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Pas d’expulsion des personnes exilées sans solution d’hébergement !

Depuis le 12 janvier, une cinquantaine de personnes exilées, adultes et enfants, se sont installées dans un bâtiment désaffecté de la Région, après avoir été expulsées d’une précédente occupation par la Ville de Rennes. Dans ce contexte, le conseil régional a saisi la justice pour statuer sur l’occupation d’un bâtiment dont il est propriétaire.


Le 25 juin, nous appelions à un rassemblement devant le conseil régional alors que la justice venait de rendre son jugement d’expulsion. Nous avons été accueilli·es par 2 camions de police et une voiture banalisée. Les grilles de l’hôtel de Région, habituellement ouvertes, étaient fermées. Le directeur de cabinet du Président du conseil régional et l’adjoint au DGA-ressources nous ont reçu·es dans des bureaux à l’extérieur de l’hôtel de région, loin des regards.


Lors de ce rendez-vous, nous leur avons demandé ce qu’ils comptaient faire de la décision de justice et pour les occupant-es du bâtiment désaffecté. Leur réponse a été claire : la décision de justice sera exécutée afin qu’une transaction immobilière puisse être conclue. Quid des conséquences humaines ?


La collectivité fait clairement le choix de prioriser cette transaction immobilière faisant fi du droit inconditionnel à l’hébergement en France. Le conseil régional expose ces personnes exilées en situation de grande précarité en les mettant lui aussi à la rue, dans une période politique particulièrement trouble et menaçante. Malgré nos multiples sollicitations, nous n’avons obtenu aucune réponse concrète quant à l’hébergement des personnes vivant dans ce bâtiment.


Donner la priorité à une transaction immobilière par rapport à l’accompagnement de personnes et familles sans aucune solution d’hébergement est pour nous irresponsable humainement et politiquement. De plus, le conseil régional n’a rien fait, ou presque, pour permettre une discussion afin de trouver un compromis entre les différentes parties malgré des demandes répétées des habitant·es et de leurs soutiens ; préférant attendre l’avis d’expulsion. Si tant est que ce bâtiment ne puisse continuer à accueillir ces personnes exilées, quelles autres solutions sont envisageables ?


SUD CT 35 et l’union syndicale Solidaires 35 appellent l’ensemble des organisations politiques qui composent le Nouveau Front Populaire (NFP) ainsi que leurs élu·es actuellement en mandat à une réponse à la hauteur des enjeux humains et en adéquation avec le programme porté par le NFP.


C’est maintenant qu’on change la vie et la société, et non demain.
Les incantations et les promesses de solidarité, ça suffit : des actes !


Nous savons que la responsabilité de l’accueil et de l’hébergement d’urgence incombe à l’État. Néanmoins, nous attendons de nos élu·es qu’elles et ils restaurent la confiance et l’espoir dans une société plus juste et solidaire.


Nous demandons à rencontrer en urgence le préfet, représentant de l’État et principal responsable de l’hébergement d’urgence, ainsi que les responsables politiques des différentes collectivités territoriales impliquées (la mairie-présidente de ville de Rennes et Rennes métropole, le président du conseil départemental, le président du conseil régional) afin que chacun apporte des propositions concrètes de relogement.


Nous souhaitons associer à cette demande l’inter-organisation de soutien aux personnes exilées avec qui nous menons ces combats.

Contre la haine, le racisme et l’extrême droite !
Pour la régularisation de toutes les personnes exilées !
Personne n’est illégal car personne n’est inégal !

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Faire bloc contre l’extrême droite : mobilisons-nous !

L’heure est grave. Les résultats de l’extrême droite aux élections européennes sont le symptôme d’une crise sociale grave. Avec le coup de poker de la dissolution de l’Assemblée Nationale, après des années de casse sociale, l’extrême droite peut prendre le pouvoir… sauf si nous ripostons massivement, dans l’unité, et immédiatement !

