Open post

Toutes et tous en grève le 25 novembre Pour en finir avec les violences sexistes et sexuelles !

8 ans après #Metoo, le constat est celui d’une plus grande dénonciation des violences sexistes et sexuelles dont sont victimes les femmes, mais on reste loin des mesures nécessaires pour espérer éradiquer ou minimiser fortement ces violences. Elles sont ancrées dans un système patriarcal qui n’est pas combattu à la hauteur de ce qu’il devrait être. Solidaires 35 dénonce les violences sexistes et sexuelles faites aux femmes, aux minorités de genre et aux enfants qu’elles aient lieu au travail, dans la rue, à l’école ou à la maison, elles doivent être dénoncées partout !

Nous ne nous tairons plus. Toutes ces violences sont majoritairement le fait d’hommes sur des enfants, des femmes, des minorités de genre… Et ces violences ne sont malheureusement pas exceptionnelles et le fait de monstres, mais plutôt l’expression d’une violence permise par le patriarcat.

Solidaires 35 dénonçe les déclarations de bonnes intentions qui sont vites oubliées quand il faut les traduire dans le budget de financement de l’État actuellement débattu à l’assemblée nationale. Nous demandons évidemment des moyens humains, matériels et financiers pour pouvoir agir de manière concrète sur les violences sexistes et sexuelles. Et c’est bien là que le bas blesse : la baisse des subventions aux associations qui accueillent et accompagnent les victimes de violences sexistes et sexuelles, le désengagement de l’État et des collectivités territoriales en matière de prévention et de protection de ces violences, l’agonie des politiques publiques de protection de l’enfance… Toutes ces économies sont faites au nom de la nécessaire baisse de la dette publique !

Les professionnel·les qui travaillent auprès des personnes victimes de violences sexistes et sexuelles dénoncent avec force l’écroulement d’un secteur touché par les coupes budgétaires, alors que nous avons besoin d’un investissement massif et urgent. Cela fait des mois que les associations et les services publics alertent sur les conditions de travail particulièrement dégradées : postes non pourvus, absence de financement du Segur, arrêts maladie non remplacés, réorganisations à la chaine en dépit du bon sens, plans sociaux, moyens humains insuffisants, heures supplémentaires, fermetures de centres de santé sexuelle… Les conséquences sont dramatiques sur l’accueil, l’accompagnement et la prise en charge des personnes qui ont besoin de ces services.

En Ille-et-Vilaine ce sont des associations comme le Planning Familial, le Centre d’Information des Droits des Femmes et des Familles (CIDFF) et Iskis qui sont directement menacées. Alors que les salarié·es du Planning Familial peuvent prétendre à la mise en place du Segur, une réelle avancée salariale, l’association doit le financer sur ses fonds propres car le Département ne peut pas le financer faute de dotations suffisante de l’État. Vous ajoutez à cela des baisses de subventions ou des stagnations à l’heure ou tout augmente, les effets sont sans appel. Le déficit du planning familial est tel que sans soutien des financeurs l’association va devoir prendre des mesures concrètes et brutales : plan social, diminution du nombre d’entretien d’écoute et de consultations, diminution du nombre d’intervention dans les établissements scolaires… Cette réalité est tout aussi concrète pour le CIDFF qui doit lui aussi accusez le cout d’une augmentation de ses charges tout en absorbant une baisse de ses recettes. Pour Iskis la préfecture à clairement fait le choix de ne pas renouveler une subvention et c’est donc 40 000€ de moins de recette pour cette année. Cela contraint l’association à licencier des salarié·es et donc à dégrader sans détour l’aide, le soutien et l’accompagnement aux personnes transgenres qui ont pourtant peu de ressources localement. Ces constats se multiplient ces derniers mois et sont particulièrement dissonants avec les discours !

