Fichage des Mineurs et Jeunes Majeurs Isolés Étrangers : une pratique infamante, discriminatoire, antirépublicaine que nous combattons ! Rassemblement mardi 12/01 à 12h

Appel unitaire intersyndical départemental 35 des Collectivités Territoriales, de l'Action Sociale, de la Santé et de l’Éducation Nationale avec le soutien des unions départementales : SUD CT 35, SDAS FO 35, SUD Santé-Social 35, GD SPS FO 35, SNUDI FO 35, SNFO LC 35, SUD Éducation 35, CNT 35, CGT Action Sociale, CGT Educ’Action 35, FSU 35, la participation des associations et individus solidaires des personnes réfugiées sans papiers.
Nous, Femmes et Hommes, salarié.e.s du public et du privé organisé.e.s syndicalement au sein des syndicats départementaux SUD CT 35, SDAS FO 35, SUD Santé-Social 35, GD SPS FO 35, SNUDI FO 35, SNFO LC 35, SUD Éducation 35, CNT 35, CGT Action Sociale, CGT Educ’Action 35, FSU 35 ………… travaillant au sein des collectivités territoriales, à l'Aide Sociale à l'Enfance (ASE), dans l'Education Nationale, dans le secteur Sanitaire, Social et Médico-social public et associatif, qui accompagnons, scolarisons, éduquons, soignons, protégeons les enfants, Mineurs Isolés Étrangers (MNA) et Jeunes Majeurs, sans aucun soutien parental sur le territoire. Ensemble, nous exigeons d'une même voix, l'abrogation des décrets attentatoires à la République Sociale que nous incarnons.
La montée des périls antidémocratiques s'aggrave avec un premier Décret datant du 30 janvier 2019. Il constitue une dérive remettant en cause l'accès de plein droit sans condition de nationalité à l 'ASE et à l’École Républicaine dans le respect du Code de l'Action Sociale et des Familles, du Code de l'Education Nationale et du Code de la Santé Publique.
L'État, par ce décret du 30 janvier 2019, a mis en place un fichier national biométrique des mineurs non accompagnés dit fichier « d’Appui à l'Évaluation de la Minorité » (AEM), avec prise d'empreintes, de photos d'identité et de données à caractère personnel à l'usage des préfectures.
La prérogative de l'évaluation de la minorité relève non pas des préfectures, mais de décisions judiciaires incombant au juge des tutelles et au parquet des mineurs, saisis par les départements.
Fichage des Mineurs et Jeunes Majeurs Isolés Étrangers
Une pratique infamante, discriminatoire, antirépublicaine que nous combattons !
NON au Contrôle Social de l'Exil
OUI à la Promotion Sociale de la Jeunesse
Notre intersyndicale départementale condamne sans ambiguïté la création d'un tel fichier
stigmatisant les enfants étrangers. Ce fichier porte atteinte aux droits de l'enfant en s'inscrivant
dans un contrôle social suspicieux qui rompt avec le respect de l'égale dignité de l'enfance.
Une nouvelle dérive antidémocratique a été encore franchie avec le nouveau décret du 23 juin
2020 qui conditionne l'obtention de la contribution financière de l'État à la signature d'une
Convention Conseil Départemental/Préfecture instituant l'utilisation systématique du fichier
AEM.
Il s'agit là d'un sordide chantage financier de l'État pour modifier les choix des politiques
d'accompagnement de l'ASE, qui sont pourtant des politiques relevant de la seule
responsabilité des Conseils Départementaux et de l'application intégrale du Code de l'Action
Sociale et des Familles.
Concrètement cela transformerait les travailleurs sociaux en agent de la préfecture, en exigeant
d'eux qu'ils conduisent à la préfecture les jeunes réfugiés avant toute mise à l'abri préalable, un
postulat de suspicion de leur minorité faisant courir aux jeunes concernés une reconduite à la
frontière à effet immédiat ou à l'occasion de leur majorité.
Tous les principes fondateurs républicains d'accès à la protection et à l'éducation se verraient
foulés aux pieds. Nos missions d'instruction et de protection de l'enfance seraient par là-même
dévoyées, l'éthique professionnelle et la déontologie de l'Education Nationale et du Travail
Social seraient réduites à néant.
Notre intersyndicale départementale appelle donc l'ensemble des agent·e·s, des salarié·e·s, des
professionnel·le.s du Travail Social, de la Santé, et de l’Éducation à la grève et à la manifestation :
Pour exiger :

