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Marches des Fiertés LGBTI+ 2025 : samedi 7 juin à Rennes

En 2025, les droits des personnes LGBTQI+ ne sont toujours pas pleinement appliqués et sont toujours plus menacés. Les attaques contre les personnes LGBTQIA+ se multiplient : attaques de centres LGBTQIA+, agressions physiques, campagnes de harcèlement envers les militant·es LGBTQIA+, infiltrations d’associations trans par des médias d’extrême-droite, offensive anti-trans au Sénat en 2024 en voulant interdire les bloqueurs de puberté.

Partis politiques - LR, RN et Reconquête en tête -, médias d’extrême droite, maisons d’édition, député·es et sénateur·ices, les discours réactionnaires sont de plus en plus décomplexés, et les inégalités perdurent dans tous les domaines : discriminations à l’emploi et au logement, inégalité des droits en termes de filiation ...

Plus largement, au niveau international, les actes violents sont attisés par des personnes à la tête de gouvernements comme Donald Trump, Vladimir Poutine, Javier Milei. Depuis son investiture en janvier 2025 Trump a supprimé les protections contre les discriminations basées sur le genre et l’orientation sexuelle, mis en place des lois discriminatoires et excluantes envers les personnes LGBTQI+, à commencer par les personnes trans. En Russie, Poutine assimile le mouvement LGBTQI+ à du "terrorisme", renforçant un climat de répression et d'agressions physiques.

Au travail aussi

Selon le dernier rapport de SOS Homophobie, la LGBTIphobie au travail augmente. Elle est majoritairement le fait de collègues ou de supérieurs hiérarchiques et se caractérise par du harcèlement, le rejet ou des insultes à l’encontre des LGBTQIA+.

Dès l’embauche et tout au long de la carrière, iels sont scruté·es, isolé·es et discriminé·es. Cela va des « blagues » homophobes ou transphobes, aux insultes jusqu’aux violences physiques. Cela démontre l’insuffisance, voire l’absence de prévention. Ces agressions, souvent quotidiennes et permanentes, ont des conséquences sur la carrière : refus de promotion, mutation subie, rupture de contrat…

De plus, selon une étude réalisée par l’IFOP et l’association l’Autre Cercle, 37% des personnes trans interrogées ont dit avoir subi une agression sur leur lieu de travail. Voir son identité de genre respectée n’est ni un caprice ni une mode, c’est un droit fondamental reconnu par la Cour européenne des droits de l’Homme comme une composante de la dignité humaine.

Les LGBTIphobies sont à l’origine de climats délétères et génèrent de la souffrance au travail pour les salarié·e·s LGBTQIA+, quand elles ne les privent pas tout simplement de l’accès à l’emploi.

La destruction des services publics, notamment de santé, entrave d’autant plus un accès aux soins déjà précaire. Les attaques envers l’école, portées par le gouvernement ou des organisations d’extrême-droite comme Parents Vigilants, génèrent un climat particulièrement hostile pour les élèves trans et non-binaires ! Reconnue comme un outil efficace pour lutter contre les discriminations LGBTIphobes, l’éducation à la sexualité, via l’EVARS, est devenue un symbole systématiquement attaqué par les mouvements réactionnaires. Impensées par l’institution judiciaire, les personnes LGBTQIA+ sont mégenrées par ses acteurs et actrices, toujours soumis à la comparution à l’audience pour le changement de sexe à l’état civil ou surexposées aux violences en détention.

Face à leur haine, au travail comme ailleurs, la solidarité est notre force.

Les employeurs ont l’obligation d’assurer la santé et la sécurité physique et mentale des travailleurs et travailleuses et de sanctionner les actes discriminatoires.

Il est urgent de mettre en place une négociation annuelle obligatoire, des outils effectifs et contraignants de lutte contre les discriminations, de suivi et prévention des discriminations, du harcèlement, mais aussi, de former et sensibiliser les salarié∙es et les directions sur ces questions afin d’obtenir l’égalité des droits et des environnements de travail inclusifs, sans stéréotypes de genre, ainsi que des mesures concrètes contre les violences au travail.

Ces leviers sont essentiels pour gagner l’égalité des droits au travail et faire avancer la société !

Pour les droits LGBTQI+, marchons le samedi 7 juin à 14h esplanade Charles de Gaulle à Rennes
***Village associatif dès 11 h***

Lesbiennes, Gays, bi·es, trans, intersexes, ... : les mois de mai et juin sont ceux des fiertés! L’enjeu est bien sûr de visibiliser les LGBTQI+, mais surtout de porter haut et fièr·es nos revendications, au boulot et dans l’ensemble de la société !

  • Face à la montée des discours réactionnaires et LGBTQIphobes
  • Face à la multiplication des violences tant en France qu’à l’étranger à l’encontre des minorités
  • Face aux politiques libérales qui accroissent la vulnérabilité de celles et ceux qui subissent déjà quotidiennement les oppressions
  • Face aux politiques migratoire racistes et répressives et la mise en danger des personnes migrantes LGBTQI+ qu’elles entraînent

Mobilisons-nous pour les droits, l’émancipation et l’épanouissement de toutes et tous !