Que de dire de la façon dont on traite les violences sexistes et sexuelles sur les enfants et dans les familles, alors que les services publics de la prévention et de la protection de l’enfance à travers la PMI, le service social, l’ASE, la psychiatrie, ne tiennent plus qu’avec l’engagement des professionnel·les. L’exercice des métiers et des missions du social et du soin exigent du temps, de la disponibilité dans la relation à l’autre, de l’éthique et de la confiance en notre expertise professionnelle. Il faut laisser de l’autonomie professionnelle pour leur permettre d’imaginer, de créer et de proposer des accompagnements humains et émancipateurs.

Ces missions de service public nécessitent un investissement conséquent, là où les gouvernements successifs exigent toujours plus d’économie. Comment demander des économies aux collectivités territoriales et à l’hôpital sachant que les conséquences sont délétères pour des enfants vulnérables qui seront les adultes de demain et pour leurs parents. Sans prendre soin de ces derniers l’État et ses gouvernement creusent les inégalités, l’animosité et la colère des usagers à l’égard des institutions. Ainsi ils créent eux-même un terreau propice à la montée de l’extrême droite.

Au travail, les violences sexistes et sexuelles ne sont malheureusement pas en reste. Les constats sont tout aussi alarmants. Les violences sexistes et sexuelles y sont connues et identifiées. Le problème est massif et grave et touche les femmes et minorités de genre de toutes professions, du secteur privé comme public et de toutes catégories socioprofessionnelles.

Quelques chiffres :

- 30% des salariées ont déjà été harcelées ou agressées sexuellement sur leur lieu de travail et 70 % de ces victimes de violences au travail déclarent n’en avoir jamais parlé à leur employeur.

- Pour celles qui parlent, c’est souvent la double peine : 40 % de celles qui parlent estiment que la situation s’est réglée en leur défaveur, par une mobilité forcée voire un licenciement.

Et face à ces constats il est plus que nécessaire de ramener nos employeurs à leurs obligations et de les faire respecter ! Ils doivent mettre en place des dispositifs de recueil, de signalement, d’écoute et de traitement des violences sexistes et sexuelles. Il s’agit trop souvent de coquilles vides et sans moyens. Il faut agir en matière de prévention, d’obligations et de sanctions pour lutter contre ces violences et renforcer la protection des victimes en s’alignant sur les meilleures législations européennes pour porter de réels changements.

Solidaires 35 exigent que les conséquences de ces violences sexistes et sexuelles quand elles existent dans la sphère privée soient reconnues par nos employeurs. Les conséquences de ces violences dans le travail sont importantes et elles doivent être prises en compte au travail en accordant des autorisations d’absence pour les RDV médicaux, les démarches auprès d’une assistante sociale, d’une avocate, d’une psychologue…

Les violences sexistes et sexuelles ne sont pas une fatalité.

A nous de faire respecter les droits des femmes, des minorités de genre et des enfants dans la rue, à la maison, au travail et à l’école. Nous voulons gagner de nouveaux droits pour faire cesser les violences sexistes et sexuelles.

Le 25 novembre, nous serons aux côtés des salarié·es du Planning Familial, de la maison des femmes de rennes, d’Iskis et du CIDFF, nous serons aussi aux côtés des professionnel·les du social et du soin pour obtenir des moyens dans les missions de services publics : PMI, ASE, centres de santé sexuelle…

Open post

Solidarité avec la Flotille : Rassemblement 2 octobre 18h République

L'Union syndicale Solidaires exprime sa solidarité avec les volontaires participant à la Flottille dite "Global Sumud", qui verra une cinquantaine de bateaux transportant des militant·es du monde entier tenter une nouvelle fois de briser le blocus israélien de Gaza. Parmi ces militant·es des syndicalistes, et parmi ces syndicalistes des membres du Réseau Syndical International de Solidarité et de Luttes dont fait partie Solidaires. La Flottille achemine de l'aide humanitaire dans cette bande de terre frappée par la famine, notamment des aliments pour bébés, des fournitures médicales, des denrées alimentaires, et des unités de dessalement d'eau pour les personnes assiégées à Gaza.

