnutrition et des campements précaires où l’accès à l’eau et à l’énergie est un défi de chaque instant. Plus de 60 % des enfants n’ont pas accès à l’éducation et le système de santé reste largement détruit, alors que les besoins de soins sont énormes.

En Cisjordanie, ce sont plus de 1 000 morts qui sont à déplorer. La colonisation se poursuit ouvertement, la terreur sur le terrain, avec les villages et les moyens de subsistance détruits, les agressions et assassinats perpétrés par des colons couverts par l’armée, se doublent désormais de décisions officielles du gouvernement israélien qui met en œuvre de nouvelles mesures foncières. En finançant l’achat de terres, en renforçant le contrôle israélien sur les Zones A et B et en imposant l’enregistrement foncier des transactions dans la Zone C, qui représente 60 % du territoire de la Cisjordanie, l’État israélien promeut une annexion officielle des territoires palestiniens. Ces mesures sont illégales au regard du droit international, contreviennent à l’avis de la Cour Internationale de Justice du 19 juillet 2024 et compromettent gravement toute perspective de paix juste et durable.

Sur le plan social, les conditions de vie des travailleurs et travailleuses· palestinien-nes s’aggravent : l’immense majorité est empêchée de travailler en Israël depuis le 7 octobre 2023 et des permis supplémentaires ont été mis en place entravant la mobilité. Dans le secteur public, les salaires sont amputés en raison des blocages des fonds dus à l’Autorité Palestinienne par le gouvernement israélien.

Dans ce contexte, les organisations syndicales palestiniennes nous appellent à faire pression depuis nos lieux de travail pour que cessent les collaborations des entreprises et des institutions françaises et européennes avec l’État israélien accusé de crimes de guerre et de génocide envers le peuple palestinien par de nombreuses organisations internationales. Nous refusons que les travailleurs et travailleuses soient rendus complices de la colonisation et de crimes de guerre.

Pour l’union syndicale Solidaires, le droit international doit être appliqué, et cela nécessite :

  • le droit au retour des réfugiés
  • la fin de la colonisation et la fin de l’occupation

  • la fin des politiques d’apartheid

  • De reconnaître l’illégalité de la construction du Mur de séparation (avis consultatif de la Cour Internationale de Justice) et du blocus inhumain sur Gaza depuis plus de 15 ans

Parce que notre syndicalisme est internationaliste, en Palestine, comme ailleurs, nous revendiquons le droit à l’autodétermination.

Solidaires 35 appelle à se mobiliser le samedi 28 mars, à l’occasion de la Journée de la terre pour la défense des droits du peuple palestinien et exiger un cessez-le-feu définitif et la fin du génocide et des sanctions contre Israël.

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Samedi 14 mars Mobilisons-nous contre le racisme, le fascisme et les violences d'Etat

NON au RACISME, NON aux FASCISTES, NON aux VIOLENCES D'ÉTAT, SOLIDARITÉ !


SAMEDI 14 MARS - UNITÉ

D’où que l’on vienne, où que l’on soit né.e, nous vivons ici, nous travaillons ici, nous étudions ici. Ensemble. De l’Ariège à Roubaix, de Grenoble à la Bretagne, de Marseille à la région parisienne, de Mamouzou à Ouvéa, ce sont nos quartiers, nos vallées, nos communes.

Nous ne voulons plus laisser ce pouvoir nous réduire à la misère et à la précarité, nous détruire et nous diviser, ouvrir la voie au fascisme. Nous décidons de nous unir, de résister, de riposter, et de construire la solidarité comme un moyen et comme un objectif. Chaque fois que l’on s’attaquera à l’un.e d’entre nous, nous nous lèverons ensemble. Chaque victoire des un.es ou des autres sera une victoire pour toutes et tous.


À la mémoire d’Aboubacar Cissé, malien, sans-papier, musulman, tué dans une mosquée, nous luttons contre l’islamophobie et la négrophobie.

À la mémoire de Djamel Bendjaballah, tué par un militant fasciste, nous nous opposons à la présence des fascistes dans nos quartiers.

