Catégorie : Libertés publiques
Rassemblement de soutien à Ariane Lavrilleux, journaliste pour Disclose
Le SNJ-Solidaires et le Club de la Presse de Bretagne, dont nous sommes membres, ont organisé un rassemblement mercredi 20 septembre à 18H place de la mairie en soutien à Ariane Lavrilleux et pour la liberté d'informer.
En effet, ce mardi 19 septembre, Ariane Lavrilleux a été placée en garde à vue et son domicile perquisitionné par la DGSI.
Le but de cette opération est de lever le secret de la source qui lui a permis de révéler, dans le magazine d'investigation Disclose, l'existence de l'opération militaire « Sirli », menée par la France en Égypte pour le compte de la dictature et ayant mené à la mort de populations civiles.
Ariane Lavrilleux est ressortie libre, après une garde à vue qui aura duré 39 heures.
Le SNJ-Solidaires dénonce une atteinte inacceptable au secret des sources et à la liberté d'informer.
https://www.snj.fr/article/le-domicile-dune-journaliste-de-disclose-perquisitionn%C3%A9e-une-atteinte-inacceptable-au-secret-des-sources-1140847953
Intervention de Julie, SNJ-Solidaires :
Complément sur le site Disclose :
https://disclose.ngo/fr/article/secret-des-sources-une-journaliste-de-disclose-placee-en-garde-a-vue
Marche unitaire le 23 septembre 2023 Uni·es contre les violences policières, le racisme systémique et pour les libertés publiques
Marche unitaire le 23 septembre 2023
Uni·es contre les violences policières, le racisme systémique et pour les libertés publiques
RENNES · 14H · CHARLES DE GAULLE
Le meurtre de Nahel, tué par un policier à bout portant le 27 juin 2023 à Nanterre, a mis de nouveau la lumière sur ce qui doit cesser : le racisme systémique, les violences policières, et les inégalités sociales que creuse la politique de Macron. Une politique néolibérale imposée par des méthodes autoritaires, des lois sécuritaires et une doctrine du maintien de l’ordre décriée jusque dans les plus grandes instances internationales. Une politique régressive qui fait le lit de l’extrême- droite et piétine toujours plus nos libertés publiques, notre modèle social, notre avenir face à l’effondrement écologique.
En première ligne des victimes de ces choix politiques, les habitant·es, et notamment les jeunes des quartiers populaires et des territoires ultramarins, qui subissent de plein fouet l’aggravation de toutes les inégalités sociales dans un contexte économique d’inflation, de hausse des loyers, des prix de l’énergie et de politiques d'urbanisme brutales. Les réformes de la Macronie accentuent la pauvreté en durcissant notamment l’accès aux prestations sociales. La scandaleuse réforme de l’assurance chômage en est un exemple significatif alors que la précarité au travail augmente.
Les révoltes dans les quartiers populaires ne peuvent s’analyser que dans ce contexte global. Les habitant·es de ces quartiers, et notamment les mères isolées, pallient bien souvent seul·es les carences de services publics dont la destruction s’accélère de jour en jour.
A côté de cela, de nombreuses violences sont perpétrées contre les populations : délocalisation et destruction de l’emploi, évasion et fraude fiscale, mode de vie des ultras riches écocidaire, supers profits des multinationales, modes de production hypers polluants responsables de la crise climatique. Et pour cela, l’État laisse faire ! De plus, les populations racisées et/ ou issues des classes sociales défavorisées, des quartiers populaires, des zones rurales et périurbaines appauvries, des territoires ultramarins sont victimes de violences institutionnelles et systémiques, notamment policières.
La politique répressive de l'État est encore renforcée par le dernier remaniement ministériel, qui a élargi les compétences du ministère de l’Intérieur à la ville, l'Outre-mer et la citoyenneté. La répression s’étend avec toujours plus d’intensité et de violences policières, d’interdictions de manifester, contre le mouvement social et écologiste, comme lors de la lutte contre la réforme des retraites rejetée par l'immense majorité des travailleur-ses et leurs syndicats et à Sainte-Soline. La liberté associative, directement et indirectement, est de plus en plus mise en cause.