Nous rappelons que le blocus de Gaza est une punition collective et une violation flagrante du droit international humanitaire. Affamer intentionnellement plus de deux millions de Palestinien·nes, dont la moitié sont des enfants, relève de l'intention génocidaire. Refuser l'accès humanitaire à Gaza revient à se rendre complice.

La Flottille se lance dans cette mission en pleine connaissance des incidents ayant eu lieu lors des précédentes flottilles, où des militant·es ont été tué·es ou arrêté·es par les forces israéliennes. Nous exigeons de la France, qui est censée respecter et tenue de faire respecter le droit international, de garantir le passage sûr et sans entrave de la Flottille et de tous les navires humanitaires. Nous espérons de tout cœur que la Flottille arrivera à bon port à Gaza, et qu'elle y déchargera sa cargaison. L'absence de réaction du gouvernement français si Israël répète son agression reviendra à se rendre complice de la famine, de la souffrance, et du génocide du peuple palestinien.

Ne détournons pas notre regard : nous suivrons le parcours de la Flottille et diffuserons ses messages à travers notre réseau. Nous demandons également aux médias du monde entier de couvrir cette mission avec intégrité, en résistant à la désinformation propagée par les autorités israéliennes.

Pour un cessez-le-feu immédiat, pour la fin du blocus, mais aussi pour la dignité, la liberté et la sécurité pour le peuple Palestinen.

Global Sumud Flotilla

https://linktr.ee/globalsumudflotilla

Thousand Madleens to Gaza - délégation française

https://linktr.ee/thousandmadleensfr

Open post

CLIMAT JUSTICE & LIBERTÉS !

Partout en France, des mobilisations se préparent pour le 28/09 avec le mot d’ordre CLIMAT JUSTICE LIBERTÉS ! 

Dans la continuité des mobilisations du 10/09 et du 18/09, Alternatiba Rennes lance une Marche des Résistances.Solidaires 35 relaie cet appel.

Elle aura lieu le dimanche 28/09 à partir de 15h, et prendra la forme d’un rassemblement place de la Mairie.

Ces Marches des résistances s’inscrivent dans une séquence de journées mondiales de mobilisation organisées à travers le monde sous l’impulsion de peuples autochtones de toute l’Amérique latine, de Brasilia à Londres, en passant par Johannesburg, Belém et Suva, fin septembre.

Dimanche 28/09, nous marcherons pour :

  • Le climat – lutter contre le recul des politiques environnementales, sortir de la dépendance aux énergies fossiles et protéger les populations face aux dérèglements en cours.
  • La justice – lutter contre l'austérité mise en place par une minorité, le sacrifice des services publics, les logiques de précarité organisée, contre la colonisation et les guerres impérialistes.
  • Nos libertés – défendre nos droits, nos solidarités et nos démocraties face aux attaques autoritaires et réactionnaires.
Open post

Appel intersyndical 35 : En grève et en manifestation le 18 septembre pour la justice sociale !

Les travailleur·euses, les jeunes, les étudiant·es, les paysan·nes que nos organisations représentent sont en colère. Cette colère est profonde et de plus en plus palpable.

L’Intersyndicale Départementale, unie, appelle à faire du 18 septembre une journée historique par la mobilisation et par la grève.

Autres localités : Saint-Malo, 11h, Place de l’Europe / Redon, 17h, Sous-Préfecture / Vitré, 17h, Place
Charles de Gaulle / Fougères, 17h30 Place Aristide Briand

Le budget présenté par le gouvernement est d’une brutalité sans précédent.
• Suppression de deux jours fériés et remise en cause de la 5ème semaine de congés payés
• Réduction des services publics
• Attaques contre le droit du travail et l’assurance chômage
• Gel des salaires et des prestations sociales
• Désindexation des pensions de retraites,
• Augmentation des franchises médicales

Autant de mesures aussi brutales que profondément injustes ! Pendant ce temps, les plus grandes entreprises reçoivent chaque année plus de 200 milliards d’euros d’aides publiques et les plus riches bénéficient de baisses d’impôts. Voilà ce qui creuse la dette ! Voilà la facture présentée aux travailleur·euses !

