Open post

Mobilisons-nous le 28 mars pour la Journée de la terre, en solidarité avec le peuple palestinien !

Pour les Palestiniens, le jour de la terre symbolise la résistance continue contre l’expansion des colonies en Cisjordanie, contre les démolitions de maisons à Jérusalem Est, et pour le droit au retour des réfugiéEs. Ce jour du 50eme anniversaire marque l’attachement viscéral des PalestinienEs à leur sol et leur refus de l’expropriation territoriale.

Oui, la question palestinienne est une question syndicale, parce que les entreprises dans lesquelles nous travaillons, les universités que nous fréquentons sont parfois liées à l’économie israélienne. Et dans un contexte où les gouvernements ne prennent aucune sanction contre un pays qui bafoue toutes les règles internationales, commet un génocide, agit au-delà de toute morale, notre devoir est de faire pression depuis nos lieux de travail, de refuser que les travailleurs et les travailleuses participent, d’une quelconque manière que ce soit à ces violations du droit international.

Depuis octobre 2025, plus de 600 Palestiniens et Palestiniennes ont été tuées à Gaza : les bombardements israéliens restent quotidiens dans ce territoire palestinien occupé. Ces morts s’ajoutent aux plus de 70 000 personnes tuées et plus de 170 000 blessées depuis octobre 2023. La guerre destructrice menée par le gouvernement israélien n’est pas terminée : elle continue à plus bas bruit.

Le blocus de Gaza persiste et les obstacles logistiques à l’entrée de l’aide alimentaire, dénoncés par l’ONU, restent nombreux. Le terminal de Rafah est à nouveau fermé , après une ouverture brève sous domination militaire israélienne, qui n'a permis aux Gazaoui.es ni de circuler librement, ni aux réfugié.es qui le souhaitaient de revenir à Gaza..

Pourtant plus de 18 500 malades et blessées attendent toujours leur évacuation en urgence. La fermeture du territoire ralentit le déblaiement et la reconstruction : 90 % de la population vit au milieu des 68 millions de tonnes de gravats provoqués par les destructions. Pour deux millions de Gazaoui-es, les conditions d’existence, aggravées par les tempêtes hivernales, restent catastrophiques avec de la malnutrition et des campements précaires où l’accès à l’eau et à l’énergie est un défi de chaque instant. Plus de 60 % des enfants n’ont pas accès à l’éducation et le système de santé reste largement détruit, alors que les besoins de soins sont énormes.

En Cisjordanie, ce sont plus de 1 000 morts qui sont à déplorer. La colonisation se poursuit ouvertement, la terreur sur le terrain, avec les villages et les moyens de subsistance détruits, les agressions et assassinats perpétrés par des colons couverts par l’armée, se doublent désormais de décisions officielles du gouvernement israélien qui met en œuvre de nouvelles mesures foncières. En finançant l’achat de terres, en renforçant le contrôle israélien sur les Zones A et B et en imposant l’enregistrement foncier des transactions dans la Zone C, qui représente 60 % du territoire de la Cisjordanie, l’État israélien promeut une annexion officielle des territoires palestiniens. Ces mesures sont illégales au regard du droit international, contreviennent à l’avis de la Cour Internationale de Justice du 19 juillet 2024 et compromettent gravement toute perspective de paix juste et durable.

Sur le plan social, les conditions de vie des travailleurs et travailleuses· palestinien-nes s’aggravent : l’immense majorité est empêchée de travailler en Israël depuis le 7 octobre 2023 et des permis supplémentaires ont été mis en place entravant la mobilité. Dans le secteur public, les salaires sont amputés en raison des blocages des fonds dus à l’Autorité Palestinienne par le gouvernement israélien.

Dans ce contexte, les organisations syndicales palestiniennes nous appellent à faire pression depuis nos lieux de travail pour que cessent les collaborations des entreprises et des institutions françaises et européennes avec l’État israélien accusé de crimes de guerre et de génocide envers le peuple palestinien par de nombreuses organisations internationales. Nous refusons que les travailleurs et travailleuses soient rendus complices de la colonisation et de crimes de guerre.