Cette situation est d’autant plus inquiétante que l’institution policière paraît hors de contrôle du pouvoir politique. Des déclarations factieuses de certains syndicats de policiers suite au meurtre de Nahel aux déclarations du Directeur général de la police nationale et à celle du Préfet de police de Paris ainsi que le ministre de l’intérieur, c’est l’institution policière qui aujourd’hui remet en cause l’État de droit, plutôt que de mettre fin à l’impunité des auteurs de violences policières.
Nos organisations syndicales, associations, collectifs, comités de quartiers populaires, de victimes de violences policières et partis politiques se mobilisent ensemble dans la durée pour la convergence des justices antiraciste, sociale et écologique, féministes et pour que cessent les politiques sécuritaires et anti sociales.
La crise démocratique, sociale, politique que nous traversons est très grave.
Nous ne pouvons accepter qu’il y ait encore d’autres morts comme Nahel, ou d'autres blessé.es, victimes des violences policières.
Nous appelons à reprendre la rue samedi 23 septembre, à organiser des manifestations ou d’autres initiatives sur tout le territoire, pour faire front ensemble contre la répression des contestations sociales démocratiques et écologiques, pour la fin du racisme systémique, des violences policières, et pour la justice sociale climatique, féministe et les libertés publiques.
Nous exigeons des réponses immédiates et dans l’urgence :
- abrogation de la loi de 2017 sur l’assouplissement des règles en matière d’usage des armes à feu par les forces de l’ordre ;
- une réforme en profondeur de la police, de ses techniques d’intervention et de son armement ;
- le remplacement de l’IGPN par un organisme indépendant de la hiérarchie policière et du pouvoir politique ;
- la création d’un service dédié aux discriminations touchant la jeunesse au sein de l’autorité administrative présidée par le Défenseur des droits et le renforcement des moyens de lutte contre le racisme, y compris dans la police ;
- un plan d’investissement public ambitieux dans les quartiers populaires et sur l’ensemble du territoire pour rétablir les services publics, le financement des associations et des centres sociaux
Communiqué ORLIB - L'équipe d'ORLIB visée par une grenade lors d'une mission d'observation

Rassemblement pour la liberté du peuple iranien samedi 10/12 à 15h à République
Appel à rassemblement en soutien au peuple iranien :
En lutte : Pour les libertés, Pour la justice sociale, Pour la démocratie
Samedi 10 décembre 2022 - 15h00-Place de la République – RENNES
Depuis l’assassinat de Masha AMINI, le 16 septembre, suite à son arrestation due à « un mauvais port de voile », la répression ne fait que s’accentuer et s’intensifier à l’encontre des manifestant-e-s et militant·es de la société civile très majoritairement pacifiques, qui réclament plus justice et que des comptes soient rendus par les autorités iraniennes pour la mort de Masha AMINI. Des procès collectifs sont en cours où les manifestants risquent d'être condamnés à mort.
Nos organisations signataires de cet appel : Continuons de dénoncer la répression féroce et sanglante menée par le régime réactionnaire religieux iranien à l’encontre des manifestant.e.s qui descendent dans la rue partout dans le pays : Pour l’égalité, Pour la justice sociale, Pour les libertés : Liberté sur le droit de ne pas devoir porter le voile, Liberté de pouvoir s’exprimer, Liberté à pouvoir vivre.
FEMMES VIE LIBERTÉ
Après près de 3 mois de mobilisation continue : la répression en Iran ne cesse de s’accroître : Au moins 305 personnes seraient mortes, dont 41 enfants ; et plus de 15 000 personnes auraient été arrêtées selon le rapporteur spécial de l'ONU sur l'Iran.
Avec l’adoption le 24 novembre par le Conseil des droits de l’homme de l’ONU prévoyant la création d’une mission d’enquête internationale sur les violations commises par le pouvoir contre les manifestants depuis le 16 septembre et afin que les crimes commis ne demeurent pas impunis, il est impératif que les États membres du Conseil des droits de l'homme de l'ONU, dont la France, doivent veiller à la mise en œuvre opérationnelle de cette mission. L'UE a également adopté le 14 novembre des sanctions supplémentaires contre les auteurs de graves violations des droits de l'homme. La France se doit de poursuivre son action pour appuyer les mécanismes mis en place et soutenir ouvertement le peuple iranien.
