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18 MAI 2021 : GRÈVE DE TOUS LES POSTIERS

Première vague de tract, premières visites communes CGT - SUD déjà effectuées ( Saint Malo, Fougères, Mordelles,...). Quelque soit notre secteur ou branche à La Poste, les orientations stratégiques démarrent mal, très mal. En 2021, on subit déjà de la précarité, du sous-effectif, du vol de temps de travail, du vol de rémunération, de congés et de cotisations IRCANTEC..... Il est temps de discuter entre collègues pour préparer la résistance à tous les projets de La Poste. Nous sommes heureux d'apprendre que le 18 mai est une date partagée par plusieurs départements et dans des intersyndicales. Grève nationale ? Chiche ! Il nous faut tous et toutes démarrer la riposte contre leur stratégie !

VOIR LE TRACT

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Personne n'est illégal parce que personne n'est inégal

Nous étions une centaine de manifestant.es devant le CRA samedi 24 avril pour dénoncer la construction d'une salle de vidéo-audiences au Centre de Rétention Administrative de Rennes.

Expérimentées pour les recours des demandes d'asile dès 2019, les audiences par visio-conférence se sont généralisées avec la crise sanitaire. Le droit des étranger.ère.s aura donc été un "laboratoire" pour la dématérialisation de la justice en France.

Ce que nous dénonçons, c'est la construction d'une salle de vidéo-audience qui normalise et installe dans la durée un outil qui devrait rester exceptionnel. Lors des audiences devant décider de la régularité de la rétention ou sa prolongation, la personne sans-papier "retenue" et son avocat.e ne seront plus au tribunal devant le juge mais par vidéo.

De très nombreuses organisations et des élu.es étaient présent.es, mais cela ne sera pas suffisant pour empêcher la mise en place de cette justice virtuelle.

Un projet d'Observatoire d'audiences est en cours d'élaboration afin de relever et prévenir les dysfonctionnements. Mais, nous devons poursuivre la mobilisation contre la dématérialisation de la justice et de l'ensemble de nos services publics.

Enfin, l'union syndicale Solidaires 35 rappelle qu'elle défend la fermeture des Centres de Rétention Administrative et la régularisation de tous les Sans-papiers. Nous dénonçons le traitement inhumain, épidémie ou pas, des centres de rétention et exigeons donc que ces structures soient fermées définitivement.

 

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Un 1er mai de résistance et de luttes dans la rue !

Le 1er mai prochain, journée internationale de lutte des travailleuses et des travailleurs, sera une nouvelle fois l’occasion pour des millions de personnes à travers le monde de se mobiliser et de manifester. Cette année 2021 s’inscrit dans un contexte de crise sanitaire sans précédent. Et les conséquences de cette crise sont catastrophiques pour une grande partie de la population… pendant que les capitalistes continuent de s’enrichir !

UN GOUVERNEMENT CONTRE LE MONDE DU TRAVAIL
La crise sanitaire liée à la pandémie mondiale de la Covid-19 a mis en lumière les choix désastreux opérés par les gouvernements successifs ces 20 dernières années dans la gestion de l’hôpital public.
Des dizaines et des dizaines de milliers de fermetures de lits font qu’aujourd’hui l’hôpital n’est plus en capacité de prendre en charge correctement les patient-es atteint-es gravement par le virus avec des conséquences sur tous les autres soins qui sont retardés. Le personnel est en épuisement physique et psychologique permanent. Et le gouvernement de continuer sa fuite en avant en programmant de nouvelles fermetures de lits voire des fermetures d’hôpitaux.
Le gouvernement a également choisi un nouvelle fois son camp pour répondre à la crise économique consécutive de la crise sanitaire : celui du grand patronat et ce « quoi qu’il en coûte » !!! L’Etat verse sans aucune contrepartie aux grandes entreprises pendant que des centaines d’autres ferment avec des milliers de salarié-es qui se retrouvent au chômage.
Dans le même temps, ce gouvernement fait le choix de construire une contre-réforme de l’assurance chômage qui va faire basculer des milliers de personnes dans la précarité dès le 1er juillet 2021. La mobilisation du 23 avril, journée de convergence pour l’abrogation de la réforme de l’assurance chômage a été portée notamment par l’Union syndicale Solidaires mais aussi par les occupant-
es des dizaines de lieux culturels dans tout le pays. Cette mobilisation pour défendre tout-es les « intermitemps du travail » (spectacle, saisonnier-es, contrats courts…) continue jusqu’à l’abrogation de cette loi scélérate.