À la mémoire d’El-Hacen Diarra, mauritanien, résident d’un foyer de travailleurs immigrés, tué par la police, nous exigeons vérité et justice pour tous les crimes policiers.

À la mémoire de Mamadou Garanké Diallo, guinéen, mort au large de Dunkerque en voulant traverser la Manche pour fuir une OQTF, nous revendiquons la régularisation des sans-papiers et la reconnaissance des mineur·es isolé·es.

À la mémoire de tou.tes nos frères et soeurs tué.e.s, violé.e.s, mutilé.e.s, blessé.e.s, déshumanisé.e.s par le racisme, la police et la gendarmerie, aux frontières, dans les lieux d’enfermement ou dans nos quartiers, faisons vivre partout la solidarité.

Dans chaque quartier, chaque commune, chaque lieu de travail et d'études, nous appelons à s’organiser dans l'unité pour :

  • se mobiliser dans chaque quartier et chaque commune pour faire obstacle aux rafles policières
  • barrer la route au RN et à Reconquête et à tous les groupes fascistes
  • s’opposer aux contrôles au faciès, aux armes et pratiques mortelles, et à la présomption de légitime défense pour la police
  • obtenir le retrait des lois islamophobes, à commencer par la loi séparatisme
  • exiger la régularisation des sans-papiers, la reconnaissance des mineur·es isolé·es, le renouvellement automatique des titres de séjour
  • ouvrir les guichets des préfectures et faire de la carte de 10 ans le titre de séjour de référence
  • abroger immédiatement la loi Darmanin et les circulaires Retailleau, fermer les Centres de Rétention Administrative (CRA)
  • imposer l’égalité des droits pour toutes et tous : logement, santé, retraite, école, travail
  • lutter contre la militarisation de la société et la marche vers la guerre
  • abolir le décret raciste Bienvenue en France qui augmente les frais d’inscription des étudiant.e.s étranger.e.s et restaurer les APL pour les étudiant.e.s étranger.e.s
  • refuser toutes les formes de racisme et affirmer la solidarité internationale avec tous les peuples qui résistent au racisme, au colonialisme et à l’impérialisme.
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MARCHE AUX FLAMBEAUX POUR LA PALESTINE ET POUR UN VRAI CESSEZ LE FEU A GAZA

Après plus de 2 ans de génocide à Gaza, l’accord pour le cessez-le-feu signé vendredi 10 octobre a permis la libération des otages israéliens et celle de 1978 prisonnier·es politiques palestinien·nes de Gaza et de Cisjordanie occupée détenu·es dans les prisons israéliennes.

Cet accord de cessez-le feu a depuis été largement rompu (plus de 1000 fois) par Israël qui a mené de nouveaux bombardements massifs sur Gaza (plus de 400 morts en 2 mois) tandis que les massacres et les exactions de l’armée israélienne et des colons en Cisjordanie se poursuivent impunément. Israël poursuit par ailleurs sa politique de colonisation et d’emprisonnement des militant(e)s Palestinien(ne)s.

Le « plan Trump » ignore le droit international : il ne prévoit pas la fin de l’occupation, de la colonisation, ni du régime d’apartheid, il ne dit rien des ordonnances ou des avis de la Cour Internationale de Justice (CIJ), ni de l’application des résolutions de l’ONU.

Nous manifesterons pour que :

- Les États prennent les mesures nécessaires pour contraindre Israël à un cessez-le feu permanent en Palestine mais aussi en Syrie et au Liban,

- Tous les militant(e)s palestinien(ne)s emprisonné(e)s soient libéré(e)s et qu’une commission internationale enquête sur les cas de tortures et d’assassinats dans les prisons Israéliennes (plus de 100 morts en 2 ans),

- Les États appliquent des sanctions économiques, politiques et diplomatiques contre Israël pour le contraindre à respecter le droit qu’il bafoue depuis sa création.