  • L’abrogation des décrets sur le fichier AEM avec interdiction de son utilisation ;
  • Le droit à l'accompagnement socio-éducatif des Mineurs Non Accompagnés MNA dans
    le cadre exclusif de l'Aide Sociale à l'Enfance sans conditions ;
  • Le maintien et la sauvegarde de la scolarisation de tous les mineurs isolés étrangers et
    jeunes majeurs au sein du service public d’éducation ;
  • Le droit d'accès à l'éducation spécialisée des MNA vulnérables et aux établissements de
    soins ;
  • L'arrêt immédiat de toutes les OQTF Ordonnance à Quitter le Territoire Français et des
    reconduites à la frontière.
    Mardi 12 janvier 2021 à 12 heures
    Devant le Conseil Départemental 35 Préfecture de Beauregard
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Marche de solidarités acte 4 le 18 décembre

A l'occasion de la journée internationale des migrant.e.s, Solidaires 35 appelle à participer à l'Acte 4 des Sans-papiers.

Manifestation Vendredi 18 décembre à 18h Place de la République

avec le collectif des marcheurs et marcheuses Sans-papiers et le collectif Inter-Organisations de soutien aux personnes exilées.

Depuis le 30 mai dernier, les Sans-papiers et leurs soutiens se mobilisent pour réclamer la régularisation de tous les sans-papiers, la fermeture des CRA et des logements pour toutes et tous.

En septembre-octobre, ils ont été des centaines à marcher des 4 coins de la France vers Élysée, mais Macron a refusé de les recevoir alors qu'ils et elles ont été et sont encore très souvent en premier ligne dans la crise sanitaire par les métiers qu'ils et elles exercent.

Ce vendredi, soyons nombreuses et nombreux à leur côté pour une manifestation aux flambeaux au départ de République.

Tract-Acte 4- RENNES IO

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5ième commémoration pour Babacar Gueye - Samedi 5 décembre à 14h à Rennes

Ce samedi 5 décembre, Awa Gueye organise la 5ième commémoration en hommage à son frère Babacar Gueye tué par la police de Rennes le 3 décembre 2015 à 14h dans le quartier de Maurepas.

>> Toutes les informations sur l'événement facebook à partager ! <<

Elle appelle tous ses soutiens à venir commémorer la mémoire de son petit frère et à la soutenir dans sa lutte pour obtenir la Vérité et la Justice pour Babacar. Pour Babacar, mais aussi pour toutes les autres victimes de la police. Le même jour aura lieu la commémoration pour Zineb Redouane à Marseille, morte à la suite d'un tir de flashball en décembre 2018.

Le prénom de Babacar ne tombera pas dans l'oubli, ni celui d'Allan, de Maëva, d'Aboubacar, de Baptiste, de Zineb, de Gaye, d'Angelo, de Selom, de Matisse, de Mohamed, de Lamine... une liste bien trop longue pour tous les nommer.

Rassemblons-nous pour montrer notre soutien aux proches de Babacar mais aussi à tous les proches de victimes de crime d'état avec les familles et des victimes présentes. Rassemblons-nous pour dire que nous savons la vérité et que nous voulons des procès. Rassemblons-nous pour apporter de la force à toutes ses familles qui malgré le deuil continuent à lutter. 

Nous n'oublions pas les personnes tuées par la police, en prison, par les violences racistes et patriarcales, celles qui meurent sur leur parcours d'exil, celles qui sont harcelées, violentées, menacées, mutilées et blessées.

Awa remercie de tout son cœur encore une fois toutes les personnes, tous les soutiens qui la portent dans son combat, chaque soutien est important. Toutes les aides sont précieuses. Elle remercie toutes les personnes qui ont permis à d'organiser ce rassemblement.

 

INFOS PRATIQUES POUR LE RASSEMBLEMENT

Cette année, le cadre est particulier au vu du contexte sanitaire, il nous tient à coeur de prendre soin de nous <3

 

 

Les gestes barrières sont à respecter, du gel hydroalcoolique sera disponible et des masques seront en vente en prix libre en soutien à la lutte.

 

 

La lecture du décret n'indique pas une limitation en termes de kilomètres pour rejoindre un rassemblement déclaré. Néanmoins quelques conseils :

-> Munissez-vous de la déclaration en préfecture

-> De l'article 3 du décret n°2020-1310 du 29 octobre 2020 ( décret non modifié par le décret n°2020-1454 du 27 novembre 2020) que vous trouverez ici en page 2.