Pour l’union syndicale Solidaires, le droit international doit être appliqué, et cela nécessite :

  • le droit au retour des réfugiés
  • la fin de la colonisation et la fin de l’occupation

  • la fin des politiques d’apartheid

  • De reconnaître l’illégalité de la construction du Mur de séparation (avis consultatif de la Cour Internationale de Justice) et du blocus inhumain sur Gaza depuis plus de 15 ans

Parce que notre syndicalisme est internationaliste, en Palestine, comme ailleurs, nous revendiquons le droit à l’autodétermination.

Solidaires 35 appelle à se mobiliser le samedi 28 mars, à l’occasion de la Journée de la terre pour la défense des droits du peuple palestinien et exiger un cessez-le-feu définitif et la fin du génocide et des sanctions contre Israël.

Open post

Samedi 14 mars Mobilisons-nous contre le racisme, le fascisme et les violences d'Etat

NON au RACISME, NON aux FASCISTES, NON aux VIOLENCES D'ÉTAT, SOLIDARITÉ !


SAMEDI 14 MARS - UNITÉ

D’où que l’on vienne, où que l’on soit né.e, nous vivons ici, nous travaillons ici, nous étudions ici. Ensemble. De l’Ariège à Roubaix, de Grenoble à la Bretagne, de Marseille à la région parisienne, de Mamouzou à Ouvéa, ce sont nos quartiers, nos vallées, nos communes.

Nous ne voulons plus laisser ce pouvoir nous réduire à la misère et à la précarité, nous détruire et nous diviser, ouvrir la voie au fascisme. Nous décidons de nous unir, de résister, de riposter, et de construire la solidarité comme un moyen et comme un objectif. Chaque fois que l’on s’attaquera à l’un.e d’entre nous, nous nous lèverons ensemble. Chaque victoire des un.es ou des autres sera une victoire pour toutes et tous.


À la mémoire d’Aboubacar Cissé, malien, sans-papier, musulman, tué dans une mosquée, nous luttons contre l’islamophobie et la négrophobie.

À la mémoire de Djamel Bendjaballah, tué par un militant fasciste, nous nous opposons à la présence des fascistes dans nos quartiers.

À la mémoire d’El-Hacen Diarra, mauritanien, résident d’un foyer de travailleurs immigrés, tué par la police, nous exigeons vérité et justice pour tous les crimes policiers.

À la mémoire de Mamadou Garanké Diallo, guinéen, mort au large de Dunkerque en voulant traverser la Manche pour fuir une OQTF, nous revendiquons la régularisation des sans-papiers et la reconnaissance des mineur·es isolé·es.

À la mémoire de tou.tes nos frères et soeurs tué.e.s, violé.e.s, mutilé.e.s, blessé.e.s, déshumanisé.e.s par le racisme, la police et la gendarmerie, aux frontières, dans les lieux d’enfermement ou dans nos quartiers, faisons vivre partout la solidarité.

Dans chaque quartier, chaque commune, chaque lieu de travail et d'études, nous appelons à s’organiser dans l'unité pour :

  • se mobiliser dans chaque quartier et chaque commune pour faire obstacle aux rafles policières
  • barrer la route au RN et à Reconquête et à tous les groupes fascistes
  • s’opposer aux contrôles au faciès, aux armes et pratiques mortelles, et à la présomption de légitime défense pour la police
  • obtenir le retrait des lois islamophobes, à commencer par la loi séparatisme
  • exiger la régularisation des sans-papiers, la reconnaissance des mineur·es isolé·es, le renouvellement automatique des titres de séjour
  • ouvrir les guichets des préfectures et faire de la carte de 10 ans le titre de séjour de référence
  • abroger immédiatement la loi Darmanin et les circulaires Retailleau, fermer les Centres de Rétention Administrative (CRA)
  • imposer l’égalité des droits pour toutes et tous : logement, santé, retraite, école, travail
  • lutter contre la militarisation de la société et la marche vers la guerre
  • abolir le décret raciste Bienvenue en France qui augmente les frais d’inscription des étudiant.e.s étranger.e.s et restaurer les APL pour les étudiant.e.s étranger.e.s
  • refuser toutes les formes de racisme et affirmer la solidarité internationale avec tous les peuples qui résistent au racisme, au colonialisme et à l’impérialisme.
Open post

18 décembre : grève et manifestation avec les personnes exilées !