La montée de l’extrême droite est la conséquence directe des politiques anti-sociales menées ces dernières années par les gouvernements successifs, gouvernements qui ont méprisé les luttes sociales et validé des thèses racistes et xénophobes par la mise en place de la loi Asile et Immigration.

Nos organisations syndicales réaffirment leur opposition totale à l’extrême droite. Ces courants politiques sont et resteront toujours les ennemis des travailleuses et travailleurs et ne ; ils ne sont et seront jamais la solution aux besoins de justice sociale. Dans les villes qu’ils dirigent, les centres et associations d’action sociale sont fragilisés voir fermés.

L'extrême droite est une impasse et une imposture. Elle avance toujours masquée sur les sujets sociaux. Elle ne défend pas nos salaires : elle est contre l'augmentation du smic et contre l'indexation des salaires sur l'inflation. Elle ne défend pas les paysan·nes : elle a ainsi voté contre la loi visant à établir des prix rémunérateurs garantis en agriculture.
Elle ne défend pas non plus nos conditions de travail ni nos retraites : l’extrême droite dit désormais ne plus vouloir revenir sur la retraite à 64 ans !

Ces courants politiques ne proposent pas davantage de solutions pour lutter contre le chômage et la précarité, préférant s'attaquer aux chômeur·euses, aux précaires et à leurs droits ! Leurs propositions auront aussi pour conséquences d’aggraver les inégalités entre les femmes et les hommes.

L’extrême droite cherche à diviser les travailleuses et travailleurs sous couvert de « préférence nationale ». Nous connaissons le terreau sur lequel elle progresse : difficulté à boucler les fins de mois, à se loger, à manger correctement, état désastreux des services publics…

Nous lui opposons notre vision de la société, assise sur des valeurs de justice, de solidarité et d’égalité. Nous lui opposons nos revendications communes : hausse des salaires, annulation de la réforme des retraites comme de celle de l’assurance chômage. Nous lui opposons enfin notre détermination commune, dans une mobilisation unitaire.

L’heure est grave et il y a urgence.
Nos organisations syndicales et jeunesse CFDT, CGT, FO, FSU, Solidaires, Confédération Paysanne, FSE, Union Pirate appellent à s’opposer à l’extrême droite et à mobiliser partout, y compris par la grève dans les semaines à venir.

Elles appellent à deux manifestations :
=> jeudi 20 à 18h et jeudi 27 juin à 12h, départ Esplanade Charles de Gaulle à Rennes.

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Marche des Fiertés : samedi 15 juin

Solidaires 35 appelle à participer à la Marche des Fiertés samedi 15 juin dès 11h
esplanade Charles de Gaulle à Rennes

Village des fiertés à 11h avec stands et tables de presse
Manifestation à 14h

La lutte contre les LGBTQIphobies est aussi un combat syndical !

Dès l’embauche et tout au long de la carrière, iels peuvent se voir scruté·es, isolé·es. Cela va des « blagues » ou propos homophobes ou transphobes, aux insultes jusqu’aux violences physiques.
Cela démontre l’insuffisance voire l’absence de prévention. Ces agressions, souvent quotidiennes et permanentes, ont des conséquences sur la carrière : refus de promotion, mutation subie, rupture de contrat…

Pour lutter contre ces comportements et leurs conséquences, il faut mettre en place des plans de formations dans toutes les entreprises ainsi que des campagnes régulières de sensibilisation contre la LGBTQIphobie.
Et ce, tous les jours de l’année et non à coup d'opérations de pinkwashing autour du mois de mai une fois par an, plusieurs entreprises et administrations en sont devenues coutumières.

Partout : sur nos lieux de travail et dans l’ensemble de la société !

Nos genres, nos sexualités ne sont pas des débats.

Nous ne devons plus accepter ces agissements !

Voir ci-dessous l'appel intersyndical d'Ille-et-Vilaine :
Déclaration Unitaire.marche des fiértés 2024 (003)

Le mot d’ordre

Loi Darmanin, mouvements anti-trans, extrême droite européenne, contre les idées fachos montons au créneau !