LE DANGER DE L’EXTRÊME DROITE

Depuis 30 ans l’extrême droite et la dynastie de millionnaires Le Pen continuent de prospérer sur la misère sociale et les peurs. Et le gouvernement actuel fait la course sur sa droite, enchaînant les mesures liberticides, enfonçant toujours plus le pays vers un régime autoritaire, d’attaque incessante contre la population musulmane ou supposée l’être.

DES ALTERNATIVES EXISTENT
Solidaires portent des mesures d’urgence dans la période. Au-delà, l’indispensable reconversion écologique doit s’accompagner de nouveaux droits sociaux et d’un pouvoir supérieur des travailleuses et des travailleurs dans le contrôle et la finalité du travail. C’est en se mobilisant, en se regroupant, en se syndiquant que nous allons gagner.

Le 1er mai, soyons des milliers dans la rue pour affirmer notre résistance
à ce gouvernement, pour affirmer notre combat contre l’extrême droite, pour affirmer notre engagement à lutter pour un progrès social et écologique.

FAISONS DE CE 1ER MAI UNE FÊTE DES LUTTES !

NOS MESURES D’URGENCE :
• Brevets publics sur les vaccins et socialisation de l’industrie pharmaceutique
• Renforcement massif des services publics, dont la santé et l’éducation
• Interdictions des licenciements dans les entreprises qui font des profits
• Conditions sociales et écologiques des aides publiques aux entreprises
• SMIC à 1700 € Net, +400 € par mois pour toutes et tous dont les retraites et les minimas sociaux
• 18-25 ans : accès à tous les minimas sociaux
• Abrogation de la réforme chômage
• Contre le chômage : partage du travail avec 32 h hebdomadaires de référence sans perte de salaire ni flexibilité

https://solidaires.org/1er-mai-2021-c-est-dans-la-rue

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Le 23 Avril : Journée de convergence pour l’abrogation de la réforme de l’assurance chômage !

Journée de convergence pour l’abrogation de la réforme de l’assurance chômage !

À RENNES - RDV À 11H DEVANT LE TNB À L'APPEL DES OCCUPANT-E-S

https://www.facebook.com/events/316220626549902

Les occupations de lieux culturels se sont multipliées. Cela concerne aujourd’hui environ une centaine de lieux pour protester contre les difficultés spécifiques au monde de la culture, en particulier des intermittent.es, mais surtout pour exiger l’abrogation de la réforme de l’assurance chômage. La confirmation de la mise en place de cette réforme au 1er juillet va être une catastrophe pour plus d’un million de privé.es d’emplois qui vont voir leurs revenus fortement baisser. Des dizaines de milliers d’autres n’auront plus ou pas l’accès aux allocations chômage.

Dans ce contexte, l’Union syndicale Solidaires rejoint l’appel à faire du “vendredi de la colère” du 23 avril une journée de convergence pour l’abrogation de la réforme de l’assurance chômage, y compris par la grève, un préavis dans le secteur public sera déposé en ce sens.

Voir notre quatre pages "C’est le chômage et la précarité qu’il faut combattre pas les chômeurs·euses et les précaires !", notre tract et nos "visuels chômage"

https://solidaires.org/Journee-de-convergence-pour-l-abrogation-de-la-reforme-de-l-assurance-chomage

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Régularisation par le travail: la mission du ministère du Travail transférée au ministère de l'Intérieur

Depuis plusieurs années, de nombreuses préfectures exigeaient une promesse d'embauche pour les demandes de régularisation.

Bien que cela ne soit pas légal, les associations d’aide juridique aux personnes exilé.es avaient fini par intégrer cette exigence car les demandes de titres de séjour sans promesses d’embauche aboutissaient la plupart du temps à une Obligation de Quitter le Territoire Français (OQTF). Les promesses d’embauches et autorisations de travail relevaient de la DIRECCTE (Direction Régionale des Entreprises, de la Concurrence, de la Consommation, du Travail et de l'Emploi), et donc du ministère du travail. Ce qui entraînait des échanges parfois assez longs- entre les deux ministères, du Travail et de l’Intérieur.