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N'oublions pas Gaza ! Mobilisation nationale le 15 mai

Le Collectif les Blouses blanches pour Gaza appelle à un moment de recueillement dans le cadre d’une mobilisation nationale : le 15 mai 2025, partout en France, auront lieu des lectures publiques des noms des victimes de Gaza.

Désormais, c'est plus de 52 000 personnes, hommes, femmes et enfants qui ont été tué-es depuis octobre 2023. Plus de 118 000 personnes ont été blessées. Combien de disparu-es ? Probablement plus 11 000 corps sont sous les décombres selon l'ONU. 92% des bâtiments sont détruits.

Le jeudi 15 mai, partout en France, nous ferons résonner les noms des morts de Gaza.
Il s'agit d'un hommage symbolique, un acte fort, un devoir de mémoire. Pour qu'aucune vie arrachée ne tombe dans l'oubli. Pour affirmer notre solidarité. Pour dire que nous n'oublierons pas.

Rassemblement pour Gaza - lecture publique des noms des victimes
jeudi 15 mai à 19h place de la mairie à Rennes

Cette action se tiendra à l’occasion de la commémoration de la Nakba, marquant l’exil du peuple palestinien le 15 mai 1948.

47 villes participent à cette lecture publique :
Paris, Nancy, Strasbourg, Belfort, Lille, Chambéry, Marseille, Avignon, Dunkerque, Arles, Nantes, Rennes, Mantes la jolie, Salon de Provence, Perpignan, Nîmes, Mulhouse, Aurillac, Marignane, Martigues, Toulon, Roubaix, Montpellier, Miramas, Besançon, Nice, Echirolles, Compiègne, Mauléon-licharre, Aix en Provence, Lyon, Alès, Plessé, Amiens, Grenoble, Annecy, Toulouse, Bourgoin-jallieu, Narbonne, Cergy, Brest, Roanne, Béziers, Verviers 🇧🇪, Mons🇧🇪, Lausanne 🇨🇭, Genève 🇨🇭

Soyons nombreuses et nombreux ; soyons uni-es !

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Le 13 mai, toutes et tous en grève pour les services publics !

Pour nos salaires, nos conditions de travail, contre l’austérité.
Pour des services publics partout et pour tous·tes
Contre leur économie de guerre

Après avoir tenté d’imposer deux jours de carence supplémentaires et avoir reculé sous la pression de la grève du 5 décembre dernier, le gouvernement a imposé la baisse de l’indemnisation des congés maladie ordinaire, a supprimé la GIPA et a donné pour seule perspective une année salariale blanche pour les plus de 5 millions d’agent·es publics.

De nouvelles mesures d’austérité

Dans le même temps, les perspectives sont de plus en plus sombres. La dernière circulaire budgétaire en date prévoit des politiques austéritaires encore plus strictes et donc une nouvelle dégradation de la qualité des services publics et des conditions de travail des agent·es publics. Pour autant, les riches et les grandes entreprises n’ont jamais payé aussi peu d’impôts, et donc jamais aussi peu contribué à financer les services publics.

Il faut des services publics !

Nous ne pouvons pas laisser les gouvernements successifs sous couverts de motifs et faux prétextes, comme aujourd’hui, l’effort de guerre, dégrader les services publics et la situation des agent·es publics.

La population a besoin de services publics dans tous les territoires, couvrant tous les besoins de la vie. De nouveaux services publics restent même à créer pour soutenir la population.

Les agent·es publics ne peuvent plus être systématiquement être montré·es du doigt et servir de bouc émissaire. Ils et elles ne peuvent être celles et ceux sur qui reposent systématiquement les économies.
Les agent·es publics font tenir les services publics. Comme toutes et tous les autres travailleur·es, les agent·es publics dont les rémunérations décrochent, veulent vivre et non survivre. Ils n’ont pas à mendier une rémunération digne, à la hauteur du travail effectué.

Faisons valoir nos revendications

Alors le 13 mai, pour faire valoir nos revendications et exiger :

  • la suppression de tout jour de carence
  • la suppression de la baisse de l’indemnisation du congé maladie ordinaire
  • le rétablissement de la GIPA
  • l’attribution de 85 points d’indice pour toutes et tous, la revalorisation du point d’indice, l’indexation sur l’inflation
  • des créations d’emploi et un plan massif de titularisation pour redonner de l’air aux services publics
  • la fin des attaques et des menaces contre les agent·es publics et le fonctionnaire-bashing des responsables politiques et gouvernementaux.

Pour des services publics dotés des moyens humains et matériels indispensables à leur bon exercice.

Nous ne serons pas les variables d’ajustement destinées à maintenir les profits des grandes entreprises et des plus riches.

Toutes et tous en grève le 13 mai !

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Appel à la manifestation contre l'islamophobie et le racisme, à Rennes le 11 mai

Le 25 avril, un homme de 22 ans, Aboubakar, a été poignardé à de multiples reprises et laissé agonisant sur son tapis de prière dans la mosquée de La Grand-Combe, dans le Midi. Immédiatement après avoir tué Aboubakar, son assaillant l’a filmé, en gros plan, tout en se répandant en horreurs sur l’islam et ses fidèles.

Ce crime n’est pas un fait divers. Ce n’est pas l’histoire d’un règlement de compte, ni une engueulade à la fin tragique. C’est l’histoire d’un pays où un homme décide d’en tuer un autre qu’il ne connaît pas, parce que celui-ci prie dans une mosquée. Parce qu’il est musulman.