- La France, les États de l’Union Européenne doivent notamment suspendre l’accord d’association UE-Israël (une clause le prévoit en cas de non-respect des droits humains) et mettre fin à tout commerce d’armes avec Israël.

- La France, après avoir reconnu l’Etat palestinien doit proposer des moyens et des sanctions à l’encontre d’Israël pour imposer la création d’un Etat Palestinien, sans quoi ce positionnement risque fort de rester au stade de la seule déclaration d’intention.

Signataires : AFPS-Rennes, Attac-rennes, LDH, Association Tous pour la Syrie, La Libanaise, Union départementale Solidaires 35, Union Départementale CGT35, FSU 35 ; FSE-Rennes, Organisation Communiste de France, NPA l’Anticapitaliste ; MRJC 35 …

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Solidarité avec notre camarade Pierre C. attaqué par l’extrême droite ! On continue la mobilisation le 22 Janvier 2026 !

L'union syndicale Solidaires 35 apporte son soutien Pierre C., militant à la CGT, suite à une plainte pour diffamation de SOS Éducation, association proche de mouvement d'extrême droite Reconquête.

=> Signez la pétition : https://www.onparticipe.fr/p/buJihZ5s Je participe

=> En participant au financement de la défense par des dons. Les chèques sont à adresser à la CGT Educ’action 35 (31 boulevard du Portugal, 35200 Rennes) en précisant « soutien financier à la défense de Pierre C. ». En cas de relaxe, l’argent sera reversé pour servir la lutte contre les cas de répression syndicale.

Jeudi 1er février 2025, les organisations FSU35, CGT éduc'action35, CGT enseignement privé, SUD éducation 35, SUD rural et territoires et le Planning familial 35 sont intervenues lors d'une réunion publique de SOS éducation à Pacé pour exprimer leur colère et dénoncer les discours et les pratiques de l'association.

Nous n'avons pas perturbé une conférence sur la sexualité, mais bien une réunion menée par une association proche de l'extrême-droite qui lutte violemment contre l’Éducation à la sexualité dans les établissements scolaires.

SOS éducation est une association qui fait largement partie du périmètre de l'extrême-droite.  Nous avons déjà dénoncé la diffusion d'un tract transphobe dans les boîtes aux lettres des familles de Villeneuve d'Ascq. En réponse à Lille actu qui l'interrogeait sur ses activités, l'association SOS Éducation – prise la main dans sac – s'est hypocritement défendue de toute transphobie.

Par ailleurs, si cette association se défend de toute affiliation politique, il n'est guère plus difficile de confondre ce grotesque apolitisme de façade. Les liens de leur porte-parole Sophie Audugé avec l'extrême droite sont aujourd'hui démontrés. Ainsi, son nom figure noir sur blanc sur le programme du colloque organisé par « Parents Vigilants » au Sénat le 4 novembre dernier, pour traiter d'un prétendu « grand endoctrinement à l'école et à l'Université ». Sa présidente Sophie Audugé, a son rond de serviette sur Cnews, principal média qui véhicule les idées d'extrême-droite en France aujourd'hui.

Très proche du parti « Reconquête » dans les écoles et les établissements, « Parents Vigilants » était alors l'invitée de Stéphane Ravier. Le sénateur « Reconquête » des Bouches-du-Rhône lui a prêté les clés du Palais du Luxembourg le temps d'un après-midi. SOS Éducation n’a rien d’une association « apolitique » : elle a répondu à cette sulfureuse invitation, et a applaudi la conclusion de ce colloque par Marion Maréchal-Le Pen et par Eric Zemmour, partisan du Maréchal Pétain multi-condamné pour injures racistes et homophobes.

Ces associations mènent aujourd'hui un véritable travail de sape contre les enseignant.e.s qui ne font que leur travail y compris ici en Ille-et-Vilaine ou certaines écoles subissent les assauts de ces organisations.
Leurs pratiques sont extrêmement dangereuses pour nos collègues. En général, ce sont les cours ou activités prévues par ces enseignant·es qui sont visées : sorties scolaires, contenus des cours, ateliers et conférences organisées dans les établissements. Les thématiques visées sont toujours les mêmes : la lutte contre les LGBTIphobies, les droits des personnes migrantes, l’éducation à la vie sexuelle et affective.