Depuis le 1er avril, tout ça, c'est fini. La DIRECCTE n’existe plus. Elle a été remplacée par les DREETS (Directions Régionales de l’Économie, de l'Emploi, du Travail et des Solidarités). Simple changement de sigle ? Pas seulement. Cette transformation s’inscrit dans le contexte de la loi 4D -Décentralisation, Déconcentration, Différenciation, Décomplexification- qui prévoit de nouvelles économies budgétaires, la suppression d’emplois, et donc la réduction de la qualité des services. C’est aussi l’occasion d’augmenter l’emprise du ministère de l’Intérieur sur l’exercice de certaines missions.

Ainsi, depuis le 6 avril, ce n’est pas la DREETS, mais le ministère de l'Intérieur qui assure le suivi des travailleurs et travailleuses étranger.ères ! La mission du ministère du Travail a été transférée au ministère de l’Intérieur.

Désormais, les demandes d'autorisation de travail doivent s'effectuer par l'employeur et par voie numérique directement auprès des préfectures. Un téléservice a été mis en place. Comme le disait le secrétaire général de la préfecture d’Ille-et-Vilaine à une délégation du Collectif inter-organisations de soutien aux personnes exilées, mobilisé contre la dématérialisation des guichets de la préfecture : "le train de la dématérialisation est en marche et il ne s'arrêtera pas"...

Pour les travailleurs et travailleuses exilé.es, avec ou sans-papiers, c'est une difficulté supplémentaire vers la voie de la régularisation par le travail. Obtenir une promesse d'embauche d'une entreprise n'était pas chose aisée, l'ajout d'une démarche supplémentaire à faire par l'employeur.euse la rend encore plus compliquée.

Jusqu'à présent, les travailleurs et travailleuses exilé.es envoyaient le CERFA sous format papier à la DIRRECTE, qui prenait une décision en fonction du marché de l'emploi et de l'entreprise concernée. Ensuite, la préfecture suivait la décision ou non... Les associations d’aide juridique arrivaient encore un peu à avoir des échanges téléphoniques avec des agents pour discuter des dossiers, ou parfois, les personnes concernées ou les chef.fe.s d'entreprise pouvaient aller directement à la DIRECCTE pour demander où en était leur dossier...

Maintenant, la demande sera envoyée au ministère de l'Intérieur, qui décidera, probablement pas uniquement en fonction du marché de l'emploi, mais plus sûrement en fonction de la politique d'immigration. Sept plateformes interrégionales ont été créées pour gérer les demandes de l’ensemble du territoire. Ainsi, par exemple, les demandes d’autorisation de travail de l’Ille-et-Vilaine seront instruites par une plateforme située à Béthune ! Finis donc les appels et les visites sur place…

(voir la carte sur le lien suivant: https://www.ofii.fr/simplification-des-demarches-demande-dautorisation-de-travail-en-ligne-des-le-6-avril/)

Les démarches en ligne sont annoncées comme « nouvelle étape de la modernisation au bénéfice des étrangers ». Mais les fiches destinées aux employeurs et employeuses révèlent une tout autre réalité : le ministère de l'Intérieur transforme de fait les employeurs et employeuses en auxiliaires des préfectures, les incitant au "flicage". On peut y lire : « Vérifier qu’il détient un titre de séjour en cours de validité et que ce titre l’autorise à travailler. Cette vérification peut être faite auprès de votre préfecture (selon des modalités accessibles sur le site internet de la préfecture) ».

Ces fiches mettent clairement en avant les étrangers et étrangères ayant déjà un titre de séjour et n’évoquent que de manière très vague la possibilité de demander une autorisation de travail pour un travailleur ou une travailleuse sans-papier : « Certains documents de séjour nécessitent au préalable une autorisation de travail. » avec une petite case à cocher :autre situation de titre de séjour… Il n’y a pas de hasard, c’est volontaire et réfléchi.

Ce qui est sûr, c'est que la démarche est assez dissuasive pour les employeurs et employeuses, et ce n'est donc pas bon pour les sans-papiers...

Sources :

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