Comme chaque année, l’Union Syndicale Solidaires appelle ses adhérent-es à manifester lors de la journée internationale pour les droits des migrant.e.s en rejoignant les marches de solidarité unitaires ou autres actions organisées le 18 décembre.

Pour l’Union syndicale Solidaires, il est plus que temps de mettre en place une réelle politique d’accueil. Les personnes migrantes fuient la guerre et la misère, conséquences de la colonisation et du dérèglement climatique, à la recherche d’une vie digne et de solutions pour faire vivre leurs familles. Leur accueil doit être permanent et inconditionnel. Internationalistes, nous revendiquons la liberté de circulation et d’installation.

Les politiques migratoires européennes se durcissent, avec toujours plus de répression, d’enfermement, d’expulsions, de refoulements et ont pour conséquence toujours plus de mort·es aux frontières. En France, ces politiques, loin de répondre à des besoins sociaux, sont une offensive raciste et xénophobe, inspirée directement de l'extrême droite.

La loi Immigration du 26 janvier 2024 et la circulaire Retailleau du 23 janvier 2025 sont les fers de lance de cette politique d'exclusion qui fabrique des sans-papiers et de la précarité. Elles mettent en place une violence sociale, administrative et institutionnelle quotidienne pour les personnes exilées à travers :

  • Des restrictions drastiques des conditions d’accueil.
  • Des refus de régularisation et le blocage systématique des préfectures.
  • Le maintien de l'incertitude et la rupture des droits sociaux (perte d'emploi, de logement).

Le gouvernement a choisi de faire du traitement inégalitaire et stigmatisant des personnes étrangères la norme, attisant la peur et la division. Ce discours est amplifié par des médias qui déversent la haine, alimentant le racisme et la surexploitation des travailleuses et des travailleurs.

De plus, la France détient un triste record : plus de 120 000 OQTF prononcées en 2024, soit un quart des OQTF délivrées dans toute l'UE. Ces Obligations de Quitter le Territoire Français, souvent inexécutables, sont un outil de pression et de répression. Elles instillent la peur permanente des premier·es concerné·es, brisent des vies et des liens familiaux, renvoient des exilé·es vers la misère ou les dangers qu’iels ont fuit et les maintiennent dans une situation de profonde vulnérabilité administrative, sociale et économique.

L’égalité des droits pour toutes et tous

Pour l’Union syndicale Solidaires, l'ensemble des exilé·es doit bénéficier des mêmes droits quels que soient leur nationalité, leur statut. L’exploitation des travailleurs·euses migrant·es sans titres de séjour doit cesser !

Ces dernier·es travaillent, cotisent, paient des impôts et tout en subissant des conditions de travail indignes, du travail illégal et l’exploitation de la part du patronat.

L’Union syndicale Solidaires se tient aux côtés des collectifs de sans-papiers et notamment aux côtés des camarades de Chronopost en lutte pour leur régularisation ! Elle soutient toutes les luttes en cours : grèves de travailleurs Sans Papiers, luttes des mineur·es isolé·es, luttes pour l’hébergement… Dans de nombreuses villes, les luttes se multiplient face au non-accueil des familles et des mineur·es isolé·es, qui se retrouvent à la rue, sans aucun droit. L’Union syndicale Solidaires apporte son soutien à toutes ces luttes pour l’accès au logement et à l’école.