En ce sens, nos organisations réitèrent leur appel à la communauté internationale et à la France en particulier pour qu’elle fasse pression sur les autorités iraniennes afin qu’elles se conforment à leurs obligations en vertu du droit international relatif aux droits humains et qu’elles respectent plus particulièrement les droits des femmes mais également qu’elle envoie des observateurs lors de la tenue des procès collectifs.
En cette date anniversaire de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme (DUDH 10/12/1948), nous appelons à développer massivement la solidarité internationale pour que cesse la répression en Iran.
A l’appel des organisations signataires suivantes (à la date du 07 décembre)
Associations :AFIB ; LDH Section de Rennes ; Groupe Amnesty International Rennes ; Vitré : Images d'Iran, Cultures Persanes ; SerhildanRoazhon ; AFPS de Rennes ; Prendre le Droit - Féministes pour un monde sans viol[s] ; Association HF Bretagne ; Mouvement de la Paix ; Un Toit Un Droit (UTUD) ; DAL35 - Syndicats : Solidaires 35 ; FSU35 - Partis politiques :Groupe Parti Radical Rennes Ville & Métropole ; Europe écologie les Verts ; Parti de Gauche 35 ; Gauche Eco socialisme d'Ille etVilaine ; Génération.s Pays de Rennes ; Nouveau Parti Anticapitaliste Rennes
Vérité et justice pour Babacar, rassemblement samedi 4/12
Solidaires 35 soutient et appelle au rassemblement du 4/12 de Vérité et Justice pour Babacar
Contre le passe sanitaire
Communiqué de presse
Abrogation de la loi du 7 août 2021 de gestion de la crise sanitaire, passe sanitaire et obligation vaccinale
Abandon définitif des contre-réformes des retraites et de l'assurance-chômage
Si la vaccination a fait ses preuves depuis des années, elle ne peut se faire dans n'importe quelles conditions et à n'importe quel prix. C'est par l'information, la pédagogie, le débat que les doutes peuvent être levés et non par la menace et la contrainte.
Alors que le conseil constitutionnel a validé la quasi-intégralité de la loi, nos organisations dénoncent un arsenal législatif pour s'attaquer au droit à l'emploi, à l'égalité et l'interdiction de discrimination, au respect de la vie privée et au droit à la protection sociale et à la santé publique.
Dans la continuité des mesures portées par l'état d'urgence sanitaire (dérogations du code du travail et des conventions collectives), le gouvernement porte, une fois de plus, atteinte au monde du travail.
Derrière la mesure emblématique de rendre obligatoire la vaccination des personnels soignants, plusieurs dispositions remettent en cause nos droits fondamentaux. Parmi celles-ci, l'accès à certains lieux recevant du public est conditionné à la détention d'un "passe sanitaire" pour les personnes les fréquentant et pour les salarié·es y travaillant. Dans ce cadre, la loi renforce la subordination des salarié·es en octroyant aux employeurs des nouvelles dispositions disciplinaires non encadrées et ne pouvant être contrôlées ni par l'inspection du travail ni par la médecine du travail. La loi crée ou accentue anticonstitutionnellement des discriminations entre salarié·es, en fonction de la nature de leur contrat de travail, du poste occupé ou de la branche professionnelle et du lieu dans lesquelles ils exercent leur profession.
Pour nos organisations, l'endiguement de la pandémie relève des politique de prévention et de santé publique, plutôt que de le renvoyer à la responsabilité des seuls individus. Pour cela, il faut des moyens pour l'hôpital public, les services de santé au travail, les personnels et lever les brevets des vaccins... tout le contraire de ce qui a été fait pendant la crise sanitaire.
Plutôt que d'affaiblir encore plus les salarié·es, l'heure est à la redistribution des richesses distribuées par la Banque Centrale Européenne et engrangées par les entreprises, notamment celles du CAC40.