Cette décision, au fond, le tueur ne l’a pas prise tout seul. Cet assassin vit en France, où des membres des gouvernements successifs n’ont eu de cesse d’alimenter l’islamophobie et des scores à deux chiffres du Rassemblement national.

Comment ne pas penser à l’obsession contre l’islam et l’immigration des Le Pen, Bardella, Retailleau, Valls, Darmanin à l’heure de veiller Aboubakar ?

Il n’y pas d’ambiguïté. Celui qui tue est responsable. Mais celui qui commet un crime raciste le commet toujours dans une ambiance qui le favorise. Comment ne pas penser à l’obsession contre l’islam et l’immigration des Le Pen, Bardella, Retailleau, Valls, Darmanin à l’heure de veiller Aboubakar ?

Son meurtre n’existe pas sans les législations qui, depuis 20 ans, stigmatisent et excluent les musulmans au nom d’une laïcité dévoyée. Il n’existe pas sans les perquisitions de milliers de foyers musulmans menées sous l’égide d’un président dit socialiste après les attentats de 2015. Il n’existe pas sans la loi sur le séparatisme, sans la dissolution des collectifs de luttes contre l’islamophobie. Il n’a pas lieu sans l’obsession médiatique autour de l’islam, des vulgaires plateaux de CNews aux intellectuels de cours raffinés qui sous couvert de lutter contre le fanatisme crachent quotidiennement leur haine des arabes et des noirs.

Il n’existe pas sans le silence coupable et gêné d’une partie de la gauche face aux expulsions d’imams, sans l’instrumentalisation de laïcité pour s’attaquer à l’Islam, sans le pseudo « contrat d’engagement républicain ». Il n’existe pas sans la répression qui touche celles et ceux qui ont l’outrecuidance de s’indigner devant le génocide que subit le peuple palestinien, qui ont la folle idée d’en nommer la cause, le colonialisme, et se retrouvent dans le viseur de l’antiterrorisme.

Les mêmes qui alimentent le climat islamophobe depuis des années feignent de s’émouvoir du sort d’Aboubakar. Ils n’ont pas porté les coups. Mais ils ont répandu l’islamophobie, rendu suspect chaque musulman, et défait les garde-fous.

Le terrible meurtre d’Aboubakar nous rappelle que l’islamophobie est aujourd’hui au cœur du développement du fascisme en France comme ailleurs. De Trump à Netanyahou, de Modi à Orbán, de Le Pen à l’AFD, la haine des musulmans cimente les stratégies impérialistes et réactionnaires. Il y a quelques mois, nous avons échappé de peu à la formation d’un gouvernement ouvertement d’extrême droite mais ce sursaut, nous le savons, est peut-être provisoire. Le pire reste à craindre.

Dans ce contexte, la question de l’islamophobie doit être au cœur de toute politique antiraciste, de toute tentative de défaire la progression du fascisme. Si les forces de notre camp ne parviennent pas à démanteler la progression de l’islamophobie au sein de l’État et de nos sociétés, à défaire les lois islamophobes comme la loi séparatisme, alors l’odieux meurtre d’Aboubakar pourrait n’être que le prologue à d’autres horreurs de masse.

Pour empêcher cela, pour rendre hommage à Aboubakar, et pour faire front contre toutes les formes de racisme, nous appelons à une grande marche le 11 mai 2025 à 15h place Charles de Gaulle à Rennes.

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1er mai : Nous exigeons un monde de paix et de progrès social !

Manifestation jeudi 1er mai à 10h30 place de Bretagne

La mise en place d’une internationale réactionnaire autour de Trump, Poutine et Netanyahou notamment, soutenue par une partie du capital fait peser sur le monde du travail des risques inédits.

La guerre détruit les vies de millions de personnes en Palestine, en Ukraine et dans tant d’autres champs d’horreurs. Partout où la guerre fait rage, nous demandons l’arrêt des combats et une paix juste et durable reposant sur le respect du droit international.

Les logiques guerrières et impérialistes conduisent le monde du travail vers l’abîme. Les droits sociaux, démocratiques, environnementaux et syndicaux sont attaqués de toutes parts. Les services publics, piliers indispensables de la cohésion de nos sociétés, sont asphyxiés sous couvert d’effort de guerre. Plus encore, c’est l’idée même de paix, désormais revendiquée par l’extrême droite, qui est dénaturée. La paix n’a jamais été la loi du plus fort : c’est, au contraire, le respect du droit international, du droit à l’autodétermination, à la souveraineté des peuples et à la justice sociale.

L’impératif de paix ne peut se penser sans la justice sociale, car c’est bien la soif de profits des classes possédantes, jamais étanchée, qui mène à la guerre sociale perpétuelle, à l’affaiblissement de la condition du monde du travail par la baisse des salaires, par la destruction de nos services public et par la crainte constante du chômage. C’est sur ce terreau que prospère l’extrême-droite. La guerre économique pour le partage du monde, prolongement de la guerre sociale, accentue systématiquement les risques de conflit armé. Plus que jamais, la logique de profit détruit le travail, la cohésion sociale et l’environnement.