-> avant de partir : il est conseillé d'horodater votre attestation, c'est-à-dire, de prendre en photo votre attestation ou de la scanner et de l'envoyer à un tier par mail (ce qui va permettre de certifier l'heure et la date à laquelle elle a été faite).

Si malgré tout ça en cas de contrôle, vous êtes verbalisé, ne payer pas l'amende. Il sera plus facile pour vous de contester l'amende avec ses documents. Si c'est le cas, merci de nous le signaler en nous contactant via notre adresse mail (justicepourbabacar@gmail.com ou sur la page facebook). Le collectif sera présent pour vous et pour vous accompagner dans ses démarches. 

On vous conseille la lecture de la fiche "Nos droits" réalisé par la Ligue des Droits de l'Homme

On voulait aussi rappeler que la cagnotte est toujours en ligne : https://www.lepotcommun.fr/pot/15pqogdr

Pour terminer on vous laisse sur une interview d'Awa réalisé par Cases Rebelles qui revient à la fois sur la reconstitution des faits obtenus grâce à son acharnement le 27 septembre dernier, la nécessité des alliances qu'elle a construit et sa volonté de ne rien lâcher face aux institutions

http://www.cases-rebelles.org/en-tant-que-soeur-en-tant-que-mere-et-femme-noire-qui-lutte-depuis-longtemps-entretien-avec-awa-gueye/  

Le combat continue !

A samedi

Le Collectif Justice et Vérité pour Babacar Gueye

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Pour les emplois, les salaires et le progrès social ! Rassemblement le 5 décembre à 11h à RENNES ch de Gaulle

Convergence de crise sanitaire, économique, environnementale, sociale et menace obscurantiste… la France et le monde du travail font face à un péril inédit. Le syndicalisme et les revendications ne peuvent être confinés !

Les victimes de la crise, ce sont toutes celles et ceux qui sont exposé·es au virus, qui perdent leur emploi, qui voient leur pouvoir d’achat diminuer, qui basculent dans la précarité et la pauvreté. Ce sont particulièrement les femmes, les exilé·es mais aussi nos libertés fondamentales qui souffrent. Mais il existe aussi des profiteurs : ce sont ces entreprises, tout particulièrement les grands groupes, qui ont maintenu le versement de dividendes à leurs actionnaires (34 milliards pour le CAC40), profité des centaines de milliards d’aides débloqués sans contrepartie et multiplié dans le même temps les licenciements et suppressions d'emplois (60 000 dont 1/4 en France pour le CAC40)… L’État, actionnaire de certains grands groupes et pourvoyeur d’aides publiques, soutient cette fuite en avant en ne mettant en place aucun dispositif de conditionnalité et de contrôle en matière sociale et environnementale.

Le 5 décembre, dans le cadre de la journée de lutte contre le chômage et la précarité, les organisations syndicales d'Ille et Vilaine CGT, FO, FSU, Solidaires, Union Pirate, Solidaires Étudiant·es, FSE appellent à l’action et à la mobilisation du monde du travail.

Tous ensemble, salarié.es, privé.es d’emploi, précaires, retraité.es, jeunes exigeons des mesures concrètes et immédiates répondant aux besoins de chacun. Le simple report de l’entrée en vigueur du second volet de la réforme chômage ne règle pas la question de la non-indemnisation, des difficultés de recherche d’emploi et de la précarité !

Il y a urgence !

L’ensemble des privé·es d’emploi doivent être indemnisé.es, les minima sociaux revalorisés et les jeunes doivent y avoir accès, chômage partiel indemnisé à 100% et les jours de carence arrêt maladie supprimés. Les projets de réformes de l’assurance chômage et des retraites doivent être définitivement enterrés. Des négociations doivent s’ouvrir pour l’amélioration et la pérennisation de nos systèmes.

Le SMIC et tous les salaires, à commencer par ceux des « premier·es de corvée » doivent être immédiatement augmentés, notamment dans la santé, l’éducation, le social, le commerce, le nettoyage, le service à la personne, la logistique, les transports…

Toutes les aides allouées aux entreprises doivent servir à créer de l’emploi, à former des personnels pour l’hôpital par exemple, à améliorer les outils de production. Il faut repenser dans sa globalité notre système productif et nos modes de consommation, relocaliser les activités économiques et avoir une vraie politique industrielle pour un développement humain durable qui réponde aux enjeux environnementaux, renforcer nos services publics de santé, d’éducation, …

Pas question de profiter de la crise pour faire reculer les droits et les libertés et nous imposer une nouvelle cure d’austérité.