C’est quoi la Marche des Fiertés ?

La Marche des Fiertés LGBTI+ (lesbienne, gay, bi, transgenre et intersexe) de Rennes (anciennement connue sous le terme « lesbian and gay pride ») constitue un évènement populaire marquant de la capitale bretonne. Événement engagé et citoyen, militant et festif, la Marche des Fiertés LGBTI+ de Rennes est un levier pour faire avancer une société du respect et faire reculer les discriminations touchant les personnes LGBTI+ et leurs proches.

Jour de liberté permettant à chacun·e d’être présent·e sur l’espace public quelle que soit son orientation sexuelle, son identité de genre ou son sexe, la Marche des Fiertés de Rennes permet d’interpeller tout·e citoyen·ne sur le vivre ensemble et le respect des diversités.

Le collectif organisateur de la Marche des Fiertés LGBTI+ de Rennes vous donne rendez-vous le 15 juin prochain !

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Face à la haine anti-trans : mobilisons-nous ! Riposte syndicale et transféministe !

Attention : à Rennes, la mobilisation contre la haine anti-trans aura lieu
samedi 4 mai à 18h place de la République.

Les attaques envers les personnes trans explosent de toutes parts ces derniers temps. Marguerite Stern et Dora Moutot publient leur livre Transmania aux éditions d’extrême-droite Magnus et dans le même temps la sénatrice LR Jacqueline Eustache-Brinio lance l’offensive anti-trans au Sénat en voulant interdire la transition des personnes mineures.

Les personnes trans et le transféminisme1 “dérangent”. Les réactionnaires prennent peur et s’organisent pour conserver leur idéal patriarcal d’une société fondée sur la famille nucléaire hétérosexuelle et des personnes exploitées et dominées. Ces dernières années, les attaques envers les mouvements LGBTQI+, et notamment envers les personnes trans, se sont multipliées : appels à la fin des subventions du planning familial, attaques de manifestations féministes et LGBTQI+, attaques de centres LGBTQI+, agressions physiques, campagnes de harcèlement envers les militant·es féministes et LGBTQI+, infiltrations d’associations trans par des médias d’extrême-droite, la liste est encore (trop) longue.

Les forces réactionnaires cherchent à diviser les opprimé·es en créant sans cesse de nouveaux boucs émissaires.

Face à leur haine, la solidarité est notre force.

Aujourd’hui, les personnes trans rencontrent de nombreuses difficultés pour accéder à l’emploi, subissent de nombreuses discriminations sur leur lieu de travail, sont contraintes de vivre de l’économie informelle en dehors du droit du travail, notamment les personnes transféminines et sans papiers. Selon une étude réalisée par l’IFOP et l’association l’Autre Cercle, 37% des personnes trans interrogées ont dit avoir subi une agression sur leur lieu de travail. La destruction des services publics, notamment de santé, entrave d’autant plus un accès aux soins déjà précaire. Les attaques envers l’école, portées par le gouvernement ou des organisations d’extrême-droite comme Parents Vigilants, génèrent un climat particulièrement hostile pour les élèves trans.

Ainsi, un grand nombre de personnes trans subissent de plein fouet les discriminations au travail et la précarité et l’ensemble du mouvement social, syndicats en particulier doivent se montrer solidaires des luttes transféministes et des personnes trans. En tant que syndicalistes, nous nous devons de défendre l’ensemble des travailleur·ses, et notamment les plus opprimé·es.

C’est pour toutes ces raisons que l’Union Syndicale Solidaires appelle l’ensemble de ses structures à se rapprocher des associations Trans et LGBTQI+ et à participer aux mobilisations prévues le 5 mai.