Le mode opératoire est également bien identifié. Dénonciation sur les réseaux sociaux de tel cours ou telle activité, s’ensuit une campagne de harcèlement en ligne, allant parfois jusqu’à la publication du nom et de l’adresse d’enseignant·es visées, et parfois d’un rassemblement devant l’école ou l’établissement.
Face à la gravité des menaces, certains de nos collègues ont dû bénéficier d’une protection policière. Pour nos organisations, SOS éducation est le « marche pied » de cette stratégie.

Aujourd'hui, SOS éducation s'attaque à un syndicaliste en portant plainte pour diffamation : il s'agit clairement d'une procédure bâillon pour tenter de faire taire les oppositions antifascistes et émancipatrices. Nous ne céderons pas à ces menaces et procédures et continuerons le combat contre l'extrême droite et ses idées.

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Hénin-Beaumont : Rassemblement de soutien à Djelloul Khéris le 12 janvier

Nouvelle mobilisation en soutien à notre camarade Djelloul Khéris menacé de révocation par le maire RN de Hénin-Beaumont.

Steve Briois, maire RN d'Hénin-Beaumont depuis 2014, a initié une procédure disciplinaire à l'encontre de notre camarade Djelloul Khéris représentant du personnel et secrétaire de la section SUD Collectivités Territoriales Hénin-Beaumont (62).

En effet alors qu’il n’avait demandé « qu’une exclusion sans rémunération » de deux ans dans sa procédure initiale, grâce à un premier report du conseil de discipline, Steve Briois, demande finalement la révocation pure et simple de Djelloul.

La première mobilisation du 17 novembre a été une belle réussite (plus de 200 camarades présent.es) et a obtenu une très bonne visibilité médiatique. Elle n'est sans doute pas pour rien dans la nouvelle demande de report du conseil de discipline de la part de Briois, ni dans ses réactions à l'emporte pièce, que ce soit sur les réseaux ou en conseil municipal.

Il nous faut donc plus que jamais maintenir la pression et apporter tout le soutien possible à Djelloul et son syndicat dans ce combat.

Face à l’extrême droite et sa violence, nous devons faire front, ne pas leur céder un pouce de terrain.

Soyons encore plus nombreux·ses pour montrer notre solidarité et rappeler aux forces d’extrême droite qu’elles nous trouveront toujours sur leur chemin.

Toucher à l’un·e d’entre nous, c’est nous attaquer toutes et tous !

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Conférence "L'extrême droite et le fascisme israélien" avec P. Stambul (UJFP) : mercredi 14 janvier

Le Comité de vigilance antifa de Rennes 2 organise une conférence à la rentrée 2026 sur "L'extrême droite et le fascisme israélien" avec Pierre Stambul, membre de l'Union Juive Française pour la Paix (UJFP). 
 
La Conférence aura lieu le mercredi 14 janvier à 18h30, Amphi B8 (bâtiment B) à l'université de Rennes 2.
 
Comme l'an dernier, Solidaires 35 soutient ces initiatives et relaie sur ses réseaux.
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Bloquons Stérin et la « Nuit dite du Bien commun » !

Mercredi 19 novembre, Pierre-Edouard Stérin, milliardaire ne cachant pas son soutien à l’extrême droite, organise la nuit du bien commun dans la métropole rennaise. Derrière cette « soirée de levée de dons au service des associations de Bretagne se cache en réalité un projet de montée en puissance de l’extrême droite pour une prise du pouvoir par le RN aux prochaines élections.

Cet événement rentre dans le cadre du projet PERICLES, monté par P-E Stérin pour installer au pouvoir une alliance entre l’extrême droite et la droite libérale-conservatrice.

PERICLES ? Un sigle, symbole de l’extrême droite pour Patriotes, Enracinés, Résistants, Identitaires, Chrétiens, Libéraux, Européens, Souverainistes.