C’est contre cette logique, contre les politiques guerrières et de régression sociale que se dressent le monde du travail et la jeunesse. Contre la compétition économique et le militarisme, nous opposons le renforcement des coopérations, de la solidarité et de la paix. Parce qu’un monde de paix n’émergera pas sans progrès social, et contre la désintégration du monde du travail, l’heure est au sursaut et à la bataille pour nos droits : droit au salaire, droit à la retraite, droit à l’éducation, droit à la santé, droit à l’emploi et droit à la liberté.

  • Nous exigeons de vivre dignement de notre travail en augmentant les salaires et traitements, les pensions, les minima sociaux. Les entreprises du CAC 40 ont versé près de 100Mds€ à leurs actionnaires en 2024, soit l’équivalent de plus d’un mois de salaire pour les 27 millions de salarié·es en France !

  • Nous exigeons le droit à une vie après le travail via l’abrogation de la réforme des retraites.

  • Nous exigeons un grand plan de développement économique et des services publics, un contrôle démocratique sur les choix économiques pour répondre à l’urgence sociale et environnementale.

  • Nous exigeons un emploi et une formation de qualité pour toutes et tous, la sécurisation des parcours pour en finir avec la peur du chômage et permettre la transformation de la production.

Ni le patronat, ni le gouvernement ne nous feront de cadeaux sans mobilisation massive. Ne nous laissons plus faire ! Gagnons le progrès !

Nous appelons (CGT, FO, FSU, Solidaires, FSE et Confédération paysanne) toutes et tous à la grève, à descendre dans la rue le 1er Mai 2025 et à rejoindre la manifestation au départ de la Place de Bretagne à Rennes, à 10h30 pour gagner un monde de paix et de justice sociale !

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Répression du mouvement contre la Réforme des retraites : Procès contre un policier mardi 29 avril

Répression du mouvement contre la Réforme des retraites : Deux syndicalistes de Solidaires ont porté plainte contre un policier.

Le samedi 11 mars 2023, à l’issue d’une importante journée de mobilisation contre la réforme des retraites, environ soixante-dix personnes se sont rassemblé-es rue d’Antrain dans une ambiance calme et conviviale, devant l’ancien cinéma « l’Arvor » pour apporter leur soutien à une cinquantaine d’autres manifestant-es qui occupaient cet ancien cinéma désaffecté. Arrivées progressivement aux alentours de 19h15, trois colonnes de la police se sont positionnées à quelques centaines de mètre au nord et au sud du rassemblement, le prenant ainsi en étau dans la rue d’Antrain. Peu de temps après, vers 19h30, la police a chargé sans sommation la foule prise au piège de part et d’autre entre ces deux dispositifs policier, empêchant de fait toute dispersion des manifestant-es, et a fait usage de violences injustifiées et brutales sur elles et eux en leur portant de nombreux coups de matraque, comme en témoigne une vidéo éloquente.

Deux plaintes déposées pour « violence par personne dépositaire de l’autorité publique » avec trois circonstances aggravantes.

Plusieurs manifestant-es ont été frappé.es et blessé.es ce soir-là. Parmi ces personnes : deux membres de Solidaires 35, respectivement syndiquées à SUD Collectivités Territoriales et SUD éducation, ont subi des coups extrêmement violents entraînant des contusions et blessures importantes. Un camarade a eu 2 jours d’ITT tandis qu’un autre a dû être emmené à l’hôpital pour une fracture au bras entraînant 45 jours d’ITT. Deux plaintes ont été déposées.

À la suite de ces plaintes, une enquête de l’Inspection Générale de la Police Nationale (IGPN) a été menée sous l’autorité du procureur de la République de Rennes : elle conclut que le policier auteur des coups n’aurait pas agi dans un cadre d’usage légitime de la force. Cette conclusion, si elle était confirmée par le jugement, mettrait en lumière la nature illégale des ordres qui ont été donnés aux policiers ce soir-là par la chaîne de commandement, placée sous l’autorité des services de la préfecture d’Ille-et-Vilaine. Si tel était le cas, cela légitimerait les nombreux témoignages de citoyen-nes dénonçant les trop réguliers usages des violences policières, et soutiendrait la conclusion que la répression brutale des manifestant-es serait bien souvent le but réel de ce qui est présenté comme du « maintien de l’ordre ».

Des violences policières de plus en plus systémiques

Pour notre union syndicale, c’est bien la politique pratiquée dans le cadre du maintien de l’ordre par la préfecture et ses conséquences systémiques sur l’institution policière qui sont en réalité l’objet de ce procès. Il apparaît en effet que la hiérarchie de ce policier le considère comme un « très bon élément » et ne voit rien à redire aux faits qui lui sont reprochés, ni aux ordres qui ont cadré son action. Son attitude, qui n’est pas un cas isolé, peut apparaître comme le symptôme d’un usage systémique de la force par les pouvoirs publics pour mater par la violence physique les citoyen-nes qui oseraient contester leur décisions politiques, notamment par des moyens légaux et pacifiques.

L’union syndicale Solidaires 35 condamne la répression brutale de ce rassemblement et le recours à la violence contre des citoyen.ne.s et militant.es mobilisé.es contre la réforme des retraites.