Solidaires se tient également à disposition des travailleur·ses trans pour les accompagner dans le respect de leurs droits. Si vous faites face à des discriminations sur votre lieu de travail, vous pouvez nous contacter via contact@solidaires.org et vous rapprocher de votre union locale ou section syndicale la plus proche de votre lieu de travail.

Plus largement, nous réclamons :

  • Le respect du prénom et des pronoms d’usage partout, dans les entreprises comme dans les administrations.
  • La possibilité de changement d’état civil libre et gratuit par simple déclaration devant un officier d’état civil en mairie, sans intervention des pouvoirs médicaux et judiciaires.
  • Une transition dépsychiatrisée, libre et gratuite.
  • Le remboursement à 100 % des frais médicaux de transition sans condition, y compris à l’étranger lorsqu’elles ne peuvent pas être réalisées en France.
  • L’accès à la PMA pour toutes les personnes trans.
  • La fin des mutilations, stérilisations, traitements hormonaux non consentis sur des personnes intersexes quel que soit leur âge.
  • Des moyens massifs pour les services publics afin d’assurer l’accès réel à l’IVG, aux transitions et à la contraception.
  • Une réelle formation des travailleurs·es de l’éducation, de la santé et des collectivités territoriales à l’accueil des personnes trans.
  • Des financements à la hauteur des besoins des associations trans et un respect des libertés associatives de plus en plus souvent attaquées.
  • Le droit d’asile automatique pour toutes les personnes LGBTQI+.
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Rassemblement pour le cessez-le-feu à Gaza

Les mobilisations pour le cessez-le-feu immédiat et contre le génocide en cours à Gaza se poursuivent.

Rassemblement samedi 4 mai à 14h30 place de la République à Rennes

+ à partir de 15h30 : programme musique et poésie dans les locaux d’AR MAURE au Polyblosne à l’occasion de la 2ème partie de l'exposition « Les arts graphiques en résistance », avec entre autre un direct de Gaza avec Beshar ( Animateur du groupe de Dabké à Gaza et réalisateur du court métrage « Nous sommes en vie ») pour apprendre quelques pas de Dabké ( danse populaire).

L'union syndicale Solidaires, membre du Collectif National pour une Paix Juste et Durable entre Palestiniens et Israéliens, dénonce cette guerre contre tout un peuple qui prolonge une politique de dépossession du peuple palestinien à l’œuvre depuis des dizaines d’années. Nous avons toujours dénoncé sans ambiguïté l’ensemble des crimes de guerre commis depuis le 7 octobre.

Nous demandons que cessent les atteintes indignes à la liberté d’expression qui font honte à notre pays, les interdictions de manifestations de solidarité et les intimidations et condamnations d’élu-es et de militant-e-s syndicales.

Nous rappelons notre exigence d’un cessez-le-feu immédiat et durable et de l’entrée sans restriction de l’aide humanitaire dans la Bande de Gaza.

Nous demandons des sanctions contre l’État d’Israël et l’embargo total sur les armes qui lui sont livrées.

Nous demandons l’application de l’ensemble des résolutions de l’ONU.

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Pour un 1er mai social, écologiste et solidaire !

1er mai, mobilisé-es contre l’austérité et les projets écocides, pour nos salaires et pour la paix !

Les luttes des travailleurs et travailleuses d'ici sont indissociables de celles menées dans d'autres parties du monde. Nous appelons à faire de ce 1er mai une journée de solidarité internationale :

Parce que les trajectoires prises pour ralentir et stopper les changements climatiques sont plus qu’insuffisantes,

Parce que l’existence et la défense des droits sociaux, des salaires, des conditions de vie, des libertés syndicales, du droit de grève n’ont de véritable sens qu’à l’échelle des pays du monde entier,

Parce que les artisans de la mondialisation néolibérale s’attachent à détruire les droits sociaux et empêcher la hausse des salaires par les délocalisations,

Parce que les conflits qui se passent ailleurs ont une résonance ici, et que cette journée s’inscrit dans un contexte marqué par les guerres terriblement meurtrières, notamment en Ukraine et en Palestine.