Nous disons STOP.

Nous voulons :
• Des salaires qui permettent de vivre dignement
• Des services publics renforcés avec des moyens à la hauteur des besoins et un budget digne pour l’enseignement supérieur et la recherche
• Des mesures immédiates pour lutter contre la précarité et renforcer la solidarité
• Des investissements dans une transition écologique juste, la réindustrialisation de la France et des mesures contre les licenciements
• La justice fiscale, avec des dispositifs qui taxent les gros patrimoines et les très hauts revenus, contraignent le versement des dividendes et conditionnent fortement les aides aux entreprises
• Une protection sociale de haut niveau et l’abandon de la retraite à 64 ans

Comment agir ? Par la grève et la manifestation le 18 septembre !

Nos organisations (CFDT, CGT, FO, CFE-CGC, CFTC, FSU, UNSA, Solidaires, Confédération Paysanne, UP, FSE) appellent à se mobiliser le 18 septembre par la grève, en organisant des assemblées intersyndicales dans toutes les entreprises et tous les services du département pour gagner un tout autre budget porteur de justice sociale et fiscale et des avancées pour toutes et tous !

Communiqué Intersyndical 35 V finale

Open post

10 septembre : en grève pour tout bloquer !

L’Union syndicale Solidaires 35 appelle à se mettre en grève et à soutenir le mouvement « bloquons tout » qui exprime la colère sociale multiforme et grandissante face aux annonces budgétaires du gouvernement Bayrou.

La tentative désespérée de F. Bayrou montre que nous pouvons gagner et ne fait que renforcer notre volonté de combattre le projet de budget injuste et dont les travailleurs·euses et la population, les plus précaires, les femmes, les retraité·es, les allocataires d’aides, les personnes malades feront plus particulièrement les frais.

Quel que soit le gouvernement, nous refusons l’austérité et défendons d’autres choix budgétaires. L’Union syndicale Solidaires prend la responsabilité de travailler à construire un mouvement social pour faire aboutir nos revendications et instaurer un autre partage des richesses.

Solidaires 35 accompagnera le mouvement citoyen ; notre outil syndical se mettra à disposition des collectifs de lutte. Nous devons préparer la suite du mouvement par les tournées syndicales et la tenue d'Assemblées Générales dans tous les secteurs professionnels.

Contre les “économies” qu’on veut nous imposer, Solidaires 35 considère qu’il faut poursuivre le mobilisation après le 10 septembre par toutes formes d'actions, y compris la grève reconductible.

L’Union syndicale Solidaires appelle dès à présent les travailleurs et travailleuses à se réunir en assemblées générales pour construire ces mobilisations.

 

Pas d’économies sur nos vies ! Imposons dans la rue un budget de justice fiscale, sociale et environnementale !

Open post

Grève et mobilisations le 10 septembre : droit de grève ? Assemblées générales : pourquoi ? Comment ?

Face à des gouvernements au service des puissants, notre force, c’est notre nombre.

L’Union syndicale Solidaires appelle à construire, partout, des mobilisations.

Toutes et tous en grève dès le 10 septembre.

Fiche Solidaires : Le droit de grève en question

Organisons-nous en Assemblées générales. Discutons des suites.

 

L’objectif d'une “AG” est de réunir le plus possible de personnes sur son lieu de travail pour discuter de la situation qui a menée à se mettre en grève et pour décider collectivement des suites de la mobilisation (quelles sont nos revendications ? faut-il reconduire la grève ? faut-il faire des blocages ? faut-il reprendre le travail).

Les “AG” sont un moment important dans un mouvement… si elles sont démocratiques.