Ce projet remet en cause les droits des femmes, le droit à l’avortement, l’égalité entre les femmes et les hommes, les droits des personnes LGBTQIA+, l’accueil des personnes migrantes, la lutte contre le racisme et l’antisémitisme, la laïcité…

P-É. Stérin y investit 150 millions d’euros. C’est un ultra-libéral, exilé fiscal en Belgique qui n’a pas répondu à sa convocation devant la commission d’enquête de l’Assemblée nationale portant sur « l’organisation des élections en France ». Ainsi le Fonds du Bien Commun est fondé et financé par une personne milliardaire qui promeut la charité mais refuse l’impôt.

Pour Solidaires 35, les associations n’ont pas besoin de galas de charité organisées par de riches mécènes, mais au contraire de plus de justice fiscale et d’une juste répartition de l’impôt.

Pierre-Edouard Stérin et ces riches mécènes profitent sournoisement de la baisse des subventions publiques aux associations pour asseoir le projet de développement de l’extrême droite.

Ce n'est pas à Stérin et à ses mécènes de décider quelle association pourra vivre ou non. D’autant plus, qu’ils bénéficient d’un double effet gagnant : se donner une bonne image et payer moins d’impôt en défiscalisant leurs dons ! Cette soirée n'a rien d'une soirée philanthropique, il s’agit bel et bien d’une opération d'optimisation fiscale !

Les associations subissent de plein fouet la baisse des subventions publiques qui va s’accentuer avec le budget austéritaire prévu par le gouvernement Lecornu.

Ainsi, en 2025, les budgets des collectivités territoriales, qui bénéficient en partie aux associations, ont été amputés de 2,2 milliards d’euros. En 2026, le gouvernement prévoit d’augmenter la saignée en retirant 5,3 milliards aux territoires, sans compter les coupes budgétaires de ministères comme celui de la culture. La charité ne peut pas remplacer la justice fiscale et sociale.

C’est pourquoi, nous affirmons que la « Nuit dite du Bien Commun » n’est pas la bienvenue à Rennes comme ailleurs et appelons à manifester
le mercredi 19 novembre à 18h place de la République à Rennes

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Appel à la manifestation contre l'islamophobie et le racisme, à Rennes le 11 mai

Le 25 avril, un homme de 22 ans, Aboubakar, a été poignardé à de multiples reprises et laissé agonisant sur son tapis de prière dans la mosquée de La Grand-Combe, dans le Midi. Immédiatement après avoir tué Aboubakar, son assaillant l’a filmé, en gros plan, tout en se répandant en horreurs sur l’islam et ses fidèles.

Ce crime n’est pas un fait divers. Ce n’est pas l’histoire d’un règlement de compte, ni une engueulade à la fin tragique. C’est l’histoire d’un pays où un homme décide d’en tuer un autre qu’il ne connaît pas, parce que celui-ci prie dans une mosquée. Parce qu’il est musulman.

Cette décision, au fond, le tueur ne l’a pas prise tout seul. Cet assassin vit en France, où des membres des gouvernements successifs n’ont eu de cesse d’alimenter l’islamophobie et des scores à deux chiffres du Rassemblement national.

Comment ne pas penser à l’obsession contre l’islam et l’immigration des Le Pen, Bardella, Retailleau, Valls, Darmanin à l’heure de veiller Aboubakar ?

Il n’y pas d’ambiguïté. Celui qui tue est responsable. Mais celui qui commet un crime raciste le commet toujours dans une ambiance qui le favorise. Comment ne pas penser à l’obsession contre l’islam et l’immigration des Le Pen, Bardella, Retailleau, Valls, Darmanin à l’heure de veiller Aboubakar ?