Solidaires travaille au quotidien avec les collectifs et organisations du mouvement social, qui œuvrent chaque jour pour les alternatives qui s’inscrivent dans notre projet de transformation sociale et écologique.

Manifestations à Rennes :
10h30 : rue Jules Valles près du centre Leclerc Quartier Cleunay
12h30 : Banquet au Mail François Mitterrand
14h : manifestation départ Mail Mitterrand

Autres manifestations en Ille-et-Vilaine :
Fougères : 10h30 place Aristide Briand
Redon : 11h Théâtre urbain
Saint-Malo : 10h30 esplanade Saint Vincent

Pour la paix :

Nous dénonçons aussi la complicité de notre pays et de nos gouvernements dans la vente d'armes et les relations avec des régimes oppressifs et colonisateurs. L’Union syndicale Solidaires réaffirme son engagement pour une paix juste et durable, fondée sur le respect du droit international.

Contre l'austérité et pour l'égalité :

En France, nous sommes confronté·es à la menace d'un nouveau plan d'austérité qui laminera un peu plus les services publics et les politiques publiques garantes du respect de l’intérêt général et d’égalité. Ce gouvernement favorise les intérêts des grandes entreprises au détriment des plus vulnérables et prépare une nouvelle attaque du Code du travail à venir sans compter une énième réforme de l’assurance chômage. Nous refusons cette politique qui creuse les inégalités sociales et met en péril les services publics, la transition écologique et les droits fondamentaux des travailleurs et travailleuses.

Face à la précarité croissante, en particulier chez les étudiant·es, les femmes, les chômeur et chômeuses et les retraité·es, nous demandons des mesures urgentes pour garantir des conditions de vie dignes pour tous et toutes. En ce 1er mai, nous devons également poursuivre les mobilisations pour l'égalité réelle entre les femmes et les hommes, car les inégalités persistent notamment sur le plan salarial et plus de 70% des personnes en situation de précarité alimentaire sont des femmes.

Pour détourner l'attention des questions sociales, Emmanuel Macron a fait adopter en début d’année une nouvelle loi sur l'immigration inepte et alignée sur les idées l’extrême droite. Nous exigeons son abrogation et la régularisation des sans-papiers à commencer par nos camarades de DPD et Chronopost en grève depuis depuis plus de 29 mois !

Nous dénonçons aussi l’imposture sociale de l’extrême droite qui ne vote aucun des textes permettant de réduire les injustices et les inégalités mais véhicule un néolibéralisme populiste et exacerbe les haines.
Contre l’extrême-droite et l’ultralibéralisme, nous devons renforcer les luttes sociales.

Nous serons aussi dans la rue pour défendre les libertés collectives et individuelles, y compris le droit de manifester et les libertés syndicales, et nous nous opposons aux atteintes à la liberté d'expression sous prétexte de lutte contre le terrorisme.


L’Union syndicale Solidaires appelle les travailleurs et travailleuses, jeunes, étudiant·es et retraité·es, à se joindre aux manifestations en France et dans le monde le 1er mai, pour lutter contre l'austérité, les projets écocides, défendre l'emploi, les salaires, les services publics, la protection sociale, les libertés et la paix juste et durable dans le monde.

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Mobilisons-nous contre le racisme systémique et les violences policières !

L'union syndicale Solidaires 35 lutte avec celles et ceux qui subissent les oppressions racistes et sexistes, au travail, dans nos quartiers et dans la société.