L’Union syndicale Solidaires pense que ce sont aux personnes qui luttent, qui sont en grève, de décider de la façon de mener leur mobilisation. Les AG sont, de ce fait, un moment important pour que chacune et chacun puisse donner son avis, décider de ce qu’il faut faire, mais aussi pour s’organiser sur des tâches précises (faire des tournées d’informations, préparer des actions de visibilisation de la lutte, organiser des caisses de solidarité, si besoin désigner des porte-paroles, organiser des débrayages, faire circuler l’information vers les autres grévistes, sur les réseaux sociaux…).

Mais une AG ne s’improvise pas totalement :

  • En fonction des professions, il faut réfléchir son périmètre (le site de travail ? la ville ? le département ?) et diffuser un rendez-vous clair à l’avance.
  • Il faut proposer des modalités de prises de paroles (temps de parole minuté, personnes qui n’ont pas parlé qui sont prioritaires) qui facilite la participation du plus grand nombre.
  • Les syndicats ont bien sûr toute légitimité à y participer, mais en toute transparence. Et surtout en évitant de faire chacun l’AG de ses adhérent.es dans son coin. Les AG unitaires renforcent la mobilisation et les chances de gagner.
  • Pour organiser une mobilisation, il peut y avoir des AG à différentes échelles (le site de travail, puis l’ensemble d’un territoire donné). Il peut aussi y avoir des “AG interprofessionnelles” qui regroupent des délégué.es ou l’ensemble des personnes sur un territoire donné (principalement par ville) pour faciliter la coordination et l’action à cette échelle. Attention toutefois à ne pas faire des AG qui remplacent, se substituent, à la mobilisation sur les secteurs.
  • Une assemblée est souveraine, c’est-à-dire qu’au moment où elle se réunit, elle peut décider sur tous les sujets qu’elle juge nécessaire.
  • Une assemblée ne doit pas durer trop longtemps pour ne pas épuiser les participant.es et pour éviter qu’il ne reste que peu de personnes au moment de la prise de décision.
Open post

Grande manifestation "Vive l'immigration" : samedi 28 juin 15h place de la Mairie

Depuis un an, et alors que la gauche est arrivée en tête des élections législatives de 2024, deux gouvernements très à droite ont été nommés par le Président de la République Macron.
Pour éviter la censure, le gouvernement choisit de composer avec l’extrême droite, et s’en prend de plus en plus aux droits des personnes étrangères, notamment non-européennes.

Grande Manifestation
samedi 28 juin à 15h
place de la Mairie à Rennes

Communiqué de l'Union syndicale Solidaires

La liste des « métiers en tension » prévue dans la loi Asile Immigration de janvier 2024, dite « loi Darmanin », a été publiée le 21 mai 2025. Sans surprise, Retailleau poursuit et durcit les politiques racistes et xénophobes de son prédécesseur.

Cette loi au milieu d’un océan de mesures discriminatoires, racistes et xénophobes visant les personnes étrangères en France, prévoyait la possibilité d’une régularisation au titre du travail pour les personnes ayant 3 ans de présence sur le territoire et 12 feuilles de payes dans un emploi classé sur cette fameuse liste « métiers en tension ».

Or cette liste, ou plutôt ces listes, puisqu’il s’agit en réalité de listes régionales, excluent de fait l’essentiel des travailleurs·euses étrangers·ères sans titre de séjour de toute possibilité de régularisation de leur situation.

En effet, une très grande partie des métiers exercés par les travailleurs·euses sans-papiers ne figurent pas sur ces listes, en particulier pour les régions les plus concernées.

Comme en Ile de France, dans de nombreuses régions les métiers de la propreté, du nettoyage, de la logistique, l’essentiel de la restauration, toute une partie du BTP… ne sont pas considérés comme « en tension », et n’ouvrent donc pas de possibilité de régularisation aux dizaines de milliers de travailleurs·euses sans-papiers qui les exercent !

Succédant à la suppression début 2025 de la circulaire Valls de 2012 par le ministre de l’intérieur, et à la publication d’une nouvelle circulaire qui écarte de fait toute possibilité de régularisation par le travail, cette publication des métiers en tension parachève l’édifice xénophobe dressé par Retailleau, Darmanin et le gouvernement contre les travailleurs·euses étranger·ères, politique s’appuyant sur les pires stigmatisations racistes et la course à l’échalotte avec l’extrême droite.