Nous exigeons le retrait de la loi relative à la gestion de crise, l'arrêt de l'état d'urgence, des moyens financiers et humains dans les hôpitaux publics et les EHPAD, un débat et une information d'ampleur sur la vaccination, des possibilités de se faire vacciner sur le temps de travail, une couverture plus importante des centres de vaccination et les embauches nécessaires pour des conditions de travail respectueuses des exigences sanitaires, la levée des brevets sur les vaccins, l'abandon définitif des lois et projets sur l'assurance-chômage et les retraites.
Violences policières à la free party de Redon l'ORLIB écrit au préfet et recueille les témoignages
L'observatoire rennais de libertés publiques à écrite au préfet et au ministre de l'intérieur suites aux violences policières inouïes lors de la free party du 18 juin à Redon en hommage à Steve mort noyé en 2019 à Nantes en tentant de fuir les mêmes violences.
L'ORLIB à cherche à recueillir les témoignages, écrits, vidéos, ...
Pour ce faire il est possible de déposer vos fichiers sur notre serveur sécurisé à l'adresse ci dessous (MdP: Teknival2021)
https://rennes.obslib.fr/index.php/s/r69DWgZbR9W2dHm
LETTRE OUVERTE AU PRÉFET D’ILLE ET VILAINE ET AU MINISTRE DE L’INTÉRIEUR
« Une main arrachée pour avoir dansé, la vengeance sera »
Tous les événements de la rave-party de ce samedi à Redon et leurs conséquences semblent résumé.es
dans cette phrase inachevée, inscrite par un tagueur sur le mur blanc d’un immeuble rennais. Nos pensées
vont d’abord vers ce jeune homme qui vient de perdre une main et dont la vie entière va se trouver
bouleversée.
Et les questions surgissent.
. Comment une fête musicale peut-elle aboutir à de telles conséquences ? Les moyens mis en œuvre par
les forces de l’ordre étaient-ils adaptés à l’événement ? Était-il nécessaire et indispensable d’inonder de gaz
lacrymogène la prairie occupée par ces jeunes ; de lancer des grenades de désencerclement (qui était
encerclé ??) dont la dangerosité n’a cessé d’être dénoncée depuis les premières manifestations de Gilets
Jaunes au cours desquelles il y a eu une multitude de mutilations graves ? Depuis la mise en place du
Schéma national du maintien de l’ordre, nos organisations n’ont cessé de prôner la désescalade, à l’image
de ce qui se pratique en Allemagne lors des manifestations.
. Pourquoi les services de secours n’ont-ils pu pénétrer sur le terrain qu’après le retrait des forces de
l’ordre, pour venir aider ce malheureux jeune homme dont la main a été emportée probablement par une
grenade ?
. Comment se fait-il que les journalistes n’aient pu être présent.es pour observer et documenter les faits ?
. Mais aussi et surtout, quels objectifs ont été assignés aux forces de l’ordre ? Étaient-elles là pour :
- assurer la sécurité sanitaire et physique des participant.es ? Et dans ce cas, pourquoi avoir
déployé une telle violence ?
- ou plutôt contraindre ces jeunes « à se tenir sages », y compris en détruisant le matériel son ?
À toutes ces questions, le préfet d’Ille et Vilaine et le ministre de l’Intérieur devront apporter des réponses
claires et nous expliquer pourquoi le dialogue avec une jeunesse - enfermée depuis 18 mois et à propos de
laquelle le président de la République a déclaré « C’est elle qui a le plus souffert de la crise » (20/07/20), « Il
n’est pas facile d’avoir 20 ans en 2020 » (15/10/20), « Amusez-vous ! Faites la fête ! » (Élysée le 21/06/21)
- est-il impossible ?