C'est pourquoi Solidaires 35 appelle à rejoindre les marches unitaires contre le racisme systémique et les violences policières qui auront lieu :

samedi 16 mars à 13h place de la République

=> Marche contre les violences, les crimes et le racisme d’État à l’appel du Collectif Justice et Vérité pour Babacar Gueye et le Réseau d’Entraide Vérité et Justice

samedi 23 mars à 15h place de la République

=> à l'appel du Collectif inter-organisations de soutien aux personnes exilées et de la Marche des Solidarités

LE RACISME TUE

Le meurtre tragique de Nahel, abattu par un policier à bout portant le 27 juin 2023 à Nanterre, a déclenché une nouvelle vague de soulèvements dans les quartiers populaires durant l’été 2023, comme cela avait été le cas en 2005 après la mort de Zyed et Bouna pourchassés par la police à Clichy-sous-bois. Il s'ajoutait à une longue liste de victimes qui ne cesse de s'allonger : Zied, Bouna, ali Lamine, Amine, Adama, Theo, Safiatou, Salif, Ilan, Alhoussein, Mohamed tué au CRA de Vincennes le 26 mai dernier, Nahel... Sans oublier toustes les migrant·es mort·es sur les routes de l'exil qui prennent tous les risques pour éviter d’être arrêté·es par la police aux frontières. La liste est longue, bien trop longue en Méditerranée, dans la Manche, dans les Alpes, dans l’Atlantique...

A RENNES AUSSI

En décembre 2015, Babacar Gueye avait été tué par les tirs d’un policier dans un appartement du quartier de Maurepas à Rennes. En mai 2023, le juge d'instruction a rendu une ordonnance de non-lieu contesté par sa sœur Awa Gueye et le collectif Justice et Vérité pour Babacar Gueye.

AVEC LES PERSONNES SANS-PAPIERS : REGULARISATION ET DES LOGEMENTS POUR TOU-TE-S !

Contrôles au faciès aux sorties de métro, campements insalubres, multiplication des Obligations à quitter le Territoire Français (OQTF), expulsions massives par charters de familles géorgiennes, demandes de rendez-vous à la préfecture sans réponse... les personnes exilées sont particulièrement victimes de discriminations et de violences racistes et xénophobes.

21 MARS : JOURNÉE INTERNATIONALE CONTRE LE RACISME

La Journée internationale pour l'élimination de la discrimination raciale est célébrée chaque année le 21 mars, pour commémorer ce jour de 1960 où la police a ouvert le feu et tué 69 personnes lors d'une manifestation pacifique contre l'apartheid à Sharpeville en Afrique du Sud.

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19 mars : la Fonction Publique en grève pour les salaires et la défense des services publics !

Solidaires 35 et l'ensemble de l'intersyndicale d'Ille-et-Vilaine appellent les agent-es de la fonction publique à se mettre en grève le mardi 19 mars.

Manifestation à 14h place Charles de Gaulle

Nous revendiquons une réelle revalorisation  salariale :

Les récentes revalorisations du point d’indice ont été obtenues après dix années de gel des salaires des agent·es dans un contexte où l’inflation avoisinait les 5 % entre 2022 et 2023. L’inflation cumulée depuis 2013 s’élève à près de 20 %, avec une accélération au cours des deux dernières années, et plus de 26 % depuis 2010.

Le salaire net a augmenté en moyenne de 4,9 % dans le privé (0,4 % en moyenne par an) alors que celui des fonctionnaires n’a augmenté que de 2,1 %, soit 0,2 % en moyenne par an. Les chiffres parlent d’eux-mêmes: le compte n’y est vraiment pas, mais pas du tout !

Pour la défense de notre statut, de nos conditions de travail et des services publics :

“Mérite”, “performance” insultent le professionnalisme des agent·es. La future loi de transformation de la fonction publique s’annonce comme un projet de destruction du statut. Or, c’est le statut qui garantit l’impartialité des agent·es public dans l'exercice de leurs missions, indépendamment des pressions hiérarchiques et politiques.

Les conditions de travail que les agent·es se voient imposer par l’austérité budgétaire et par la volonté politique de casse des services publics sont insupportables. Le manque d’attractivité des métiers de la fonction publique est le symptôme de carrières publiques sous payées, empêchées dans leur mission et sans cesse attaquées.

Face à l’urgence salariale, face aux attaques du gouvernement, Solidaires Fonction Publique appelle à la grève le 19 mars !