Nous considérons que le préfet a fait le choix d’un recours irraisonné à la force, et que les méthodes policières qui ont été employées sont totalement inacceptables.

Elles s’inscrivent dans une gestion de plus en plus répressive des manifestations en France. Au cours de ces dix dernières années, le nombre de manifestant-es gravement blessé-es n’a cessé d’augmenter. À titre d’exemple, les chercheur-euse-s Sébastian Roché et Laural Miller ont mené une étude comparative des deux mouvements sociaux contre les réformes des retraites de 2010 et de 2023 concluant à une hausse de 50 % des interpellations entre ces deux mouvements sociaux. Ce sont également au moins sept mutilations qui sont constatées dans la répression du mouvement contre la réforme des retraites de 2023, alors qu’aucune n’avait été relevée dans celui de 2010.

Des violences policières filmées qui doivent être condamnées

Nous ne pouvons ignorer que le procès de ce policier découle directement de la présence d’une vidéo accablante. Mais, pour une violence filmée qui aboutira peut-être à une condamnation, combien de violences policières réelles les pouvoirs publics refusent-ils de reconnaître ?

Les différents gouvernements qui se sont succédé ont largement encouragé une gestion policière ultra-répressive des manifestations et de la société civile ; cela favorise les violences arbitraires de la part de fonctionnaires qui se sentent de plus en plus autorisé-es à frapper aveuglément et arbitrairement, puisque il semble bien que leur institution les soutient dans ces pratiques.

Le monde du travail et les classes populaires en particulier subissent très régulièrement gaz et charges violentes des « forces de l’ordre » lors de manifestations sociales.

Solidaires 35, SUD collectivités territoriales 35 et SUD éducation 35 appellent à un rassemblement de soutien le mardi 29 avril à 12h30 devant la cité judiciaire à Rennes, jour où aura lieu le procès.

Nos organisations syndicales exigent que soit mis fin à toute répression policière des contestations sociales et citoyennes et que les auteur-rices de violence et leurs donneurs d’ordre soient poursuivi-es et condamné-es.

C’est un besoin démocratique fondamental : exigeons la fin des violences policières et militons pour la justice sociale et les libertés publiques !

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Grève pour nos services publics, nos retraites et nos salaires : jeudi 3 avril

Les organisations syndicales d’Ille-et-Vilaine CGT, FO, FSU, Solidaires, UNSA et Union Pirate, refusent que les services publics, la Fonction publique, les agent·es publics soient sacrifiés sous le joug de contraintes budgétaires qui seraient appelées par la mise en œuvre d’une possible « économie de guerre » sur le dos des personnels et des usager·es.

Force est de constater que l’année 2025 pourrait être une année noire pour les services publics, les usager·es, les agent·es marquée par :

- une volonté gouvernementale et patronale d’augmenter toujours et encore le temps passé au travail avec le passage à 64 ans pour pouvoir bénéficier d’une retraite à taux plein. Deux ans après, la réforme est toujours aussi inacceptable : les 64 ans doivent être abrogés !

- une nouvelle dégradation de la rémunération des agent·es publics avec la poursuite du gel de la valeur du point d’indice après une année blanche en 2024, la reconduction du non-versement de la Gipa (Garantie individuelle du pouvoir d’achat) en 2025 comme en 2024, l’absence de refonte de la grille indiciaire, la persistance d’inégalités salariales entre les femmes et les hommes,

- la stigmatisation des agent·es malades avec la réduction de 10 % de la rémunération les trois premiers mois du congé maladie ordinaire ; cette mesure injuste va lourdement pénaliser financièrement les agent·es publics. Personne ne devrait être obligé d’aller travailler pour ne pas perdre d’argent alors qu’il lui a été prescrit un arrêt de travail !

- par l’injustice sociale liée aux baisses de crédits alloués au financement des politiques d’action sociale.

- des mesures d’austérité qui ôtent près d’un milliard d’euros à un budget de l’enseignement supérieur et de la recherche déjà insuffisant ; depuis plusieurs semaines, étudiant·es et personnels se mobilisent contre les suppression de filières, les licenciements, la réduction drastique des capacités d’accueil à l’université, la libéralisation et les hausses des droits d’inscription, le recours massif aux emplois précaires, etc.

Force est aussi de constater qu’en engageant une nouvelle revue des missions publiques ou encore une loi dite de simplification, ce sont de nouvelles externalisations, privatisations et suppressions de politiques publiques et de services publics qui sont à l’ordre du jour au détriment du service rendu aux populations.

Nos organisations syndicales réitèrent que d’autres choix sont possibles, nécessaires et finançables. Nous revendiquons :

  • Des services publics et une Fonction publique assurant les droits et répondant aux besoins des populations sur l’ensemble du territoire y compris en Outre-Mer,
  • L’augmentation de la valeur du point d’indice et des mesures salariales générales,
  • La suppression de la baisse de 10% des rémunérations pendant les congés de maladie,
  • La refonte des grilles indiciaires,
  • L’égalité salariale et professionnelle entre les femmes et les hommes,
  • Le rétablissement du versement de la Gipa,
  • Que les droits des agent·es publics, au titre des politiques de protection et d’action sociales, soient assurés

Les organisations syndicales d’Ille-et-Vilaine CGT, FO, FSU, Solidaires et Union Pirate appellent les agent·es publics ainsi que l’ensemble des travailleurs et travailleuses, les retraité·es et les jeunes à une journée de mobilisation, y compris par la grève, pour défendre nos services publics, nos salaires et nos retraites.