Si la situation sanitaire nous impose le masque, elle ne doit pas nous bâillonner ! 

RASSEMBLEMENT le samedi 05/12 à 11h RENNES pl Ch de Gaulle.

(dans le respect des règles sanitaires : port du masque et distanciation)

Attestation sur l'honneur pour se rendre en manifestation

 

Rassemblement du collectif IO de soutien au sans papiers jeudi 26/11 18h

COLLECTIF INTER-ORGANISATION DE SOUTIEN AUX PERSONNES EXILÉES DE RENNES

À Paris, des centaines de personnes exilées se sont installées lundi soir place de la République parce qu’en
plein froid et en pleine crise sanitaire, elles sont à la rue, harcelées constamment par la police sans aucune
solution décente d’hébergement.

L’indignité de leur situation et la violence de la réaction policière ont choqué. Cette fois elle était filmée et a
visé aussi bien les migrants que les journalistes, les éluEs et les personnes solidaires des collectifs et
associations de soutien. Mais pour les migrantEs cette violence est quotidienne, à Paris comme partout en
France.

A Rennes, le collectif Inter-organisation de soutien aux personnes exilées dénonce les situations indignes
auxquelles sont confrontées les personnes sans-papiers. Comme nous le rappelions dans une lettre adressée
récemment au préfet, "nous constatons un nombre toujours croissant de personnes à la rue dans le
département alors que le confinement a été décrété le 30 octobre et que la circulaire ministérielle de mise à
l’abri date déjà du 3 novembre dernier." Nous demandons donc au préfet de Bretagne d’exercer ses
prérogatives légales pour réquisitionner des locaux disponibles afin de mettre de toute urgence les personnes
à l’abri.

Nous dénonçons également une recrudescence des arrestations assorties d'obligation à quitter le territoire
français (OQTF) alors que la crise sanitaire nécessite au contraire la mise à l'abri et la solidarité avec les plus
fragiles.

C’est pourquoi nous appelons à un rassemblement (MaJ autorisé par le préfecture) jeudi 26 novembre à 18H00 place de la République :

✔ pour une solution immédiate d’hébergement décent pour les personnes exilées à la rue
✔ pour la régularisation de tous les Sans-papiers
✔ pour la fermeture des centres de rétention administrative
✔ pour que soit mis fin au harcèlement policier contre les personnes exilées et sans-papiers

Logement pour touTEs ! Liberté, Egalité, Papiers !

Le collectif inter-organisation de soutien aux personnes exilées de Rennes

Attestation sur l'honneur pour se rendre en manifestation

Dans le cadre du confinement une attestation sur l'honneur se déplacer vers et depuis les rassemblements et manifestation déclarées est nécessaire.
Voici un modèle, les autorités préfectorales nous ont certifié lors de précédents échanges que cela était suffisant.

ATTESTATION DE DÉPLACEMENT DÉROGATOIRE
En application du décret n°2020-1310 du 29 octobre 2020 prescrivant les mesures générales nécessaires pour faire face à l'épidémie de Covid19 dans le cadre de l'état d'urgence sanitaire

Je soussigné(e),
Mme/M. :
Né(e) le :
à :
Demeurant :

certifie que mon déplacement est lié au motif suivant (cocher la case) autorisé par le décret n°2020-1310 du 29 octobre 2020 prescrivant les mesures générales nécessaires pour faire face à l'épidémie de Covid19 dans le cadre de l'état d'urgence sanitaire:

Ø Déplacement pour participer à un rassemblement revendicatif déclaré à la Préfecture

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NON à la loi "sécurité globale" rassemblement samedi 21 novembre 11h à République

Une proposition de loi « sécurité globale » contre la liberté de la presse, les libertés individuelles et les libertés syndicales

Depuis le mardi 17 novembre, l’assemblée nationale examine en procédure accélérée la proposition de loi relative à « la sécurité globale ».

Ce texte contient de nombreuses atteintes au droit de la vie privée, à la liberté d’informer, au principe d’égalité et à des principes constitutionnels de légalité des peines et délits comme l’a dénoncé la défenseure des droits dans son avis publié le 5 novembre ou l'ONU le 12 novembre.