Tract Solidaires

Appel Fonction Publique 35 19 mars 2024 vdef

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8 mars 2024 : Solidaires 35 appelle à la grève féministe !

Faisons la grève au travail, la grève dans nos foyers (des tâches ménagères, des courses…), dans les écoles et les universités ! Interrompons toute activité productive et reproductive, formelle et informelle, rétribuée et gratuite. Participons partout aux actions et manifestations. Réapproprions-nous tous les espaces publics !

Manifestations :
15h esplanade Charles de Gaulle à Rennes

***Village féministe dès 13h***
10h devant la mairie à Redon

17h esplanade Simone Veil à Saint-Malo
18h pl. des Chaussonnières à Fougères

Être ensemble dans la rue le 8 mars, c'est vital !

Dix raisons (et pas limitatives…) de faire la grève féministe le 8 mars :

  • Les inégalités salariales persistent et les inégalités au travail restent légions : temps partiels, congés parentaux essentiellement pris par les femmes, carrières moindres, métiers féminisés dévalorisés avec les salaires les plus bas…
  • Les inégalités à la retraite s’aggravent au fil des réformes régressives… et le gouvernement envisage de nouvelles réformes sur les droits familiaux et conjugaux ! Vers la fin des mesures compensatoires et les pensions de réversion ?
  • Pour le droit à choisir d’avoir un enfant ou pas : l’avortement est menacé de par le monde, et en dégradant les services publics, en publiant un décret contraignant pour les sages-femmes qui veulent pratiquer des IVG instrumentales, ce gouvernement limite de fait l’accès à l’IVG. Dans le même temps il nous parle de « réarmement démographique »… Au lieu de politique nataliste au relent vichyste, le gouvernement devrait prendre à bras le corps la question des inégalités femmes/hommes, et des manques de crèches !
  • Stop aux injonctions contradictoires sur les corps des femmes ! Trop couvertes ou pas assez, trop minces, grosses, grandes, etc., c’est le contrôle permanent !
  • Au quotidien, les femmes et minorités de genre subissent les violences sexistes et sexuelles en plus des violences économiques. Les doubles discours sur la lutte contre les violences sexistes et sexuelles continuent (cause nationale… et soutien d’agresseurs sexuels).
  • Les femmes sans papiers sont confrontées à la surexploitation et aux discriminations, épuisées par les conditions de travail dans lesquelles elles exercent leurs métiers et la loi immigration va considérablement aggraver leur situation.
  • Les femmes handicapées subissent d’autant plus toutes ces violences et inégalités.
  • Les femmes doivent souvent « souffrir » en silence… avec des traitements médicaux inadaptés et un vide sur la recherche médicale quant au genre.
  • Les discours de l’extrême droite et réactionnaires gagnent du terrain : discours de haine qui pointent les étrangers comme boucs émissaires des violences faites aux femmes, une petite musique sur le retour des femmes au foyer.
  • Des groupes réactionnaires stigmatisent toutes les tentatives d’éducation non sexiste et/ou à la sexualité, seule manière de combattre le patriarcat à la base !

Tract INTERORGA 8 mars 2024 couleurs_compressed

Tract Solidaires 35 8 mars 2024

Tract intersyndical 35

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8 mars : comment faire grève ?

La grève est l’outil le plus puissant pour gagner sur nos revendications. Il se définit comme la cessation concertée du travail.

Le droit de grève est un droit constitutionnel.
La grève est là pour rappeler à ceux qui l’oublient trop souvent : les salarié·e·s sont au cœur de l’entreprise, sans eux et sans elles rien ne fonctionne !

Qui peut faire grève ?

Tout·e salarié·e peut faire grève, mais en respectant certaines conditions. On ne peut donc pas décider tout·e seul·e d’une cessation individuelle de travail, ce qui ne constituerait pas une grève. En revanche, lorsqu’une personne, même seule dans son entreprise, entend s’associer à une grève nationale et décide en conséquence d’un arrêt du travail, il n’y a pas de problème.