Solidaires revendique :

  • La régularisation de tout·es les Sans-Papiers et l’abrogation immédiate de la loi Immigration 2024 ainsi que du CESEDA.
  • Le retrait de la circulaire Retailleau et l'établissement d'une procédure de régularisation inconditionnelle basée sur la simple preuve de la relation de travail.
  • Un titre de séjour stable et protecteur pour toutes et tous.
  • Un accueil digne des exilé·es et l'égalité des droits à l’éducation, à la santé, au travail et au logement.
  • La fermeture des centres de rétention administrative et l’arrêt des expulsions
L’Union syndicale Solidaires appelle à rejoindre les mobilisation du 18 décembre partout sur le territoire et soutient les appels à la grève dans les différents secteurs !
Open post

Grande manifestation "Vive l'immigration" : samedi 28 juin 15h place de la Mairie

Depuis un an, et alors que la gauche est arrivée en tête des élections législatives de 2024, deux gouvernements très à droite ont été nommés par le Président de la République Macron.
Pour éviter la censure, le gouvernement choisit de composer avec l’extrême droite, et s’en prend de plus en plus aux droits des personnes étrangères, notamment non-européennes.

Grande Manifestation
samedi 28 juin à 15h
place de la Mairie à Rennes

Communiqué de l'Union syndicale Solidaires

La liste des « métiers en tension » prévue dans la loi Asile Immigration de janvier 2024, dite « loi Darmanin », a été publiée le 21 mai 2025. Sans surprise, Retailleau poursuit et durcit les politiques racistes et xénophobes de son prédécesseur.

Cette loi au milieu d’un océan de mesures discriminatoires, racistes et xénophobes visant les personnes étrangères en France, prévoyait la possibilité d’une régularisation au titre du travail pour les personnes ayant 3 ans de présence sur le territoire et 12 feuilles de payes dans un emploi classé sur cette fameuse liste « métiers en tension ».

Or cette liste, ou plutôt ces listes, puisqu’il s’agit en réalité de listes régionales, excluent de fait l’essentiel des travailleurs·euses étrangers·ères sans titre de séjour de toute possibilité de régularisation de leur situation.

En effet, une très grande partie des métiers exercés par les travailleurs·euses sans-papiers ne figurent pas sur ces listes, en particulier pour les régions les plus concernées.

Comme en Ile de France, dans de nombreuses régions les métiers de la propreté, du nettoyage, de la logistique, l’essentiel de la restauration, toute une partie du BTP… ne sont pas considérés comme « en tension », et n’ouvrent donc pas de possibilité de régularisation aux dizaines de milliers de travailleurs·euses sans-papiers qui les exercent !

Succédant à la suppression début 2025 de la circulaire Valls de 2012 par le ministre de l’intérieur, et à la publication d’une nouvelle circulaire qui écarte de fait toute possibilité de régularisation par le travail, cette publication des métiers en tension parachève l’édifice xénophobe dressé par Retailleau, Darmanin et le gouvernement contre les travailleurs·euses étranger·ères, politique s’appuyant sur les pires stigmatisations racistes et la course à l’échalotte avec l’extrême droite.

Clairement, Retailleau et ses alliés politiques combattent ouvertement toute régularisation par le travail.

Ce pouvoir entend ainsi maintenir et renforcer les divisions et la mise en concurrence entre travailleurs·euses, mortifères pour les droits de toutes et tous, en fonction de leurs origines et nationalités. Il consacre l’extension d’un dumping social généralisé dans les secteurs où l’exploitation des salarié·es est la plus vive et les conditions de travail les plus insupportables.

L’Union syndicale Solidaires, dans le cadre des mobilisations unitaires pour l’égalité des droits, en particulier avec les collectifs des premiers·ères concerné·es, appelle à continuer et accentuer le combat pour une régularisation de plein droit des travailleurs·euses sans-papiers sur simple preuve de travail, par un titre de séjour pérenne et renouvelable sans entraves.

 

Communiqué de Solidaires, FSU, CGT & le MRAP

Open post

Rennes marche pour Gaza : manifestation samedi 14 juin

Contre le génocide, pour une Palestine libre !