Clairement, Retailleau et ses alliés politiques combattent ouvertement toute régularisation par le travail.

Ce pouvoir entend ainsi maintenir et renforcer les divisions et la mise en concurrence entre travailleurs·euses, mortifères pour les droits de toutes et tous, en fonction de leurs origines et nationalités. Il consacre l’extension d’un dumping social généralisé dans les secteurs où l’exploitation des salarié·es est la plus vive et les conditions de travail les plus insupportables.

L’Union syndicale Solidaires, dans le cadre des mobilisations unitaires pour l’égalité des droits, en particulier avec les collectifs des premiers·ères concerné·es, appelle à continuer et accentuer le combat pour une régularisation de plein droit des travailleurs·euses sans-papiers sur simple preuve de travail, par un titre de séjour pérenne et renouvelable sans entraves.

 

Communiqué de Solidaires, FSU, CGT & le MRAP

Open post

Rennes marche pour Gaza : manifestation samedi 14 juin

Contre le génocide, pour une Palestine libre !

Manifestation
Samedi 14 juin à 15h
Place de la République à Rennes

L'Union syndicale Solidaires aux côtés d’autres organisations, dénonce depuis plusieurs mois le génocide en cours à Gaza.

S’il fallait encore s’en convaincre, malgré le refus de Macron, encore récemment, d’employer ce terme, les résultats de la politique meurtrière systémique menée par B. Netanyahou correspondent bien à la définition du génocide.

L’aide humanitaire à la population a été bloquée totalement depuis deux mois et demi, et seuls quelques camions humanitaires viennent d’être autorisés à rentrer dans le territoire dévasté.

La population restante, totalement affamée, décimée, sans aucun soin possible vu les bombardements sur le dernier hôpital existant, est soumise à des injonctions de reculer vers le sud, avec un dessin clairement arrêté et assumé, celui de tuer toute la population qui resterait sur le territoire, et que le reste parte de la bande de Gaza vers une destination inconnue.

Nétanyahou a aussi vanté avoir écrasé les camps de réfugiés palestiniens dans le nord de la Cisjordanie, où une délégation de diplomates a essuyé des tirs de l’armée israélienne qui ne respecte plus aucune convention internationale, même avec des “pays amis”.

Les réactions de la quasi-totalité des gouvernements et des Nations Unies sont bien en dessous des enjeux, sans réelle pression mise sur l’Etat d’Israël.

Après 18 mois de massacre de la population palestinienne, de destruction systématique des habitations et infrastructures, Macron et ses acolytes ne font que parler d'une hypothétique suspension de l'accord d'association Union européenne - Israël. Ce sont des faits dont on a besoin, pas d'intentions ! Et ils doivent aller bien au-delà.

Sans sanctions économiques fermes, et sans pression sur les Etats-Unis, les mots et les déclarations n’arrêtent pas Netanyahou.

Solidaires appelle à amplifier les campagnes BDS France et Stop Arming Israel, et à faire pression sur toutes les entreprises ayant des liens avec Israël. La France doit cesser de livrer des composantes de matériel militaire à Israël. Il faut que cesse l'impunité. Nous exigeons un cessez le feu immédiat et l’arrêt du génocide. Par ailleurs, nous réaffirmons notre attachement à voir le droit international appliqué : droit au retour des toutes et tous les réfugié.es, arrêt de la colonisation, de l’occupation et des politiques d’apartheid.

Aux côtés de la société civile, des associations, des organisations syndicales (et particulièrement en Palestine), des organisations politiques progressistes, l’Union syndicale Solidaires continuera à manifester et à lutter pour faire cesser ce génocide, pour un cessez le feu pérenne, une paix juste et durable, et pour l’autodétermination du peuple palestinien.

Posts navigation

1 2 3 4 5 6 9 10 11
Scroll to top