Il s’agit là d’un cran supplémentaire gravi par le gouvernement dans la remise en cause de la liberté de manifester. L’utilisation de caméras et drones permettant la reconnaissance faciale des militant.es lors de manifestations constitue un outil supplémentaire de surveillance généralisée.

Nous ne sommes pas dupes, ces dispositifs n’ont pas vocation à protéger la population ou à contribuer à la pacification des manifestations mais à mettre la population sous contrôle, à faciliter la répression des militant.es et à intensifier les pratiques de nassage, de gaz et grenades lacrymogènes.

La liberté de la presse est également dans le viseur avec la création d’un nouveau délit qui empêche la diffusion d’images d’agent.es de police ou de gendarmerie. Or, le caractère public des « forces de sécurité » et le nécessaire contrôle démocratique de celles-ci ne sont pas compatibles avec cette grave atteinte à la liberté d’informer.

Par ailleurs, les entreprises de sécurité privée se voient habilitées à exercer des missions de service public. Les polices municipales se voient dotées de prérogatives importantes qui relèvent pourtant des missions de l’État.

Cet ensemble de dispositions concourt à un processus de privatisation à peine déguisée qui remet en cause les principes d’égalité et de l’Etat de droit. En 1789, la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen affirme le droit inaliénable à la sûreté qui protège les citoyen.nes de l’arbitraire de l’État et l’immunise contre les arrestations ou les emprisonnements arbitraires. Aujourd’hui, la vision de la « sécurité », c’est précisément le contraire.

De même, l'assemblée vient d'adopter la loi de programmation pour la recherche (LPR) dans laquelle le gouvernement et sa majorité ont décidé d’ajouter un volet répressif en rendant de fait passible de 3 ans d’emprisonnement et jusqu’à 45 000 euros d’amende toutes mobilisations futures au sein de l’université.

Le tout sécuritaire ne peut être la réponse à la crise sanitaire et sociale que traverse notre société. Les solutions sont à trouver par une autre répartition des richesses, par une politique marquée du sceau de la justice et du progrès social et la mise à bas des politiques d’austérité menées ces dernières années par les gouvernements successifs.

Pour nos organisations syndicales, la « sécurité » de demain doit être au service de toute la population et assurée par un service public uniforme sur tout le territoire, dotée de moyens humains et matériels et contrôlée par la population de façon démocratique. Plutôt qu'une loi sur la sécurité globale restreignant les libertés, le gouvernement ferait mieux de proposer une loi renforçant la sécurité sociale.

Les unions syndicales départementales d'Ille-et-Vilaine appellent à rejoindre le rassemblement organisé samedi 21 novembre par le Club de la Presse Bretagne, place de la République à Rennes à 11h, pour défendre les libertés syndicales, notamment celle de manifester, la liberté d’informer et des services publics garants de toutes les libertés.

Lien vers L'appel du Club de la presse de Bretagne

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Journée et voilà : Rendre visibles les atteintes à la santé liées au travail

Solidaires 35 propose aux équipes syndicales une journée d’échanges et de débats sur les atteintes à la santé d’origine professionnelle. Si dans tous les secteurs, l’activité et l’organisation du travail peuvent générer des pathologies qui laissent des traces durables voire irréversibles sur la santé des salarié-es (troubles musculo-squelettiques liés aux manipulations, usure professionnelle, pathologies liées à l’exposition à des produits toxiques...), leur origine professionnelle est peu reconnue. Il en est de même pour les accidents souvent rendu invisibles dans l’espace professionnel (entreprise, atelier, administration ou service). De plus, l’absentéisme pour raisons de santé est peu questionné et ses causes peu analysées.
Face aux risques du travail il est donc essentiel que nous développions des capacités d’actions collectives sur le travail et son organisation et obtenions des employeurs le respect de leurs obligations en matière de santé et de sécurité au travail. D’autant plus dans la période actuelle de crise sanitaire et de transformation des organisations du travail. Cette journée est organisée pour mieux comprendre les enjeux autour des lésions professionnelles et de dégager des perspectives d’actions collectives grâce à nos échanges, à la présentation d’outils syndicaux et la présence de professionnels de la santé au travail.

Cette journée est ouverte à tout.e.s les militant.e.s des départements bretons.

INFO : pour des raison de capacités d’accueil dues au confinement cette événement est hélas annulé

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