Rassemblement jeudi 3 avril à 12h place de la République à Rennes

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Congé hormonal et menstruel : rencontre avec une psychologue du travail

Les cycles menstruels ne s'arrêtent pas à la porte du travail !

La commission Féministe de Solidaires35 accueillera ANNABEL BROCHIER, Psychologue du travail et ergonome, pour poursuivre la réflexion et la formation collective au sujet du Congé hormonal dont menstruel.

Le Mardi 22 avril 2025 à 19 H au Polyblosne
1 bd de Yougoslavie - Rennes

Suite à l’intervention d’Annabel, un “débat mouvant” nous permettra de construire ensemble nos arguments et l’expression de tout.e.s pour combattre les réticences et les oppositions à faire avancer nos droits !

Nous sommes nombreux et nombreuses non seulement à le savoir mais aussi à le vivre : nos corps sont soumis à de nombreuses variations normales et parfois brutales de nos hormones, au fil des mois, des ans, des transitions, des naissances, etc...

Bien que ne relevant pas nécessairement de l’anomalie ni de la maladie, ces variations influencent notre fonctionnement, parfois accompagnées de douleurs telles que le quotidien s’arrête.

De même, bien que les patron-nes ont besoin de notre travail pour tirer de la valeur et capitaliser, les obligations à continuer à vendre notre force de travail placent des travailleuses et travailleurs dans des situations intenables, qui aggravent les conséquences de ces cycles.

Ces dernières années et alors que les études montrent une augmentation massive de l’endométriose, des organisations isolées mettent en place de nouveaux droits comme les jours de congés exceptionnels pour les menstruations douloureuses souvent abordés dans les médias, mais souvent sous formes d’arrêt maladie qui ne correspond pas aux besoins.

Nous revendiquons la réflexion et la formation collective sur ce sujet, pour aboutir à de nouveaux droits liés aux cycles hormonaux.

 

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Samedi 22 mars : journée mondiale contre le racisme et le fascisme. L’heure de la riposte !

Solidaires 35 appelle à se mobiliser massivement contre le racisme et le fascisme !

Manifestation samedi 22 mars à 15h
pl. Charles de Gaulle à Rennes

Le 18 décembre 2024 lors du meeting de lutte organisé à l’occasion de la Journée Internationale des Migrant.e.s, nos organisations et collectifs ont déclaré : "Nous ne voulons pas d’une société raciste. Ensemble, construisons la société dans laquelle nous voulons vivre, une société de tous les droits pour toutes et tous, une société de solidarité, de fraternité, de justice, et de respect des libertés".

Un appel international a été lancé pour une journée mondiale de manifestations contre le racisme et le fascisme : “Nous appelons les progressistes de la planète, individus comme mouvements, toutes celles et tous ceux qui s’opposent au racisme et au fascisme, à se mobiliser pour construire une riposte unie à une menace mortelle pour nous toutes et tous.

Nous devons affronter et vaincre ceux qui promeuvent la haine et la division et le faire avec de larges mouvements fondés sur la diversité, la solidarité et l’unité.

Nous appelons à une journée mondiale d’actions contre le racisme et le fascisme, dans les villes du monde entier, au nord comme au sud, samedi 22 mars 2025 et autour de cette date, à l’occasion de la Journée internationale contre le racisme.

Il y a des moments dans l’histoire où il faut se lever et faire entendre sa voix, et nous sommes dans un tel moment. La situation est grave et urgente, mais nous sommes la majorité ; nous pouvons gagner. ¡ No Pasarán !”

L’HEURE DE LA RIPOSTE

Nous vivons ensemble, chaque jour, et voulons continuer à le faire librement, dans l’égalité, la justice et la solidarité.

Nous avons la volonté commune de mener le combat essentiel pour l’égalité des droits pour toutes et tous, pour la justice sociale contre le fascisme et contre le racisme sous toutes ses formes.

Notre détermination est à la hauteur de nos ambitions ! Forts et fortes de notre unité, obligeons-le pouvoir à renoncer à ses politiques violentes d’exclusion qui jettent dans l’extrême précarité sociale et administrative, un grand nombre de personnes étrangères, quel que soit leur statut, travailleuses et travailleurs avec ou sans titre de séjour, familles, femmes, étudiants, mineurs isolés, exilé.e.s, en demande d’asile ou déboutés.

Nous appelons à soutenir les luttes en cours, celles des jeunes, à Paris et sur tout le territoire, celles des femmes en lutte pour leur hébergement, celles des travailleurs et travailleuses en lutte pour leur régularisation et le renouvellement de leur titre de séjour.

Nous appelons à construire les conditions d’une mobilisation unitaire d’ampleur combinant, dans toute leur diversité, nos différentes ressources et répertoires d’actions.

C’est pourquoi,

Nous appelons les immigré·es, avec et sans-papiers à rejoindre les collectifs de sans-papiers, les collectifs de mineur.e.s isolé.e.s en lutte et/ou les organisations syndicales dans nos lieux de travail.