Les jeunes présent.es à Redon sont nos enfants. Nous ne pouvons pas les voir ainsi maltraité.es au motif
qu’il leur était interdit de se retrouver ensemble pour fêter le retour à une vie « normale » la veille de la levée
du couvre-feu sanitaire, et rendre hommage à Steve, mort noyé à Nantes il y a tout juste 2 ans, au sujet
duquel l’enquête progresse. Et si nous leur disons « Ne cherchez pas la vengeance et ayez confiance en la
justice ! », y compris sur ce volet, votre responsabilité est engagée, notamment en facilitant toutes les
démarches qui permettront de reconstituer la chaîne de commandement ayant abouti à un tel désastre, et
en apportant toute la transparence sur l’enquête diligentée.
En ce qui le concerne, l’Observatoire Rennais des Libertés publiques recueille déjà des témoignages et
documents et ne manquera pas de transmettre ceux qui lui paraîtront de nature à éclairer la justice.
Rennes le 22 juin 2021
lettre-ouverte-au-prefet-et-au-ministre-interieur
Pour contacter l'ORLIB: secretariat.orlib@obslib.fr
Marche des libertés et contre les idées d’extrême droite samedi 12 juin
Pour les libertés, Contre le racisme et les idées d'extrême droite, Mobilisons-nous toutes et tous le 12 juin !
Rassemblement et manifestation 14h - esplanade Charles de Gaulle
Depuis maintenant plusieurs mois nous constatons un climat politique et social alarmant. S’allier avec l’extrême droite ou reprendre ses idées ne constituent plus un interdit. Les propos et actes racistes et sexistes au travail et dans la vie se propagent. Les attaques contre les libertés et les droits sociaux s’accentuent gravement. Dans ce contexte politique, économique, social et sanitaire les injustices explosent et génèrent une forte misère sociale.
Plusieurs lois liberticides tentent d'organiser une société autoritaire de surveillance et de contrôle qui empêcherait d’informer sur des violences policières, déjà trop importantes. De plus, si certaines de ces lois stigmatisent une partie de la population en raison de sa religion, d’autres en ciblent en raison de leur activité militante. Le rejet par le conseil constitutionnel d'une partie de la loi sécurité globale ne change rien au fond et n'enlève rien à la dérive sécuritaire et liberticide du gouvernement et du patronat.
À Rennes comme ailleurs les entraves à la liberté de manifester se multiplient : interdictions préfectorales, contraintes à des rassemblements uniquement statiques ou autres. De toutes part nos libertés fondamentales, pourtant garanties, sont attaquées.
Sur la question du racisme et des idées d’extrême droite, nous affirmons ensemble qu'indiscutablement ils servent les intérêts du capital et des plus riches. En exacerbant les haines et les divisions entre travailleurs, en tentant de les diviser, ils recherchent à mieux régner et à engranger toujours plus de richesses.
Le racisme est une idéologie au service d’un système d’exploitation et de domination. Il fait de certaines minorités la source de tous les problèmes, ce qui permet d’occulter la responsabilité de ceux qui veulent préserver leur pouvoir. Les idées d’extrême droite n’ont jamais été et ne seront jamais du côté des travailleurs ! Elles visent à casser les conquis sociaux, à remettre en cause les dispositifs de solidarité et notre système de protection sociale, elles portent l’interdiction des syndicats, etc.
Opposer des peuples, diviser les travailleurs, exacerber des tensions avec des mensonges et des fake-news, telles qu’un rapport entre immigration et délinquance, immigration et terrorisme, etc., telles sont les armes de ceux qui veulent détourner les travailleurs des véritables causes de la crise sociale : les politiques libérales qui cassent les services publics, détruisent notre système de protection sociale, privilégient l’augmentation des dividendes pour les actionnaires plutôt que les salaires pour les travailleurs.
Aujourd’hui, force est de constater que ces idées nauséabondes sont portées sur tous les plateaux de télévision, dans chaque débat, ce qui les banalise et permet à certains de briser les frontières politiques. Dorénavant, elles irriguent largement le spectre politique jusqu’au plus haut niveau de l’État, à l’exemple des récentes prises de position du ministre de l’Intérieur.