Tout·e salarié·e peut s’associer à un mouvement de grève, même si aucune revendication particulière à l’entreprise n’a été formulée et même si le/la salarié·e est seul·e à suivre ce mot d’ordre dans l’entreprise. Il est donc possible de faire grève quand des appels nationaux sont déposés, par exemple par une organisation membre de l’Union syndicale Solidaires.

Pour le 8 mars, un appel intersyndical national a été lancé : https://solidaires35.fr/wp-content/uploads/2024/02/Communique_intersyndical_8_mars_2024_appel_a_la_greve.pdf

Le droit de grève est une liberté individuelle, garantie par la loi. En dehors des policiers, des militaires, des magistrats et de « services minimums » imposés dans les transports publics et les radios/télévisions, tout·e salarié·e, syndiqué·e ou non, a le droit de faire grève. Aucun employeur ne peut empêcher un·e salarié·e de faire grève, aucun employeur ne peut sanctionner un·e salarié·e pour avoir utilisé le droit de défendre ses intérêts !

Je ne suis pas syndiqué·e, je peux quand même faire grève ?

Oui, sans problème. Que vous soyez syndiqué·e ou non n’a aucune importance : en vous référant à un mot d’ordre de grève nationale déposé par les syndicats. Que vous soyez salarié·e du secteur public ou du secteur privé, vous êtes couvert·e !

Est-ce que je peux être sanctionné·e pour avoir fait grève ?

Non ! Aucune sanction ne peut vous être appliquée pour ce motif. Une sanction ou un licenciement pour fait de grève seraient automatiquement déclarés nuls par les tribunaux !

Pour mon salaire, cela se passe comment ?

Dans le cas normal, l’employeur peut retenir sur le salaire de la personne en grève la fraction de salaire correspondant à la durée pendant laquelle le/la salarié·e est en grève. Aucune autre retenue ne peut être appliquée.

Vous pouvez faire grève pour la durée que vous décidez, une heure, une demi-journée, une journée ou plus ! Il ne peut pas y avoir de mention sur le bulletin de paie de l’exercice du droit de grève.

Mon employeur peut-il m’interdire de faire grève ?

Non, il ne le peut pas. Mais attention toutefois à respecter les procédures prévues, en particulier le délai de prévenance qui s’applique notamment au secteur public ou de transport. Dans certains secteurs comme la santé, les grévistes peuvent être réquisitionné·e·s.

Mon employeur peut-il m’interdire de poser un jour de RTT, ou un jour de congé les jours de grève ?

Oui, mais uniquement pour motif impératif de service, tout comme un jour de congé normal ou une RTT normale.

Mais il n’est fait nulle obligation aux salarié·e·s d’être spécifiquement présent·e·s les jours de grève dans leur entreprise : tout·e salarié·e peut poser un jour de congé, un jour de RTT, un jour de repos compensateur ou de récupération, ou aussi… être malade !

Vous devez poser votre demande dans les délais habituels à votre entreprise, et votre employeur ne peut vous refuser votre congé que pour les motifs qui s’appliquent habituellement, c’est-à-dire principalement le sous-effectif du service, ou la désorganisation du service qui s’ensuivrait.

L’entreprise peut-elle remplacer les salarié·e·s grévistes ?

L’employeur ne peut pas faire appel à des travailleur·euse·s temporaires ou à des salarié·e·s engagé·e·s par un contrat à durée déterminée pour remplacer des salarié·e·s grévistes.

L’employeur peut avoir recours aux non-grévistes pour remplacer des salarié·e·s grévistes, qui ne peuvent s’y opposer. L’employeur peut demander aux non-grévistes d’effectuer des heures supplémentaires.

https://solidaires.org/connaitre-ses-droits/fiche-droits/fiche-n-7-le-droit-de-greve/

 

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