Nous appelons toutes et tous à rejoindre les réseaux de solidarité, les collectifs, les associations sur nos villes, dans nos quartiers, à rejoindre les syndicats sur nos lieux de travail.

Nous appelons à faire converger ce mouvement dans la rue le samedi 22 mars dans le cadre de la journée internationale contre le racisme.

Toutes et tous ensemble, agissons, uni·es, pour un autre projet de société, humaniste, solidaire et égalitaire contre le racisme, l’exclusion et l’exploitation.

Signataires

À l’appel de la MARCHE DES SOLIDARITÉS et de 18 collectifs de sans-papiers, mineur·e·s isolé·e·s en lutte, étudiant·e·s étranger·e·s et personnes migrantes en lutte : CISPM (Coalition Internationale des Sans Papiers et Migrants), Collectif AutonoMie ( Toulouse), Collectif Binkadi Marseille, Collectif Combat pour l’Hébergement 93, Collectif des etudiant.es etranger.es de Paris 8 , Collectif des Immigrés Abandonnés et Mineurs Isolés (Rennes), Collectif des jeunes du parc de Belleville, Collectif des mineurs non accompagnés du Puy de Dome, Collectif Jeunes Mineurs de rouen, Collectif MNA des Bois Blancs (Lille), Collectif Travailleur Etranger Toulouse, CSP 59, CSP 75, CSP 95, CSP 93, Droits Devant !, Intercollectif des sans-papiers (CSP 75, CSP 17e St-Just, CTSP Vitry, Gilets Noirs, CSP Montreuil, CSP 93)

Et de plus de 200 organisations nationales, régionales et locales de 48 villes et régions :

1 à A
18e en lutte, 20e solidaire avec tou.te.s les migrant.e.s, 3A (Action Antifaciste Angevine), ACOR - SOS Racisme, ACORT (Assemblée Citoyenne des Originaires de Turquie), Act For Ref, Action antifasciste 77, Action Culture Entreprises RENNES, AFPS 46, Ah Bienvenue Clandestin•es !, Algeria-Watch, Allumeuses, AMDH Paris IDF (Association Marocaine des Droits Humains), Angegouines, Apel-Egalité, Assemblée antiraciste du 18e, Assemblée de Montpellier contre les violences d’État et pour les libertés, Assemblée des soins antiracistes et populaires, Assemblée Générale des travailleur•euses de l’art et de la culture à Marseille, Asso solidaires 31, Association Accueil réfugiés Bruz (35), Association ASIAD, Association des Travailleurs Maghrébins de France (ATMF), Association Droit d’Asile Quimper Cornouaille, Association Droits Ici Et Là-bas (DIEL), Association française des juristes démocrates, Association France Palestine Solidarité Paris-Sud, Association La Caselle, Association LIÉ•E•S, Association mot à mot, Association Nationale Résister Aujourd’hui, Association soutien 59 st just, Association VISA (Vigilance et Initiatives Syndicales Antifascistes), ASTI Colombes, ASTI de Petit Quevilly, ASTI Les Ulis, ASTI Romans, Attac France, Attac Paris 19/20, Attac Paris Centre, Attac Pays malouin - Jersey, Attac Rennes, Avoir haute, Awa Gueye et le collectif justice et vérité pour Babacar Gueye,

B à C
Babel, Bagagérue (Paris), ca fé culture, CDDLE (Collectif de Défense des Droits et Libertés des Étrangers) Besançon, Cévennes Terre d’Accueil, CGT ADAGES 34, CGT AHS FC, CGT SMS 25 , CIMADE Montpellier, CISEM 38 (coordination iseroise de solidarité avec les Étrangers et Migrants) , CNT IS 31 (Syndicat CNT Industries & Services de Haute-Garonne), Collectif "Chabatz d’entrar", Collectif antiraciste et antifasciste de Rouen, Collectif Boycott Apartheid Israël - Paris Banlieue, Collectif contre la statue de Bigeard (Toul.54), Collectif de défense des jeunes du Mantois, Collectif de soutien aux sans papier du Trégor (LANNION), Collectif Fontenay-Diversité, Collectif Grigny Solidarité Palestine, Collectif Ivryen de Vigilance Contre le Racisme CIVCR, Collectif Marseille contre Darmanin, Collectif MEP Paris, Collectif Migrant.es Bienvenue 34, Collectif Migrants 17, Collectif NOPASARAN84, Collectif Nouvelle Jungle, Collectif poitevin D’ailleurs Nous Sommes d’Ici, Collectif Pour que personne ne dorme à la rue, Collectif Réfugiés du Vaucluse, Collectif soutiens / migrants Croix-Rousse, Collectif Sövkipeu, Comité local du MRAP de Nanterre, Comité Vérité et Justice pour Lamine Dieng, Confédération Internationale Solidaire et Écologiste (CISE), Confédération Nationale du Travail - CNT, Conseil national des associations familiales laiques, Contrevents, Coordination Féministe, Coordination nationale Pas sans Nous, Copaf - Collectif pour l’avenir des foyers, CORENS (Collectif Régional pour la Coopération Nord-Sud – Hauts de France), Coudes à coudes, CRID, Culture et solidarité, CVA22 (collectif de vigilance antifasciste 22),