Manifestation
Samedi 14 juin à 15h
Place de la République à Rennes

L'Union syndicale Solidaires aux côtés d’autres organisations, dénonce depuis plusieurs mois le génocide en cours à Gaza.

S’il fallait encore s’en convaincre, malgré le refus de Macron, encore récemment, d’employer ce terme, les résultats de la politique meurtrière systémique menée par B. Netanyahou correspondent bien à la définition du génocide.

L’aide humanitaire à la population a été bloquée totalement depuis deux mois et demi, et seuls quelques camions humanitaires viennent d’être autorisés à rentrer dans le territoire dévasté.

La population restante, totalement affamée, décimée, sans aucun soin possible vu les bombardements sur le dernier hôpital existant, est soumise à des injonctions de reculer vers le sud, avec un dessin clairement arrêté et assumé, celui de tuer toute la population qui resterait sur le territoire, et que le reste parte de la bande de Gaza vers une destination inconnue.

Nétanyahou a aussi vanté avoir écrasé les camps de réfugiés palestiniens dans le nord de la Cisjordanie, où une délégation de diplomates a essuyé des tirs de l’armée israélienne qui ne respecte plus aucune convention internationale, même avec des “pays amis”.

Les réactions de la quasi-totalité des gouvernements et des Nations Unies sont bien en dessous des enjeux, sans réelle pression mise sur l’Etat d’Israël.

Après 18 mois de massacre de la population palestinienne, de destruction systématique des habitations et infrastructures, Macron et ses acolytes ne font que parler d'une hypothétique suspension de l'accord d'association Union européenne - Israël. Ce sont des faits dont on a besoin, pas d'intentions ! Et ils doivent aller bien au-delà.

Sans sanctions économiques fermes, et sans pression sur les Etats-Unis, les mots et les déclarations n’arrêtent pas Netanyahou.

Solidaires appelle à amplifier les campagnes BDS France et Stop Arming Israel, et à faire pression sur toutes les entreprises ayant des liens avec Israël. La France doit cesser de livrer des composantes de matériel militaire à Israël. Il faut que cesse l'impunité. Nous exigeons un cessez le feu immédiat et l’arrêt du génocide. Par ailleurs, nous réaffirmons notre attachement à voir le droit international appliqué : droit au retour des toutes et tous les réfugié.es, arrêt de la colonisation, de l’occupation et des politiques d’apartheid.

Aux côtés de la société civile, des associations, des organisations syndicales (et particulièrement en Palestine), des organisations politiques progressistes, l’Union syndicale Solidaires continuera à manifester et à lutter pour faire cesser ce génocide, pour un cessez le feu pérenne, une paix juste et durable, et pour l’autodétermination du peuple palestinien.

Open post

Appel à la manifestation contre l'islamophobie et le racisme, à Rennes le 11 mai

Le 25 avril, un homme de 22 ans, Aboubakar, a été poignardé à de multiples reprises et laissé agonisant sur son tapis de prière dans la mosquée de La Grand-Combe, dans le Midi. Immédiatement après avoir tué Aboubakar, son assaillant l’a filmé, en gros plan, tout en se répandant en horreurs sur l’islam et ses fidèles.

Ce crime n’est pas un fait divers. Ce n’est pas l’histoire d’un règlement de compte, ni une engueulade à la fin tragique. C’est l’histoire d’un pays où un homme décide d’en tuer un autre qu’il ne connaît pas, parce que celui-ci prie dans une mosquée. Parce qu’il est musulman.

Cette décision, au fond, le tueur ne l’a pas prise tout seul. Cet assassin vit en France, où des membres des gouvernements successifs n’ont eu de cesse d’alimenter l’islamophobie et des scores à deux chiffres du Rassemblement national.

Comment ne pas penser à l’obsession contre l’islam et l’immigration des Le Pen, Bardella, Retailleau, Valls, Darmanin à l’heure de veiller Aboubakar ?