Son meurtre n’existe pas sans les législations qui, depuis 20 ans, stigmatisent et excluent les musulmans au nom d’une laïcité dévoyée. Il n’existe pas sans les perquisitions de milliers de foyers musulmans menées sous l’égide d’un président dit socialiste après les attentats de 2015. Il n’existe pas sans la loi sur le séparatisme, sans la dissolution des collectifs de luttes contre l’islamophobie. Il n’a pas lieu sans l’obsession médiatique autour de l’islam, des vulgaires plateaux de CNews aux intellectuels de cours raffinés qui sous couvert de lutter contre le fanatisme crachent quotidiennement leur haine des arabes et des noirs.

Il n’existe pas sans le silence coupable et gêné d’une partie de la gauche face aux expulsions d’imams, sans l’instrumentalisation de laïcité pour s’attaquer à l’Islam, sans le pseudo « contrat d’engagement républicain ». Il n’existe pas sans la répression qui touche celles et ceux qui ont l’outrecuidance de s’indigner devant le génocide que subit le peuple palestinien, qui ont la folle idée d’en nommer la cause, le colonialisme, et se retrouvent dans le viseur de l’antiterrorisme.

Les mêmes qui alimentent le climat islamophobe depuis des années feignent de s’émouvoir du sort d’Aboubakar. Ils n’ont pas porté les coups. Mais ils ont répandu l’islamophobie, rendu suspect chaque musulman, et défait les garde-fous.

Le terrible meurtre d’Aboubakar nous rappelle que l’islamophobie est aujourd’hui au cœur du développement du fascisme en France comme ailleurs. De Trump à Netanyahou, de Modi à Orbán, de Le Pen à l’AFD, la haine des musulmans cimente les stratégies impérialistes et réactionnaires. Il y a quelques mois, nous avons échappé de peu à la formation d’un gouvernement ouvertement d’extrême droite mais ce sursaut, nous le savons, est peut-être provisoire. Le pire reste à craindre.

Dans ce contexte, la question de l’islamophobie doit être au cœur de toute politique antiraciste, de toute tentative de défaire la progression du fascisme. Si les forces de notre camp ne parviennent pas à démanteler la progression de l’islamophobie au sein de l’État et de nos sociétés, à défaire les lois islamophobes comme la loi séparatisme, alors l’odieux meurtre d’Aboubakar pourrait n’être que le prologue à d’autres horreurs de masse.

Pour empêcher cela, pour rendre hommage à Aboubakar, et pour faire front contre toutes les formes de racisme, nous appelons à une grande marche le 11 mai 2025 à 15h place Charles de Gaulle à Rennes.

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Répression du mouvement contre la Réforme des retraites : Procès contre un policier mardi 29 avril

Répression du mouvement contre la Réforme des retraites : Deux syndicalistes de Solidaires ont porté plainte contre un policier.

Le samedi 11 mars 2023, à l’issue d’une importante journée de mobilisation contre la réforme des retraites, environ soixante-dix personnes se sont rassemblé-es rue d’Antrain dans une ambiance calme et conviviale, devant l’ancien cinéma « l’Arvor » pour apporter leur soutien à une cinquantaine d’autres manifestant-es qui occupaient cet ancien cinéma désaffecté. Arrivées progressivement aux alentours de 19h15, trois colonnes de la police se sont positionnées à quelques centaines de mètre au nord et au sud du rassemblement, le prenant ainsi en étau dans la rue d’Antrain. Peu de temps après, vers 19h30, la police a chargé sans sommation la foule prise au piège de part et d’autre entre ces deux dispositifs policier, empêchant de fait toute dispersion des manifestant-es, et a fait usage de violences injustifiées et brutales sur elles et eux en leur portant de nombreux coups de matraque, comme en témoigne une vidéo éloquente.

Deux plaintes déposées pour « violence par personne dépositaire de l’autorité publique » avec trois circonstances aggravantes.

Plusieurs manifestant-es ont été frappé.es et blessé.es ce soir-là. Parmi ces personnes : deux membres de Solidaires 35, respectivement syndiquées à SUD Collectivités Territoriales et SUD éducation, ont subi des coups extrêmement violents entraînant des contusions et blessures importantes. Un camarade a eu 2 jours d’ITT tandis qu’un autre a dû être emmené à l’hôpital pour une fracture au bras entraînant 45 jours d’ITT. Deux plaintes ont été déposées.