D à I
D’ailleurs Nous Sommes d’ici 67, DAL- Droit Au Logement, EGM 58, Emancipation Tendance intersyndicale, ENSEMBLE !, Mouvement pour une alternative de gauche écologiste et solidaire, EVA - Enfants Venus d’Ailleurs, Extinction Rebellion Angers, FASTI (Fédération des Associations de Solidarité avec Tou-te-s les Immigré-es), Fédération de Paris du MRAP, Fédération de Vaucluse du MRAP, Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives (FTCR), Fédération nationale de la Libre Pensée, Fédération solidaires étudiant-es, Fédération SUD Commerce, Femmes en Luth mêmes droits pour toutes et pour tous ( FLMDTT) Valence, Femmes Plurielles, FO Action Sociale SDAS FO 35 , Fondation Copernic, Fondation Frantz Fanon, Forum social des quartiers le Blosn, Front uni des émigrations et des quartiers populaires (FUIQP ), Front Uni International anti raciste et antifasciste, GARBA (Groupe Antifasciste Révolutionnaire Brest et Alentours), Gauche Ecosocialiste, Gauche Ecosocialiste 34, Generation.s 46, Gisti (Groupe d’information et de soutien des immigré·es, Haut Var Solidarités, Identité Plurielle,

L à P
La Cimade, La France insoumise, La France insoumise 13, La France Insoumise 54, La SAMBA (Section Antifasciste Montreuil Bagnolet et Alentours), LDH CAHORS, LDH SECTION AUXERRE, LDH Section EHESS, Le Planning familial, lepontmartigues soutien psychologique, Les Amoureux au ban public, Les Amoureux au Ban Public de Lyon, Les degommeuses, Les inverti·e·s, Les P’tits Dej’s Solidaires, LLP 974, Majie (Montpellier Accueil Jeunes Isolés Etrangers), Mantes Insoumise, Mouvement de la Paix, Mouvement de la paix sud 54, Mouvement des Progressistes, Noémia / collectif a autonomie, Noustoutes 93 antiraciste, Npa l’anticapitaliste 67, NPA L’Anticapitaliste, Ô les Masques, Observatoire des Extrêmes Droites (Gers) : ODED 32, Organisation de Solidarité Trans (OST), Parti des travailleurs section France - Tunisie, PEPS "Pour une écologie populaire et sociale ", Planning familial , Planning familial 75, Pôle de Renaissance communiste en France,

R à V
Relève Féministe, Rennes Sud Mobilisé, Réseau Euro-Maghrébin Citoyenneté et Culture (REMCC), Réseau Féministe "Ruptures", Reseau Insoumis Antifasciste des Pays de la Loire, Réseau Université Sans Frontières - Université Paris Cité, RESF 30 Nîmes, RESF 54 , RESF TOURNON 07, Révolution Écologique pour le Vivant (REV), Rosmerta, Roya citoyenne, SNJMG syndicat national des jeunes médecins généralistes, solidaires 31, Solidaires 35, Solidarité Var-Palestine, Solidarités Asie France (SAF), Solmire, Soulèvements de la Terre Île-de-France, Stop Précarité, SUD Éducation 31-65-82, SUD-Insee, Survie, team sama, THOT, Tous Migrants, UD Solidaires 94, Union communiste libertaire, Union des femme Socialiste (SKB), Union Étudiante, Union Étudiante Aix-Marseille, Union Juive Française pour la Paix (UJFP), Union locale CGT Paris 18, Union pour la reconstruction communiste (URC), Union Prolétarienne marxiste-léniniste, URC (ex ANC), Utopia 56, Utopia 56 Toulouse, UTOPIA"reseau droit paisani", Voies libres drôme

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Qui sont les électeurs d’extrême droite : Conférence jeudi 20 mars

Le Comité de vigilance antifasciste de Rennes 2 et SUD éducation 35 organisent une nouvelle conférence sur l’extrême droite.

Félicien Faury, sociologue et politiste, chargé de recherche au CNRS, évoquera le sujet : « Des électeurs ordinaires. Enquête sur la normalisation de l’extrême droite ».

Jeudi 20 mars 2025 à 18h30 à la Maison de Quartier Villejean
(12 rue de Bourgogne)

Voici le résumé de son livre sur le sujet :

« Ils sont artisans, employés, pompiers, commerçants, retraités… Ils ont un statut stable, disent n’être « pas à plaindre » même si les fins de mois peuvent être difficiles et l’avenir incertain. Et lorsqu’ils votent, c’est pour le Rassemblement national. De 2016 à 2022, d’un scrutin présidentiel à l’autre, le sociologue Félicien Faury est allé à leur rencontre dans le sud-est de la France, berceau historique de l’extrême droite française. Il a cherché à comprendre comment ces électeurs se représentent le monde social, leur territoire, leur voisinage, les inégalités économiques, l’action des services publics, la politique. Il donne aussi à voir la place centrale qu’occupe le racisme, sous ses diverses formes, dans leurs choix électoraux. Le vote RN se révèle ici fondé sur un sens commun, constitué de normes majoritaires perçues comme menacées – et qu’il s’agit donc de défendre. À travers des portraits et récits incarnés, cette enquête de terrain éclaire de façon inédite comment les idées d’extrême droite se diffusent au quotidien.« 

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