Il n’y pas d’ambiguïté. Celui qui tue est responsable. Mais celui qui commet un crime raciste le commet toujours dans une ambiance qui le favorise. Comment ne pas penser à l’obsession contre l’islam et l’immigration des Le Pen, Bardella, Retailleau, Valls, Darmanin à l’heure de veiller Aboubakar ?

Son meurtre n’existe pas sans les législations qui, depuis 20 ans, stigmatisent et excluent les musulmans au nom d’une laïcité dévoyée. Il n’existe pas sans les perquisitions de milliers de foyers musulmans menées sous l’égide d’un président dit socialiste après les attentats de 2015. Il n’existe pas sans la loi sur le séparatisme, sans la dissolution des collectifs de luttes contre l’islamophobie. Il n’a pas lieu sans l’obsession médiatique autour de l’islam, des vulgaires plateaux de CNews aux intellectuels de cours raffinés qui sous couvert de lutter contre le fanatisme crachent quotidiennement leur haine des arabes et des noirs.

Il n’existe pas sans le silence coupable et gêné d’une partie de la gauche face aux expulsions d’imams, sans l’instrumentalisation de laïcité pour s’attaquer à l’Islam, sans le pseudo « contrat d’engagement républicain ». Il n’existe pas sans la répression qui touche celles et ceux qui ont l’outrecuidance de s’indigner devant le génocide que subit le peuple palestinien, qui ont la folle idée d’en nommer la cause, le colonialisme, et se retrouvent dans le viseur de l’antiterrorisme.

Les mêmes qui alimentent le climat islamophobe depuis des années feignent de s’émouvoir du sort d’Aboubakar. Ils n’ont pas porté les coups. Mais ils ont répandu l’islamophobie, rendu suspect chaque musulman, et défait les garde-fous.

Le terrible meurtre d’Aboubakar nous rappelle que l’islamophobie est aujourd’hui au cœur du développement du fascisme en France comme ailleurs. De Trump à Netanyahou, de Modi à Orbán, de Le Pen à l’AFD, la haine des musulmans cimente les stratégies impérialistes et réactionnaires. Il y a quelques mois, nous avons échappé de peu à la formation d’un gouvernement ouvertement d’extrême droite mais ce sursaut, nous le savons, est peut-être provisoire. Le pire reste à craindre.

Dans ce contexte, la question de l’islamophobie doit être au cœur de toute politique antiraciste, de toute tentative de défaire la progression du fascisme. Si les forces de notre camp ne parviennent pas à démanteler la progression de l’islamophobie au sein de l’État et de nos sociétés, à défaire les lois islamophobes comme la loi séparatisme, alors l’odieux meurtre d’Aboubakar pourrait n’être que le prologue à d’autres horreurs de masse.

Pour empêcher cela, pour rendre hommage à Aboubakar, et pour faire front contre toutes les formes de racisme, nous appelons à une grande marche le 11 mai 2025 à 15h place Charles de Gaulle à Rennes.

Open post

Agir et lutter syndicalement contre le racisme

Nous organisons un stage "lutter syndicalement contre le racisme" les 27 et 28 janvier au local de Solidaires 35.

On y abordera de nombreux points y compris l'islamophobie, l'antisémitisme et la notion de blanchité qui ont pu faire l'objet de discussions et de besoins d'informations lors de nos échanges ces derniers mois ou années.
Par ailleurs l'idée est de repartir avec des outils concrets pour pouvoir aider les collègues ou camarades victimes de racisme sur nos lieux de travail et dans nos luttes.

=> Pour vous inscrire : envoyer un mail à gerardhure61@gmail.com

=> Pour rappel : vos demandes d'absence pour un congé de formation doivent être envoyés à votre employeur un mois avant (donc le 27 décembre au plus tard).

En espérant qu'on sera nombreux.ses pour discuter et apprendre sur ces sujets qui sont régulièrement au cœur de nos discussions dans le contexte actuel.

Scroll to top