Le développement de médias complaisants avec ces idées vise à éloigner du débat public les exigences sociales telles que nous les portons, notamment sur la réduction du temps de travail, la hausse des salaires, l’emploi ou les questions environnementales…
Toutes nos organisations mènent le combat contre le racisme et les idées d’extrême droite. Nous sommes engagés pour un monde de justice sociale, de paix et d’égalité. Nous appelons le monde du travail, les retraités et la jeunesse à ne pas se laisser berner par ceux qui reprennent les idées d’extrême droite, à agir et à intervenir dans le débat public.
Tout cela contribue à entretenir les discriminations et les oppositions des salarié·es entre eux, pour le plus grand bénéfice du patronat. Le racisme est un délit, il doit être combattu avec la dernière énergie et condamné comme tel.
Face à ce climat de haine, raciste et attentatoire aux libertés individuelles et collectives, la CGT, FSU, Solidaires, Union Pirate, Solidaires étudiant·es, FSE, Génération·s, la France Insoumise, PCF35, JC35, NPA, FRAP (Front Révolutionnaire Anti-Patriarcal), EELV, CSP35, comité rennais AFPS (Association France Palestine Solidarité), MRAP, DAL, Noustoutes35, Mouvement de la Paix, Jeunes Génération·s, Parti de Gauche, Utopia 56, LDH-Rennes, UL-CNT35, collectif inter-orga de soutien aux personnes exilées, CIP (Coordinations des Intermitent·e·s et précaires) Bretagne, le planning familial et Un Toit c'est Un Droit appellent à se mobiliser à Rennes, comme partout en France le samedi 12 juin 2021.
https://www.facebook.com/events/385390159502035/
Un appel à signatures large est en cours, en plus des organisations syndicales initiatrices. Si vous souhaitez, en tant qu'organisation vous joindre à cet appel, contacter ud35@cgt.fr avant jeudi midi
Carte des mobilisations : https://marchedeslibertes.fr/
Création de l'ORLIB, l’observatoire rennais des libertés publiques
Qu’il s’agisse de la liberté de manifester, de l’accessibilité et mise en œuvre des droits, du respect de la vie privée, etc., les libertés publiques subissent des assauts répétés, particulièrement en ces périodes d’états d’urgence successifs (sécuritaires ou sanitaires). La vigilance des citoyen•ne·s s’avère d’autant plus nécessaire et indispensable.
C’est pourquoi, à la suite de diverses sollicitations (avocat•e·s, étudiant•e·s, citoyen•ne·s), et après une année d’échanges et de travaux préparatoires, plusieurs organisations ont décidé de créer ORLIB : l’Observatoire Rennais des LIBertés publiques.
Comme c’est déjà le cas dans une douzaine d’autres villes (Bordeaux, Lille, Lyon, Montpellier, Nantes, Nice, Paris, Perpignan, St-Denis, Toulouse, etc.), il s’agit de disposer d’un outil destiné à observer et documenter des situations où les libertés publiques sont mises en cause, qu’il s’agisse par exemple, du droit de manifester, des accès aux services publics, etc.
ORLIB fera du recueil d’informations et de témoignages.
Les membres de l'ORLIB suivront les manifestation de l'extérieur et réaliseront de façon neutre des observations et captations vidéo, non rendues publiques dans un but d'éventuels témoignages judiciaires et l'établissement de rapports sur la liberté de manifester.
Un des objectifs de l'ORLIB est aussi d'observer les entraves dans l'accès au droits, dans les préfectures, les centres de rétention administrative des personnes exilées, le respect du droit à la justice notamment lors d'audiences dans les CRA.
Les observateurs de l'ORLIB s'engagent au travers de la signature d'une charte déontologique et après une formation à la neutralité en toute situation. Ils et elles seront reconnaissables par le port d'un chasuble estampillée avec notre logo, avec caméra pour la captation vidéo et toutes les protections nécessaires. nous signalerons notre présence auprès des autorités.
Les membres fondateurs de l'ORLIB sont: la Ligue des Droits de l'Homme, ATTAC, la Libre Pensée, le Syndicat des Avocats de France, la FSU et Solidaires 35.
Contact: secretariat.orlib@obslib.fr

Lien vers l'article de Ouest France
Lien vers l'article de France 3 Bretagne
Lien vers l'article du Télégramme
Lien vers l'article de 20 Minutes