À la suite de ces plaintes, une enquête de l’Inspection Générale de la Police Nationale (IGPN) a été menée sous l’autorité du procureur de la République de Rennes : elle conclut que le policier auteur des coups n’aurait pas agi dans un cadre d’usage légitime de la force. Cette conclusion, si elle était confirmée par le jugement, mettrait en lumière la nature illégale des ordres qui ont été donnés aux policiers ce soir-là par la chaîne de commandement, placée sous l’autorité des services de la préfecture d’Ille-et-Vilaine. Si tel était le cas, cela légitimerait les nombreux témoignages de citoyen-nes dénonçant les trop réguliers usages des violences policières, et soutiendrait la conclusion que la répression brutale des manifestant-es serait bien souvent le but réel de ce qui est présenté comme du « maintien de l’ordre ».

Des violences policières de plus en plus systémiques

Pour notre union syndicale, c’est bien la politique pratiquée dans le cadre du maintien de l’ordre par la préfecture et ses conséquences systémiques sur l’institution policière qui sont en réalité l’objet de ce procès. Il apparaît en effet que la hiérarchie de ce policier le considère comme un « très bon élément » et ne voit rien à redire aux faits qui lui sont reprochés, ni aux ordres qui ont cadré son action. Son attitude, qui n’est pas un cas isolé, peut apparaître comme le symptôme d’un usage systémique de la force par les pouvoirs publics pour mater par la violence physique les citoyen-nes qui oseraient contester leur décisions politiques, notamment par des moyens légaux et pacifiques.

L’union syndicale Solidaires 35 condamne la répression brutale de ce rassemblement et le recours à la violence contre des citoyen.ne.s et militant.es mobilisé.es contre la réforme des retraites.

Nous considérons que le préfet a fait le choix d’un recours irraisonné à la force, et que les méthodes policières qui ont été employées sont totalement inacceptables.

Elles s’inscrivent dans une gestion de plus en plus répressive des manifestations en France. Au cours de ces dix dernières années, le nombre de manifestant-es gravement blessé-es n’a cessé d’augmenter. À titre d’exemple, les chercheur-euse-s Sébastian Roché et Laural Miller ont mené une étude comparative des deux mouvements sociaux contre les réformes des retraites de 2010 et de 2023 concluant à une hausse de 50 % des interpellations entre ces deux mouvements sociaux. Ce sont également au moins sept mutilations qui sont constatées dans la répression du mouvement contre la réforme des retraites de 2023, alors qu’aucune n’avait été relevée dans celui de 2010.

Des violences policières filmées qui doivent être condamnées

Nous ne pouvons ignorer que le procès de ce policier découle directement de la présence d’une vidéo accablante. Mais, pour une violence filmée qui aboutira peut-être à une condamnation, combien de violences policières réelles les pouvoirs publics refusent-ils de reconnaître ?

Les différents gouvernements qui se sont succédé ont largement encouragé une gestion policière ultra-répressive des manifestations et de la société civile ; cela favorise les violences arbitraires de la part de fonctionnaires qui se sentent de plus en plus autorisé-es à frapper aveuglément et arbitrairement, puisque il semble bien que leur institution les soutient dans ces pratiques.

Le monde du travail et les classes populaires en particulier subissent très régulièrement gaz et charges violentes des « forces de l’ordre » lors de manifestations sociales.

Solidaires 35, SUD collectivités territoriales 35 et SUD éducation 35 appellent à un rassemblement de soutien le mardi 29 avril à 12h30 devant la cité judiciaire à Rennes, jour où aura lieu le procès.

Nos organisations syndicales exigent que soit mis fin à toute répression policière des contestations sociales et citoyennes et que les auteur-rices de violence et leurs donneurs d’ordre soient poursuivi-es et condamné-es.

C’est un besoin démocratique fondamental : exigeons la fin des violences policières et militons pour la justice sociale et les libertés publiques !

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